QUI ETAIT ANNE CATHERINE EMMERICH ?

La plus grande visionnaire de tous les temps

 

SON PORTRAIT

 

Gabriel von Max (1885)

Nom: EMMERICH ( ou aussi EMMERICK, EMERICK ou EMERIK)

Prénom: Anne Catherine ( ou Anna Catharina )

Née le: 8 septembre 1774 au près de Coësfeld à 3 lieues de Dulmen en Westphalie (Prusse).

5ème enfant parmi les 9 qu'auront Bernard Emmerich et Anne Hillers.

ETUDES: A la ferme par sa mère. A l'école du village.

EMPLOIS: Travaux des champs et de la ferme, couturière, servante de maison, novice puis religieuse au couvent des Augustines d'Agnetenberg.

Situation de famille: Fiancée à Notre-Seigneur Jésus-Christ.

Décédée le: 9 février 1824 à Dulmen.

 

 

Dans son livre " Enquête sur l'existence des anges gardiens " , le reporter Pierre Jovanovic nous dresse avec talent et humour un portrait bien intéressant :

" L'augustine Anne-Catherine Emmerich (1774-1824) est mondialement connue. Dans le domaine de l'édition, ses visions sont régulièrement rééditées, sous différentes formes, comme par exemple "La Passion" racontée par la sœur Anne-Catherine [...]

De son vivant, elle fut même tellement attachante par sa fragilité, sa misère matérielle qui contrastait tant avec sa vie dans cette " autre" réalité, qu'un prêtre, Karl Schmoger, lui dédia dix ans de sa vie pour rédiger sa biographie, un pavé de mille deux cents pages.

La vie de Anne-Catherine Emmerich est un saut dans le surnaturel où les Anges font office de stewards au cours de vols réguliers vers la Lumière. Visions étonnantes que celles de cette pauvre fille qui fut traitée comme "Eléphant Man" par les médecins prussiens, par les médecins français après l'arrivée de Napoléon, et prussiens à nouveau après sa défaite.

Née à Flamske en Westphalie le [8] septembre 1774, Anne-Catherine eut ses premières visions à l'âge de neuf ans: d'abord celles de son Ange gardien, et ensuite celles du Christ et de Marie. Avec des débuts aussi prometteurs, elle ne pouvait que se retirer dans un couvent, ce qu'elle fit en 1802. En 1811, lorsque le gouvernement prussien décida de supprimer les institutions religieuses, la jeune femme se retrouva à la rue et fut recueillie par un prêtre français, le père Lambert. Elle avait trente-huit ans. Un an plus tard, les stigmates apparurent sur son corps.

Chaque vendredi, Anne-Catherine revivait et surtout voyait la Passion du Christ comme si elle se trouvait à ses côtés, avec une caméra vidéo en main. Comme la stigmatisée française Marthe Robin, elle ne mangeait jamais, se nourrissant exclusivement d'hosties de la communion. C'est aussi à partir de ce moment que les rumeurs les plus folles commencèrent à se répandre dans la population à propos de la vierge.

Les visions d'Anne-Catherine, auxquelles Paul Claudel doit sa conversion au catholicisme, ressemblent vraiment à des reportages de journalistes, sortes de chroniques en direct du passé. Ceux qui l'approchaient ne s'en remettaient que rarement.

Anne-Catherine lisait dans les pensées, lévitait régulièrement, était transportée par son Ange gardien à des milliers de kilomètres de son village natal appelé Dülmen (Westphalie), ce qui lui permettait d'annoncer les nouvelles bien avant qu'elles n'arrivent dans ce coin perdu. Son confesseur ne se remit jamais de l'une de ses visions qui décrivait le pape couronnant un petit bonhomme à la mine verdâtre. Quatre jours plus tard, la population apprenait que Napoléon Bonaparte était élevé au rang d'empereur par le souverain pontife […]

Avec autant de grâces divines, Anne-Catherine Emmerich fut accusée de fraude et une première enquête fut diligentée par les membres du clergé local. Constatant l'absence de supercherie, les prêtres, malgré tout prudents, rédigèrent un rapport circonspect en suggérant une enquête civile indépendante.

Le 7 août 1819, une commission nouvelle, composée du préfet, d'un conseiller de l'Hygiène de l'Etat, du médecin Zumbrink, de chirurgiens, de scientifiques et de témoins civils, tous athées ou francs-maçons, s'attaqua à la jeune fille:

"Le 7 août, raconte Johannes Maria Hôcht, la malade fut brutalement arrachée de son lit et, avec l'aide d'une infirmière inconnue, placée sur une civière; celle-ci fut prise en charge par quatre policiers, entourés d'un peloton de gardes commandé par un lieutenant. Des centaines de voisins, assistant à ce spectacle, manifestèrent par des larmes leur bouleversement. On conduisit la sœur dans une maison inconnue, où elle fut déposée toujours sur sa civière, au milieu d'une grande salle, d'où l'on pouvait la regarder sous tous les angles. "

La commission examina pendant plusieurs jours le corps de la jeune femme sans aucun ménagement: Ses mains furent bandées et scellées pour vérifier qu'elle ne s'infligeait pas les blessures elle-même. Interrogatoires type "stalinien", fouille en règle de sa cellule à la recherche d'instruments ou de produits chimiques susceptibles de l'aider à se blesser, contre-interrogatoires, etc. Peine perdue.

L'équipe d'examinateurs précédente, consciente des résultats plus qu'embarrassants, décida de l'installer dans une autre maison, espérant que les stigmates disparaîtraient avec le déménagement. Cela ne changea rien, et les résultats des divers examens, certains très "intimes", mirent la commission civile dans une position délicate.

Les rapports honnêtes établirent cependant "l'absence certaine de fraude" alors que les malhonnêtes, incapables d'expliquer ses stigmates, l'accusaient de "mensonge", ne trouvant rien d'autre pour la confondre. Le médecin allemand Bährens a résumé les observations de la manière suivante; observations qui ne l'avaient jamais convaincu qu'il s'agissait de stigmates mais plutôt d'un "magnétisme animal"!

"La double croix sur la poitrine coule régulièrement tous les mercredis, les autres plaies le vendredi, le bandeau autour du front encore plus souvent pendant la semaine. La croix et la blessure du côté apparaissent sur une étendue de peau dépourvue de lésion, et le sang en suinte exactement comme la transpiration des pores.

Du Vendredi saint à Pâques, le sang coule à flots et les stigmates la font intensément souffrir. Les plaies bandées à force pendant sept jours et sept nuits restent dans les mêmes conditions, ne s'améliorent pas, n'empirent pas, ne suppurent pas. Même observation après plâtrage de vingt-quatre heures. [...]

A peu près tous les jours, elle a des extases pendant lesquelles elle reste des heures rigide comme du bois, les yeux hermétiquement clos, apparemment sans vie. Son visage garde toujours la même couleur, et elle montre une incompréhensible sensibilité à la bénédiction d'un prêtre ou à la présence d'objets consacrés. Elle montre parfois une surprenante connaissance du futur en ce qui concerne elle-même ou en ce qui concerne ses proches. Elle semble lire dans le cœur humain.

Enfin je dois mentionner que la patiente a été observée de façon continue pendant dix jours consécutifs, nuit et jour, par des personnes de confiance, avec la permission des autorités ecclésiastiques. Ces observateurs ont unanimement témoigné que rien n'a été fait aux plaies, que la patiente n'a rien pris, sauf de l'eau, et qu'il n'y a eu aucune évacuation d'aucune sorte. Cette dernière circonstance a été observée pendant les quatre derniers mois. [...]

Dans le domaine de l'expérience médicale et physique, les phénomènes observés sur le corps de la jeune nonne, Mlle Emmerich, sont d'un caractère si exceptionnel qu'aucune loi connue de la nature ne saurait en donner une explication plausible. " [(P. Jovanovic citant Pages 156, 157 in "Metanoïa", Aimé Michel. éd. Albin Michel, Paris)...]

En 1824, Anne-Catherine mourut à l'âge de [quarante neuf] ans, en imitant le Christ; ses derniers mots, "laissez-moi mourir dans l'ignominie avec Jésus sur la croix" témoignaient bien de son détachement et de son indifférence à tous les médecins, curieux, prêtres et militaires qui se pressaient à son chevet pour l'examiner comme une bête de foire [...]"

Le journaliste Pierre Jovanovic la qualifie, à juste titre, de sainte "formule 1" (même si l'Eglise ne l'a que béatifiée. Est-ce bien utile lorsqu'on est déjà une "épouse" du Christ ?)
Elle est ainsi "classée" au même niveau que Catherine de Sienne ou Thérèse d'Avila.

 

Anne Catherine Emmerich concentre en elle quantité de phénomènes mystiques extraordinaires:

Elle présente les stigmates (à partir de 1812)


Elle partage les souffrances du Christ en revivant sa Passion les vendredis. Mel Gibson s'inspirera de ses récits pour son film "La Passion du Christ"


Elle ne peut s'alimenter pendant douze ans (inédie)

Elle a des visions détaillées dès son enfance. En révèlant énormément de détails très précis sur la vie de la Vierge Marie à Ephèse, elle a ainsi permis en 1891 la découverte de la "maison de la Vierge" au sommet du mont Koressos, à 7 Km d'Ephèse. Depuis, pèlerins et touristes affluent. Paul VI l'a consacrée lieu de pèlerinage en juillet 1967.

Elle est favorisée d'extases.

Elle voyage à travers l'espace et le temps, dans le séjour des morts.

Elle a le don de reconnaître les reliques saintes (Hiérognosis) et leur parcours.

Elle se charge de maladies d'autrui pour les guérir.

Elle présente un corps incorruptible quelques semaines après sa mort en 1824.

(Tous ces phénomènes sont admirablement bien décrits dans le livre de Jean Guitton & Jean-Jacques Antier "Les pouvoirs mystérieux de la foi".)

Elle incarne aussi de nombreux dons comme la charité envers les pauvres, l'humilité et l'amour du prochain.

Même si Anne Catherine fut dotée de visions dès sa tendre enfance, nous ne pouvons partager ses extraordinaires révélations qu'à partir de 1818. Un écrivain allemand célèbre, Clément Brentano, vouera 6 années de sa vie à noter scrupuleusement les récits de la sœur.

(Clément Brentano)

 

 

Voici des témoignages sur l'enfance d'Anne Catherine

Karl Erhard Schmöger (1819-1883)

Le père K. E. Schmoeger a compilé toute une série de témoignages sur Anne Catherine Emmerich (1774-1824). La vie de cette mystique stigmatisée est ainsi dévoilée par ses contemporains. Voici ce que l'on peut lire dans : Vie d'Anne Catherine Emmerich - Tomes 1 & 2.

"8. Son père et sa mère lui portaient une affection plus qu'ordinaire, mais il n'était pas dans leur nature de la manifester par des tendresses particulières. Bernard, son père, éprouvait le besoin d'avoir près de lui, quand il travaillait aux champs, son enfant si gentille et si avisée ; il trouvait dans ses paroles, dans ses réponses, dans toute sa manière d'être, une si vive satisfaction, qu'il ne pouvait pas se passer d'elle longtemps. La mère était trop absorbée par les soins à donner à ses plus jeunes enfants pour pouvoir s'occuper autant que lui d'Anne Catherine. L'humeur enjouée du père s'était transmise à celle-ci et elle s'entendait à récréer par un aimable badinage les travaux journaliers de cet homme laborieux.

Elle était naturellement gaie, comme ne pouvait manquer de l'être une enfant innocente et pure, favorisée d'un commerce si intime et si merveilleux avec Dieu et avec les saints. Sous son front élevé et bien conformé brillaient des yeux d'un brun clair, dont le doux éclat rehaussait la sérénité qui reluisait dans toute sa personne. Sa chevelure, de couleur foncée, était rejetée en arrière du front et des tempes sans être partagée, arrangée en tresses ou roulée autour de la tête. Sa jolie voix argentine et sa parole facile trahissaient la vivacité de son esprit, et elle parlait sans embarras de choses qui paraissaient mystérieuses et énigmatiques à l'entourage au milieu duquel elle vivait : mais sa réserve pleine de simplicité et d'humilité adoucissait promptement l'impression que pouvait produire l'éclat subit de ses dons supérieurs.

Nul ne pouvait s'empêcher de l'aimer, mais elle ne laissait à personne le temps de s'émerveiller d'elle. Elle était si douce, si bonne ; son empressement à aider, à rendre service était si aimable et si engageant, que jeunes et vieux venaient à la petite Anne Catherine, près de laquelle, en toute occasion, ils trouvaient assistance et conseil. Tous savaient qu'il n'y avait aucun bien ni aucun plaisir qu'elle ne fût prête à sacrifier pour les autres ; et ces simples campagnards étaient accoutumés à la bénédiction qui sortait de cette enfant comme à la senteur du romarin qu'ils cultivaient dans leurs jardins.
Elle-même racontait un jour :
« Dès mon enfance, les voisins avaient recours à moi pour bander toute espèce de blessures, parce que je le faisais doucement et avec précaution, et que j'étais adroite de mes mains. Quand je voyais un abcès, je me disais : Si tu le presses, il deviendra pire, mais pourtant il faut que le mal sorte. Et ainsi j'en vins à les sucer doucement, et les plaies guérissaient. Personne ne m'avait appris cela ; j'y fus poussée par le désir de me rendre utile. Dans le premier moment, je sentis du dégoût ; mais cela me porta à me surmonter, parce que le dégoût n'est pas une compassion véritable. Quand je le surmontais promptement, j'étais pleine de joie et d'émotion. Je pensais à Notre-Seigneur, qui a fait cela pour tout le genre humain.»

9. La couleur de son visage changeait parfois, passait du vermeil fleuri à une pâleur livide, et ses yeux brillants s'éteignaient si subitement qu'elle était à peine reconnaissable. Un profond sérieux faisait disparaître sa gaieté naïve, et une tristesse inexplicable pour ceux qui l'entouraient passait sur son front, en sorte que ses parents inquiets se demandaient souvent ce qui adviendrait de cette enfant.La cause de ce changement subit était la vue de misères et de souffrances étrangères qui s'offraient à l'oeil intérieur et non à celui du corps.

De même qu'Anne Catherine ne pouvait entendre prononcer le nom de Dieu ou d'un saint sans tomber en contemplation, de même pour peu qu'on parlât d'un accident ou d'un malheur, elle était prise d'une telle compassion et d'un tel désir de secourir le prochain et de s'offrir pour lui comme victime expiatoire, que son âme était emportée avec une force irrésistible jusqu'au lieu où l'on souffrait. Bientôt elle éprouvait les atteintes de la souffrance du prochain comme si c'eût été la sienne propre : toutefois, la certitude que cette compassion procurerait soulagement et secours la consolait et la fortifiait, et le feu de la charité allait toujours croissant dans son cœur.
Mais ses parents, ses frères et ses sœurs avaient peine à se rendre compte des singulières allures de l'enfant ; c'était surtout la mère, dont la sollicitude et l'angoisse pouvaient facilement devenir du mécontentement quand elle voyait que la langueur et la maladie disparaissaient aussi vite que l'avaient fait précédemment la santé et la fraîcheur. Il lui arrivait assez fréquemment de prendre ces rapides changements pour du caprice et de la fantaisie et elle croyait par des blâmes sévères et des punitions prémunir Anne Catherine contre ces défauts.

C'est pourquoi elle allait quelquefois, dans son irritation, jusqu'à repousser ou châtier rudement Anne Catherine quand celle-ci, par l'effet de la compassion et des souffrances intérieures, était à peine en état de se tenir debout. Mais ce châtiment immérité était supporté avec tant de patience et de soumission, Anne Catherine restait si affectueuse et de si bonne humeur, que le père et la mère se disaient l'un à l'autre :
« Quelle étrange enfant c'est là ! qu'adviendra-t-il d'elle, et n'est-il pas à craindre qu'elle perde la raison ?»

Ce n'étaient pas seulement les avis intérieurs de l'ange qui portaient Anne Catherine à accepter tout cela simplement pour l'amour de Dieu, car son sentiment à elle-même était qu'elle méritait toute espèce de punition.
"Dans ma jeunesse, disait-elle, j'étais irritable et fantasque, et j'ai souvent été punie par mes parents à cause de cela. J'avais beaucoup de peine à me donner pour mortifier mon humeur capricieuse. Comme mes parents me blâmaient souvent et ne me louaient jamais, tandis que, j'entendais d'autres parents faire l'éloge de leurs enfants, je me regardais comme la plus méchante enfant du monde et souvent j'étais très inquiète à la pensée que j'étais mal avec Dieu. Mais, un jour, ayant vu d'autres enfants se mal comporter envers leurs parents, quoique cela me fit de la peine, je repris courage et je me dis : Je dois pourtant avoir encore de l'espérance du côté de Dieu, car je ne pourrais jamais rien faire de pareil."

(VACE 1 pages 53 à 56 ou sur le site http://livres-mystiques.com/partieTEXTES/CatherineEm/Vie/Volume1/Chapitre4.htm)

 

 

Voici une autre description de la malade alitée vers la fin de sa vie

23. Outre les effusions de sang, elle avait journellement par tout le corps des sueurs tellement abondantes que tous les draps de son lit en étaient mouillés et traversés comme si on les eût trempés dans l'eau. Il en résultait des blessures dans le dos, et elle ne pouvait que rarement le mettre en contact avec le lit. Il lui était impossible de se coucher, soit sur le côté droit, à cause des douleurs intolérables de la plaie qui s'y trouvait, soit sur le côté gauche, parce que l'os de la hanche était complètement dégarni de chair. Il fallait donc qu’elle restât péniblement sur son séant, soutenue par des appuis, sans pouvoir poser sur un oreiller sa tête cruellement endolorie.

Après sa mort, Clément Brentano rendit ce témoignage : « J'ai été pendant quatre ans en relations journalières avec Anne Catherine ; j'ai vu très souvent sa tête saigner avec de grandes douleurs, quoique jamais elle ne se soit montrée à moi la tête découverte et que je n'aie jamais vu les gouttes de sang jaillir immédiatement du front. Mais je voyais le sang couler de dessous sa coiffe sur son visage en telle quantité qu’on aurait pu le recueillir dans les plis de son fichu avant qu'il fût absorbé par la toile. Elle sentait sa tête entourée d'une large et pesante couronne d'épines et ne pouvait pas la poser sur un oreiller. Assise sur son séant elle balançait pendant des heures entières au-dessus de son cou, comme un fardeau de douleurs intolérables, sa tête courbée sous la pression d'un supplice inouï ; souvent je l'ai soutenue plus ou moins longtemps en tenant l'os du nez entre mes deux doigts, parce que je ne pouvais supporter la vue de ces horribles souffrances pendant lesquelles la sueur de l'agonie coulait sur son pâle visage. ; elle passait souvent toute la nuit dans cet état, délaissée, sans secours, sans marques de sympathie.» (VACE 1 pages 370 à 371 ou sur le site http://livres-mystiques.com/partieTEXTES/CatherineEm/Vie/Volume1/Chapitre28.htm)

 

 

De nombreux renseignements intéressants (Coesfeld, Dülmen, enquête et stigmates, les visions, les derniers jours, vers la canonisation...) dans le fascicule:

"Dieu est amour" N° 185 La bienheureuse Anne-Catherine Emmerich.

A commander aux éditions Téqui http://www.librairietequi.com/

A la page "biblio" sont présentés de nombreux livres consacrés à Anne-Catherine Emmerich

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Maison natale d'Anne Catherine - Coesfeld - Hameau de Flamske

Photo extraite de http://fr.wikipedia.org/wiki/Catherine_Emmerich

4. Ecoutons maintenant ce que dit Clément Brentano de la visite qu'il fit à la maison paternelle d'Anne Catherine, lorsque celle-ci vivait encore, et de ce qu'étaient à cette époque les mœurs et les coutumes populaires du pays de Munster :

« J'allai à trois lieues de Dulmen, au hameau de Flamske, pour visiter la maison paternelle d'Anne Catherine, qu'habite maintenant son frère aîné Bernard Emmerich avec sa femme et ses enfants. Cet endroit dépend de la paroisse Saint-Jacques, à Coesfeld, ville éloignée d'une demi-lieue. Je voulais voir la place où elle est née et où a été son berceau. Je trouvai une grange délabrée, avec des murs de terre et un vieux toit de chaume tout couvert de mousse. Etant entré par une porte souvent rapiécée qui était entrouverte, je me trouvai au milieu d'un nuage de fumée où je pouvais à peine distinguer quelque chose à un pas devant moi. Le frère d'Anne Catherine et la femme de celui-ci me saluèrent avec un peu de surprise, mais très amicalement, lorsque je leur portai les compliments de leur sœur : les enfants, d'abord effarouchés, s'approchèrent sur l'ordre de leur père et baisèrent leurs petites mains pour me saluer. Dans l'espace compris entre les quatre murs de la maison, je ne vis pas de chambre ou d'endroit auquel on put donner ce nom : cependant il y avait un coin séparé où se trouvait le grossier métier à tisser de l'un des frères ; quelques vieux coffres noircis par la fumée laissaient voir, quand on les ouvrait, de grands cadres pleins de paille sur lesquels étaient quelques coussins de plume. C'était là qu'on dormait. Du côté opposé, le bétail regardait derrière des pieux.

« Le mobilier et les ustensiles sont posés ou accrochés à l'entour; à la charpente qui soutient le toit sont suspendus de la paille, du foin, de l'étoupe noircis par la fumée et la suie, et il y avait partout tant de fumée qu'on ne voyait pas au travers. C'était là, dans cette sombre atmosphère, au milieu de ce désordre et de cette pauvreté qu'était née et qu'avait été élevée cette créature si pure, si éclairée, si riche des dons de l'intelligence : c'est là et non ailleurs qu'elle se conserva innocente dans ses pensées, ses paroles et ses actions. Je me souvins de la crèche de Bethléem. Je mangeai devant la porte, sur un bloc de bois, du gros pain bis (Pumpernickel), du beurre et du lait. Le pieux Bernard Emmerich ne prononçait pas un mot sans y ajouter» avec l'aide de Dieu.» Je pris une vieille image de la sainte Vierge, tout enfumée et toute déchirée, qui était attachée à la porte de l'endroit où Anne Catherine prenait son repos, et je leur en donnai une autre à la place. Je cueillis ensuite quelques rejetons de chêne sous les deux grands arbres qui s'élèvent devant la chaumière : puis je pris congé de ces bonnes gens qui me dirent que j'étais la première personne qui fût venue pour voir le lieu de naissance d'Anne Catherine.» ( sur le site http://livres-mystiques.com/partieTEXTES/CatherineEm/Vie/Volume1/Chapitre1.htm)

 

Dans un remarquable documentaires diffusé sur arte le 17 avril 2006 :
"Qui était Marie Madeleine", réalisé par Jens-Peter Behrend arte - ZDF 2005
On peut voir une chambre de la maison familiale qui avait été occupée par Anne Catherine Emmerich:

Une reconstitution la représente avec Clément Brentano.

 

 

"As time goes by" (B.O.F. Casablanca) fichier midi sur le site

http://www.vracinformatique.com/sons/sons_midi.htm

Découvrez Anne Catherine Emmerich Retour

Thomas Jessen, artiste-illustrateur du livre de Friedrich-Wilhelm Hemann (Spuren. Anna Katharia Emmerick, Dülmen : Heimatverein, 2004),

" Et moi je suis morte, je ne suis qu'un esprit; autrement je ne pourrais voir ces choses, car elles n'existent pas maintenant, et cependant maintenant elles existent. Mais cela n'existe pas dans le temps; en Dieu il n'y a pas de temps, en Dieu tout est présent ; je suis morte, je suis un esprit. " (Anne Catherine Emmerich)