QUI ETAIT ANNE CATHERINE EMMERICH ?

La plus grande visionnaire de tous les temps

 

L'au-delà vu par Anne Catherine Emmerich

 

 

 

A travers ses visions, Anne Catherine Emmerich donne beaucoup de précisions quant au séjour des morts. En voici des extraits significatifs :

Que se passe-t-il lorsqu'on meurt ?

Où va-t-on ?

Qu'est-ce qui nous attend ?

Peut-on venir en aide aux âmes des défunts ?

A quoi ressemble le paradis céleste ?

Conclusions

Ce qui sauve

 

 

QUE SE PASSE-T-IL LORSQU'ON MEURT ?

Un Jugement.
" Je vois l'âme subir instantanément un jugement au-dessus du lieu où la mort la sépare du corps. Je vois là Jésus, Marie, le saint patron de l'âme et son bon ange : même pour les protestants, je vois Marie présente. Ce jugement s'accomplit en très-peu de temps. " (VACE tome 3 p 42)

" [Jésus] parla de la résurrection des morts et du jugement dernier, les exhortant à veiller sur eux-mêmes. Il fit mention des serviteurs paresseux, et dit que le jour du Seigneur viendrait comme un voleur dans la nuit, et que personne ne sait à quelle heure la mort doit arriver. " (VNSJC tome 2 p 564)
Cette parabole de Jésus est très proche de Matthieu 24:44 avec une précision de taille : la mort marque le début du "jour du Seigneur" et du Jugement.

" Ce qui a été toujours certain pour moi, c'est que tout bien, qu'il soit dans l'âme ou dans le corps, tend vers la lumière, comme tout mal tend vers les ténèbres, s'il n'est pas expié et effacé; c'est que la justice et la miséricorde ont en Dieu leur perfection […] " (VACE tome 3 p 30)

 

Voici le récit de la résurrection de Nazor qui vivait près de Cédar. Telle est l'état de l'âme peu après la mort:

"13 novembre.-- [...] A une lieue à peu près de cet endroit, du côté du levant, se trouvait une habitation entourée d'un fossé, appartenant à un riche propriétaire de troupeaux qui était mort subitement dans les champs, à peu de distance de sa maison. Sa femme et ses enfants étaient plongés dans la douleur. Les préparatifs étaient déjà faits pour son enterrement et la famille envoya prier le Seigneur de venir assister aux funérailles avec d'autres personnes.

Jésus y alla dans l'après-midi, accompagné de ses trois disciples, de Salathiel, de la femme de celui-ci, de plusieurs femmes voilées, et aussi de plusieurs hommes. Ils étaient une trentaine à peu près. Tout était déjà préparé pour la mise au tombeau : le corps était déposé dans une grande allée d'arbres, ouverte par en haut, qui se trouvait en face de la maison.
Cet homme était mort en punition de ses péchés. Des bergers qu'il opprimait ayant quitté le pays il s'était approprié une grande partie de leur bien et bientôt après se trouvant dans ce champ mal acquis, il était tombé frappé de mort subite.

Jésus arrivé devant le cadavre parla du défunt, demanda à quoi lui servait maintenant le soin qu'il avait pris de son corps, cette demeure terrestre dont il s'était fait l'esclave et qu'il lui avait fallu quitter. Il avait chargé son âme de dettes par amour pour ce corps qui ne les avait pas payées et qui ne pouvait pas les payer, etc.

[...] La femme lui avait dit précédemment en présence de ceux qui venaient de se retirer : "Seigneur, vous parlez comme si vous étiez le roi des Juifs lui-même" ; et il lui avait fait signe de se taire. Mais lorsque les autres qu'il savait être plus faibles furent sortis, il dit à ceux qui étaient restés que s'ils croyaient à sa doctrine, s'ils la suivaient et s'ils voulaient garder le secret, le mort reviendrait à la vie, car son âme n'était pas encore jugée : elle attendait encore dans ce champ, témoin de son iniquité, et où elle s'était séparée de son corps. Ils promirent au Seigneur de lui obéir et de le faire, et Jésus fit quelques pas avec eux dans le champ où l'homme était mort.

J'eus alors une vision touchant l'état de son âme après sa mort. Je la vis au-dessus du lieu où il était mort dans un cercle, dans une sphère où lui était montré le tableau de tous ses péchés et de leurs conséquences sur la terre, et elle était bourrelée de remords à cette vue. Elle vit aussi tous les supplices dans lesquels elle devait être plongée et dans cet état elle eut une révélation des souffrances expiatoires de Jésus. Au moment où, toute dévorée de remords, elle allait entrer dans le lieu de son supplice, Jésus fit une prière et l'appelant du nom de Nazor, qui était celui du défunt, la fit rentrer dans son corps.

Jésus dit alors aux assistants : "à notre retour, nous trouverons Nazor sur son séant et plein de vie". Je vis, à l'appel de Jésus, l'âme voler vers son corps, s'amoindrir et comme entrer dans la bouche, après quoi le corps se redressa sur son séant dans le cercueil.

J'ai toujours vu l'âme humaine avoir comme son siège au-dessus du coeur : j'ai vu aussi partir de là plusieurs fils qui vont vers la tête.

Lorsque Jésus et ceux qui l'accompagnaient furent de retour à la maison, ils virent Nazor enveloppé dans son linceul et les mains liées, qui s'était mis sur son séant dans le cercueil : sa femme lui délia les mains et défit les bandelettes. Etant sorti de la bière, il se jeta aux pieds de Jésus et voulut embrasser ses genoux, mais le Seigneur fit un pas en arrière et lui dit qu'il devait se purifier, se laver, se tenir caché dans sa chambre et garder le secret sur sa résurrection jusqu'à ce que lui, Jésus, eût quitté le pays. Alors la femme conduisit son mari dans un coin reculé de la maison où il se purifia et s'habilla. Cependant Jésus, Salathiel, la femme de celui-ci, et les trois disciples prirent quelque nourriture dans la maison où ils passèrent la nuit ; le cercueil fut déposé dans le caveau sépulcral. Le Seigneur enseigna jusqu'à une heure avancée de la nuit." (http://livres-mystiques.com/partieTEXTES/CatherineEm/Volume5/chapitr8.html)

Le Jugement dernier, Cathédrale d'Autun, XII e siècle Armand Colin, Classiques Hachette

Avant même le Jugement dernier, révélateur d'une sanction éternelle, il y aurait un jugement préalable de l'âme.

 

 

 

OU VA-T-ON ?

Le séjour des morts est assez complexe et varié. Voici ce que voit Anne Catherine Emmerich lors de la mort de Jésus.

"J'eus une vision de sa descente aux enfers; mais ce tableau était si riche en détails, que je n'ai pu en retenir qu'une faible partie [...]
Lorsque Jésus rendit sa très sainte âme en poussant un grand cri, je la vis, semblable à une forme lumineuse, pénétrer dans la terre au pied de la croix; plusieurs anges, parmi lesquels était Gabriel, l'accompagnaient. Je vis sa divinité rester unie à son âme aussi bien qu'à son corps suspendu sur la croix [...]

Le lieu où entra l'âme de Jésus était divisé en trois parties; c'était comme trois mondes; il me sembla qu'ils étaient de forme ronde, et qu'ils étaient séparés les uns des autres par des sphères qui les environnaient.
Dans les limbes était un espace plus clair et plus serein. C'est là que je vois entrer les âmes délivrées du purgatoire, avant qu'elles soient conduites au ciel [...]
Les limbes où se trouvaient ceux qui soupiraient après la rédemption étaient entourés d'une sphère grisâtre, nébuleuse et divisée en plusieurs cercles." (VNSJC tome 3 p369-375)

C'est assez inattendu. Au lieu de monter au ciel, l'âme s'enfonce dans la terre ! On s'écarte de l'imagerie populaire de l'âme qui "monte au ciel" pour retourner à la réalité biblique du 'shéol', de 'la fosse' et de la 'descente aux enfers'.
Anne Catherine Emmerich emploie des termes comme "limbes", "purgatoire", "sphères" ou "cercles" et "ciel". Le choix des possibilités n'est pas limité au paradis, à l'enfer ou au purgatoire. Ces mots traduisent des états du 'séjour des morts'. Inutile de leur accorder une signification dogmatique.

"Je vis enfin [Jésus], comme un juge sévère, s'approcher de l'enfer qui était au fond de l'abîme. L'enfer m'apparut sous la forme d'une voûte immense taillée dans le roc, et d'un aspect épouvantable: les ténèbres y régnaient partout [...]
Lorsque les anges eurent ouvert les portes, ce fut comme un chaos de plaintes [...] et d'injures. Les anges renversèrent des armées entières de démons [...] La plupart furent enchaînés. Au milieu de l'enfer était un abîme de ténèbres; Lucifer y fut jeté chargé de chaînes [...] "

L'enfer, loin de l'image traditionnelle du lac de feu, semble plus proche d'une lugubre caverne obscure.

2 novembre 1821 " J'ai fait avec les saints de nouveaux voyages au purgatoire. Les prisons où les âmes subissent leur châtiment ne sont pas dans un même lieu: il y a de grandes différences entre elles et il me faut faire des voyages d'un endroit à l'autre. La route se dirige souvent de telle manière qu'on voit au-dessous de soi des mers, des montagnes de glace, de la neige, des nuages. Souvent il me semble descendre par un chemin qui tourne tout autour de la terre […] " (VACE tome 3 p 72)

2 novembre 1822. "J'ai eu cette nuit beaucoup à faire dans le purgatoire. J'y allai en me dirigeant toujours vers le nord; il me fait l'effet d'être situé au-dessus du lieu où est comme la pointe du globe terrestre. Quand je suis là, j'ai les montagnes de glace comme au-dessus de moi: pourtant il ne me parut pas que ce fût dans l'intérieur de la terre, car je voyais la lune et, en courant autour des prisons, j'essayai de faire une ouverture, afin de faire entrer dans quelques-unes un peu de clair de lune. De l'extérieur, cela se présente à moi comme un mur noir, avec quelques reflets brillants, ayant la forme d'une demi-lune. A l'intérieur il y a des passages et comme des chambres innombrables, élevés ou surbaissés, montant ou descendant." (VACE tome 3 p 75)

"Quand je vais d'ici vers le nord et que je passe sur la glace, à l'endroit où la circonférence de la terre se rétrécit considérablement (1), je vois de là le lieu où est le purgatoire comme quand on voit le soleil ou la lune très-bas à l'horizon: on passe ensuite par-dessus une espèce de bourrelet, de rue d'anneau (elle ne trouve pas le mot propre) et ensuite on a devant soi le purgatoire formant comme un demi-cercle. A gauche, mais assez loin en avant, est le moulin; à droite sont les nombreux travaux de terrassement et les retranchements.

(1) Le 15 juillet 1820, elle disait: " Je vois la terre dans l'obscurité et plus semblable à un œuf qu'à un globe. C'est au nord que la descente est la plus escarpée; du côté du levant, elle semble plus longue, la descente à pic va toujours vers le nord. " (VACE tome 3 p 76)

3 novembre 1822. " Elle passe ensuite sur cette voie ou cet anneau mentionné plus haut, qu'elle décrit comme étant de bronze ou de métal, puis elle se trouve devant le purgatoire, sous lequel l'enfer situé à une grande profondeur retourne vers le centre de la terre. " (VACE tome 3 p 78)

Malgré sa dimension spirituelle, le séjour des morts semble être localisé par rapport à notre monde matériel. Le "purgatoire" vers le pôle Nord et "l'enfer" en dessous vers le centre de la Terre.

On trouve un écho inattendu à cette description du séjour des morts dans une Parole de Notre Mère apparue à Medjugorje en Yougoslavie (apparitions non reconnues par l'Eglise). Elle dit :
"Au Purgatoire, il y a des niveaux : Le niveau le plus bas de ceux qui sont les plus proches de l'enfer et ensuite des sphères de plus en plus élevées qui se rapprochent du ciel."
"La plupart des gens va au purgatoire. Peu de gens vont directement au ciel."

Il est surprenant de voir comme ces paroles "collent" exactement aux visions de la mystique Anne Catherine Emmerich.


Jérôme Bosch " Le Jugement dernier "

Au lieu de monter au ciel, l'âme s'enfonce dans la terre ! Le choix des possibilités n'est pas limité au paradis, à l'enfer ou au purgatoire. Anne Catherine Emmerich emploie des termes comme "limbes", "purgatoire", "sphères" ou "cercles" et "ciel".

Malgré sa dimension spirituelle, le séjour des morts semble être localisé par rapport à notre monde matériel. Le "purgatoire" vers le pôle Nord et "l'enfer" en dessous vers le centre de la Terre.

 

 

 

QU'EST-CE QUI NOUS ATTEND ?

2 novembre 1821 "Je vois les lieux où séjournent les âmes différer entre eux selon l'état de celles-ci: cependant ils me font toujours l'effet d'être de forme ronde et semblables à des globes. Je ne puis les comparer qu'avec les endroits que j'appelle jardins, parce que J'y vois conservées comme des fruits, des grâces et des influences spéciales. Ainsi les différents séjours des âmes sont comme des jardins, des magasins, des mondes contenant une grande variété de choses déplaisantes, de privations, de tourments, de misères, d'angoisses, etc., etc. : il y en a parmi eux de plus petits que les autres. Quand j'y arrive, je vois distinctement leur contour arrondi, je vois aussi un rayon de lumière tomber sur un point ou une lueur crépusculaire éclairer l'horizon. Ces séjours sont les meilleurs. Dans aucun on ne voit le ciel bleu: tout y est partout plus ou moins terne et sombre.
Dans beaucoup de lieux, les âmes sont très-serrées les unes contre les autres et on est là dans une grande angoisse. Quelques endroits sont plus profonds et plus sombres, d'autres plus élevés et plus éclairés. Les lieux où elles sont enfermées séparément sont aussi de formes diverses; quelques-uns, par exemple, sont comme des fours à cuire le pain. Ceux qui étaient réunis sur la terre ne sont ensemble que quand ils ont besoin d'une purification du même degré. Dans beaucoup d'endroits, la lumière est colorée, par exemple couleur de feu, ou trouble, ou rougeâtre. II y a des endroits où de mauvais esprits font souffrir les âmes, les effrayent et les tourmentent. Ce sont les plus affreux et on les prendrait pour l'enfer si la patience indiciblement touchante des âmes ne persuadait le contraire. On ne peut dire quelle joie, quelle consolation ressentent ceux qui restent quand d'autres sont délivrés. Il y a aussi des séjours où les âmes font des travaux de pénitence, comme celles que j'ai vues une fois courir tumultueusement et élever des remparts […] J'ai vu des âmes, quand quelques autres étaient délivrées, passer des degrés inférieurs à une condition meilleure. Plusieurs peuvent aller et venir et échanger des consolations " (VACE tome 3 p 72-74)

2 novembre 1822 " A l'intérieur il y a des passages et comme des chambres innombrables, élevés ou surbaissés, montant ou descendant. Près de l'entrée, on est moins mal: les âmes errent et se glissent de côté et d'autre, mais plus bas elles sont plus étroitement emprisonnées. Cà et là on en voit couchées dans une cavité, dans une fosse: souvent aussi plusieurs sont réunies dans un même lieu et placées plus haut ou plus bas. Parfois on en voit une assise à une certaine hauteur, comme sur une pierre. Plus loin dans l'arrière-fond, ce sont des scènes plus terribles, les démons y exercent leur empire et c'est un enfer temporaire. Les âmes sont livrées à divers supplices: des spectres affreux, de hideuses figures de diables parcourent ces lieux, tourmentent et épouvantent les âmes. " (VACE tome 3 p 76)

" Dans le purgatoire il n'y a aucun produit naturel, pas d'arbres, pas de fruits. Tout est sans couleur, plus clair ou plus sombre selon le degré de purification. Les lieux qui servent de demeures sont disposés avec une sorte de régularité ; ce n'est pas comme dans le sein d'Abraham, où les âmes ont pour séjour une espèce de pays, ayant une nature qui lui est propre. Une âme dans le sein d'Abraham a déjà les couleurs de sa future auréole, mais troubles et ternes: elles passent à l'état de splendeur sans mélange lors de son entrée dans la béatitude. " (VACE tome 3 p 42)

Là encore, bien loin de n'y trouver que paradis et enfer, le séjour des morts semble être une multitude de "mondes/globes/jardins" composés eux aussi d'une multitude de "chambres/fosses/cavités" et de "passages" (claustrophobes s'abstenir !) Il y a aussi le "séjour d'Abraham", qui sans être le "paradis" semble être un autre "pays/monde" plus serein.

Il est tout de même rassurant de voir qu'une fois purifiée, l'âme peut d'accéder à "la béatitude". Mais comment est-elle purifiée ?


" Le 29 juin 1821 […] Mes regards plongèrent dans un sombre et vaste empire, dans un monde de brouillard où il y avait plusieurs cercles. L'état où sont ces âmes, les privations et les peines qu'elles subissent sont la suite nécessaire de leurs imperfections et de leurs transgressions sur la terre. Plusieurs sont en compagnie, d'autres sont seules […] L'idée la plus claire qu'on puisse se faire de cet état de choses est de se représenter sur la terre des établissements réglés selon la justice la plus parfaite pour la correction et l'amélioration des détenus, où toutes les punitions infligées et les satisfactions exigées correspondraient exactement aux délits. […] En ce monde on ne peut arriver aux maisons de correction que par des intermédiaires et des amis; on peut aussi soi-même par des supplications, des travaux, des satisfactions, des extinctions de dettes, obtenir des grâces et amener des jours de pardon; de même ceux qui sont renfermés dans de profonds cachots ne peuvent faire entendre leur voix que de loin, comme par un soupirail ou par-dessus un mur; les choses se passent ainsi à certains égards dans l'autre monde. Mais, sur la terre, tout est mélangé de péché, de mensonge et d'injustice, tandis que là, tout ce qui se fait, tout ce qui a pour but de consoler et d'assister s'opère selon la justice la plus parfaite. " (VACE tome 3 p 50)

Quelle satisfaction de constater que la Justice est rendue. Si la justice des hommes est imparfaite, celle de Dieu s'applique immanquablement !
La variété du séjour des morts est proportionnelle à la variété des transgressions et des expiations qui en découlent.

Voici quelques exemples précis :

Ames proclamées saintes :
2 novembre 1821 "J'ai vu aussi des lieux où étaient purifiées des âmes qui ont été proclamées saintes sur la terre, mais dont la sainteté n'était pas encore arrivée à la perfection lorsqu'elles étaient sorties de ce monde […] " (VACE tome 3 p 74)

Des prêtres indolents :
"J'ai vu la purification s'opérer sous beaucoup de formes : j'ai vu notamment le châtiment de ces prêtres aimant leurs aises et leur repos qui ont coutume de dire : 'Je me contente d'une petite place dans le ciel, je prie, je dis la messe, j'entends les confessions, etc.' Ils ont à souffrir des tourments indicibles, causés par un ardent désir de faire des œuvres de charité: ils sont condamnés à voir devant eux toutes les âmes auxquelles leur assistance a fait défaut et à rester tranquillement assis avec un désir dévorant d'assister et d'agir. Leur paresse devient un supplice de l'âme, leur tranquillité se change en impatience, leur inactivité est une chaîne et tous ces châtiments ne sont pas imaginés tout exprès, mais ils se produisent, comme la maladie sort de son germe, clairement et merveilleusement. " " (VACE tome 3 p 29)

Dirigeants despotes :
2 novembre 1821 "Souvent des rois et des princes retrouvent ceux qui ont été opprimés par eux et qu'ils servent humblement au milieu des souffrances […] " (VACE tome 3 p 73)

" 3 novembre. ''Je fus dans la région située en avant du purgatoire, dans la région des glaces, près du moulin où beaucoup de princes, de rois et de régentes sont obligés de moudre, comme on le fait faire sur la terre à des chevaux et à des hommes. Ils sont obligés de moudre de la glace. Les femmes portaient au moulin toute sorte de mets recherchés et d'objets précieux qu'il leur fallait moudre […] Leurs anciens serviteurs étaient maintenant leurs maîtres et les excitaient au travail.'' " (VACE tome 3 p 78)

Enfants baptisés et non baptisés :
"Les enfants étaient plus près du bord. Les non baptisés souffrent surtout de la liaison étroite avec le péché et l'impureté de leurs parents, les baptisés sont libres et purifiés. " (VACE tome 3 p 50)

Ivrognes :
"Le 22 septembre, un grand buveur d'eau-de-vie mourut subitement en état d'ivresse à Dulmen. Elle le vit toute la nuit dans une horrible situation, et dit que les diables étaient couchés près de lui, le tétant comme de jeunes chiens. " (VACE tome 3 p 78)

Protestants :
[2 novembre 1821] " J'ai vu dans le purgatoire des protestants qui avaient été pieux dans leur ignorance. Ils sont très-délaissés parce que les prières leur manquent […] " (VACE tome 3 p 73)

Une mère violente :
30 août 1821 "J'ai en cette nuit de terribles peines à me donner pour de pauvres âmes, notamment pour des juifs, vivants et morts. J'ai eu d'abord beaucoup à souffrir. Je fus appelée au secours par l'âme d'une femme de mon pays qui avait eu une fille pieuse, mais un peu simple, qu'elle avait toujours injuriée et battue cruellement quand elle était sur la terre. Je ne pouvais pas arriver à cette âme, mais j'entendais ses cris et je la voyais horriblement flagellée et maltraitée. Je me suis pendant longtemps donné beaucoup de peine pour elle et je dois trouver quelque moyen d'exciter sa fille qui est encore vivante à se souvenir de l'âme de sa mère."

Une mère infanticide :
"Je vis aussi l'âme d'une femme morte, il y a vingt ou trente ans. Elle n'était pas dans le purgatoire, mais dans un lieu de supplices plus rigoureux : elle était comme un détenu soumis à la flagellation comparé à d'autres qui n'ont à subir qu'un simple emprisonnement. Je vis cette femme dans une affliction et une peine inexprimables.
Elle avait dans les bras un enfant de couleur foncée qu'elle recommençait sans cesse à tuer et qui revenait toujours à la vie. Il faut qu'elle le lave avec ses larmes jusqu'à ce qu'il soit devenu blanc. Elle implora mes prières. Les âmes aussi peuvent verser des larmes, autrement on ne pourrait pas pleurer dans le corps.
Elle me raconta sa faute ou plutôt je la vis dans une série de tableaux. Elle habitait une ville de la Pologne et était la femme d'un honnête homme. Ils tenaient une hôtellerie où logeaient des ecclésiastiques et d'autres gens paisibles […]
Elle doit, par la satisfaction qu'elle y donne à la justice divine, compléter les années que la Providence réservait à son enfant jusqu'à ce qu'il puisse par là arriver au séjour de la lumière, car pour de tels enfants, dans l'autre monde aussi, il y a une croissance. Cinq ans après sa mort, elle apparut au prêtre son parent pendant la sainte messe. J'ai connu ce pieux vieillard, il a prié avec moi. "
" A cette occasion, j'ai vu beaucoup de choses touchant le purgatoire et particulièrement sur l'état des enfants mis à mort avant et après leur naissance, mais je ne puis dire cela d'une manière assez claire et c'est pourquoi je l'omets. " (VACE tome 3 p 29,30)

Cette phrase peut faire frémir les partisans de l'avortement : " l'état des enfants mis à mort avant et après leur naissance ". Ils n'ont plus qu'à espérer que le fétus âgé d'une dizaine de semaines n'est pas encore un être vivant à part entière !
L'Eglise Catholique a bien raison de rester ferme et de condamner la légalisation de l'avortement.

Information marquante, les croyants comme les religieux ne sont pas épargnés ! Ainsi avoir la foi "sauve" (Jean 3 :16) mais n'exempte pas d'en répondre à la Justice divine.

Si la justice des hommes est imparfaite, celle de Dieu s'applique immanquablement ! La variété des situations dans le séjour des morts est proportionnelle à la variété des transgressions et des expiations qui en découlent.

 

 

 

PEUT-ON VENIR EN AIDE AUX AMES DES DEFUNTS ?

"On ne peut aider les âmes que par la grâce, la méditation, la prière, les bonnes œuvres, les mérites des saints, quelquefois par le fruit provenant de quelque chose de bon qui était dans ces âmes elles-mêmes et qui s'est produit pendant leur vie. " (VACE tome 3 p 50)

"Je vois aussi dans le purgatoire un lieu de prière, une sorte d'église où elles reçoivent souvent des consolations. Elles tournent les yeux de ce côté comme nous vers nos églises. Les âmes n'ont aucun secours venant immédiatement du ciel; elles reçoivent tout de la terre et des hommes vivants qui, pour acquitter leurs dettes, offrent au juge suprême des prières et des bonnes œuvres, des mortifications et des actes de renoncement, mais surtout le saint sacrifice de la messe. […] Quand je suis dans le purgatoire, je ne vois, à l'exception de mon guide, personne autre qui le visite, mais çà et là, dans le lointain, sur la terre, des anachorètes, des religieux et religieuses, de pauvres gens, lesquels, priant et se mortifiant, travaillent pour les âmes souffrantes. Ce purgatoire est celui de l'Église catholique: les sectes sont séparées là comme ici et souffrent beaucoup plus, parce qu'elles n'ont pas de membres qui prient sur la terre, ni le saint sacrifice de la messe. " (VACE tome 3 p 76, 77)

Si les âmes des défunts ont à expier leurs propres fautes, les vivants peuvent faire quelque chose pour elles. Pour "rembourser une partie de la dette", ils peuvent offrir à Dieu "prières", "bonnes œuvres", "mortifications..." et surtout "le saint sacrifice de la messe" (pratique encore en cours tous les jours lors des offices catholiques).

Quelle responsabilité ! On aurait le pouvoir d'aider les défunts mais le manque de piété isolerait nos défunts, abandonnés au "remboursement de leur dette" !

Quel piège de laisser croire avec bienveillance que les âmes des défunts sont au ciel et nous regardent ou nous assistent dans notre vie de tous les jours. C'est à nous, les vivants, qu'il incombe d'aider les morts. Les morts, eux, ne peuvent rien tant qu'ils ne sont pas purifiés ! (Ecclésiaste 9 :5,10)

Certaines âmes "purifiées" accèdent à "la béatitude". Enfin un rayon de lumière dans cet océan de ténèbres.

Si les âmes des défunts ont à expier leurs propres fautes, les vivants peuvent faire quelque chose pour elles. Pour "rembourser une partie de la dette", ils peuvent offrir à Dieu "prières", "bonnes œuvres", "mortifications..." et surtout "le saint sacrifice de la messe".

Il est illusoire de penser que les âmes des défunts sont au ciel et nous regardent ou nous assistent dans notre vie de tous les jours. C'est à nous, les vivants, qu'il incombe d'aider les morts qui ne sont pas encore purifiés.

 

 

 

A QUOI RESSEMBLE LE PARADIS CELESTE ?

Jérôme Bosch

En fait de "Paradis" (Luc 23 :43) que l'on imagine un peu comme un beau jardin, Anne Catherine Emmerich décrit "les cieux" (Colossiens 1 :5) comme une ville somptueuse, la "Jérusalem céleste" (Apocalypse 21 :10-27), la "maison du Père" (Jean 14 :2,3).

"Son âme me conduisit dans un lieu qu'il me dit appartenir à la Jérusalem céleste. Tout y était lumineux et transparent. J'arrivai sur une grande place ronde, entourée de beaux palais resplendissants; au milieu, s'étendait, à travers la place, une grande table couverte de mets qu'on ne saurait décrire. De quatre des palais environnants partaient des arcades de fleurs qui venaient se réunir au-dessus du centre de la table et y formaient une couronne élégante autour de laquelle je vis briller les noms de Jésus et de Marie. Il n'y avait là aucun produit de l'art : tout était végétation et fructification naturelle. Ces arcades présentaient un mélange de fleurs très variées, de beaux fruits et de figures brillantes. Je connus là la signification de toutes ces choses et de chacune d'elles, car je vis ce qu 'elles étaient en réalité: ce n'était pas proprement une signification, c'était plutôt une essence, une substance qui pénétrait dans l'esprit comme un rayon de soleil multiple et qui en même temps instruisait. Ici-bas cela ne peut pas s'exprimer avec des paroles.
Il y avait sur un des côtés, un peu en arrière des palais, deux églises, l'une plus rapprochée consacrée à Marie, l'autre à l'enfant Jésus. Elles étaient octogones, Lorsque j'y fus arrivée, d'innombrables âmes d'enfants bienheureux sortirent de tous les côtés, à travers les parois, sur tous les points des palais resplendissants, et volèrent au-devant de moi pour me souhaiter la bienvenue. Ils se montraient au commencement sous la forme qu'affectent généralement les âmes dans leurs apparitions'; mais ensuite je Ies vis habillés de la manière dont ils l'étaient pendant leur vie et je reconnus plusieurs de mes compagnons d'enfance décédés à une époque antérieure.
Je reconnus avant tous les autres le petit Gaspard, le frère de Diericke, un enfant espiègle, quoique point méchant d'ailleurs, qui était mort dans sa onzième année, à la suite d'une longue et très-dou1oureuse maladie cet enfant vint à moi, il me conduisit et m'expliqua tout. Je m'étonnais de voir si beau et si distingué ce petit Gaspard qui, de son vivant, n'était ni l'un ni l'autre. Comme j'exprimais ma surprise de me trouver là, il me dit : "Ce ne sont pas tes pieds qui t'amènent ici, c'est 1a vie que tu mènes." Ce discours me réjouit beaucoup.
Comme au commencement je ne le reconnus pas tout de suite, il me dit: " Ne te souviens-tu pas comment j'ai aiguisé ton couteau ? Je me suis vaincu moi-même en cette occasion et cela m'a été avantageux. Ta mère t'avait donné quelque chose à couper en deux et ton couteau était si émoussé que tu ne pouvais en venir à bout: tu pleurais et tu avais peur que ta mère ne se fâchât. le vis cela et je me dis d'abord: " Je veux voir comment sa mère la traitera; " mais ensuite je fis un effort sur moi et je me dis: " Je vais repasser le couteau de la pauvre fille." Je le fis en effet, je te vins en aide et cela a profité à mon âme.
Te souviens-tu encore qu'un jour où les enfants jouaient d'une manière peu convenable, tu leur dis que c'était un vilain jeu, qu'il ne fallait. pas faire cela : puis tu te retiras, tu t'assis dans un fossé et lu pleuras. Je vins alors à toi et je te demandai pourquoi tu ne voulais pas jouer avec nous. Tu me répondis que quelqu'un t'avait emmenée en te prenant par le bras. Je réfléchis là-dessus et je pris sur moi pour ne plus jouer à des jeux de ce genre. Cela m'a été bon.
Te rappelles-tu encore qu'un jour où nous allions en troupe ramasser des pommes tombées d'un arbre, tu nous dis qu'il ne fallait pas faire cela. Je répondis que, si nous ne le faisions pas, d'autres le feraient. Tu dis alors qu'il ne fallait donner à personne une occasion de scandale. Et tu ne pris pas une seule pomme. Je remarquai aussi cela, à part moi, et j'en tirai profit.
Un jour je voulais te jeter un os et je vis que quelqu'un détourna de toi le coup. Cela aussi m'alla au cœur. Le petit Gaspard me remit encore en mémoire une quantité de choses du même genre. Je vis alors que nous recevions tous pour chaque victoire sur nous-mêmes et chaque bonne action de toute nature un mets particulier que nous mangions, en ce sens que nous en avions l'intelligence et qu'il brillait à travers nous. Cela ne peut s'exprimer dans le langage humain. Nous n'étions pas assis à une table, nous volions en quelque sorte d'un bout à l'autre et chacun ressentait une saveur particulière pour chaque acte de renoncement. Au commencement une voix se fit entendre disant: " Celui-là seul peut comprendre cette nourriture qui la prend. " Mais ces mets étaient la plupart du temps des fleurs merveilleuses, des fruits, des pierres brillantes, des figures, des plantes d'une substance spirituelle tout autre que celle des objets d'ici-bas. Ils étaient servis sur des plats brillants, transparents, d'une beauté indescriptible, et il en sortait une force merveilleuse pour ceux qui, par tel ou tel acte de renoncement accompli sur la terre, s'étaient mis dans une certaine relation avec l'un ou l'autre de ces mets.
Toute la table était aussi couverte de petits verres de cristal en forme de poire, semblables à ceux dans lesquels m'avaient été présentés quelquefois des breuvages salutaires; nous buvions dans ces vases.
Un des premiers mets qui furent servis était de la myrrhe qui était merveilleusement arrangée. D'un plat d'or sortait un petit calice dont le couvercle avait un petit bouton sur lequel était un beau petit crucifix. Sur le bord du plat étaient des lettres lumineuses d'un bleu violet; je ne pus comprendre ce qu'elles disaient : je ne le comprendrai que dans l'avenir. […] J'eus ma part de ce plat à cause de toute l'amertume de cœur que j'avais supportée en silence dès mes premières années.
Pour ces pommes que j'avais laissées à terre sans y toucher, des pommes lumineuses me furent données à savourer : il y en avait un grand nombre réunies sur une même branche.
J'eus aussi un mets particulier pour le pain sec, que j'avais distribué en grande quantité à des pauvres. Il avait une grande ressemblance avec ce pain, mais il était comme du cristal où se réfléchissaient mille couleurs et il était servi sur une assiette de cristal.
Pour avoir refusé de prendre part à ce jeu inconvenant, je reçus un vêtement blanc. Le petit Gaspard m'expliquait tout, et ainsi nous avancions toujours davantage le long de la table. Je vis encore, comme m'étant destinée, une petite pierre toute seule sur un plat, telle que je l'avais reçue autrefois au couvent. J'entendis aussi dire là que je recevrais avant ma mort un vêtement blanc et une pierre blanche sur laquelle serait inscrit un nom que seule je pourrais lire. C'était à l'extrémité de la table que l'amour du prochain recevait sa récompense."
" Ici la narratrice s'interrompit pour exhorter le Pèlerin à travailler à son salut avec plus d'ardeur, à tout faire aujourd'hui, à ne pas remettre au lendemain. Car la vie est si courte et le compte à rendre si rigoureux! " (VACE tome 3 p 85-89)

Indépendamment de la simple description du Paradis, Anne Catherine Emmerich nous dévoile ici quelque chose de fondamental : " le petit Gaspard " ne se trouve pas au Paradis pour sa pratique religieuse, semble-t-il, mais pour des petites choses anodines, des petits renoncements, de petits actes de pitié, de charité et d'amour envers un proche.


Note : Il ne faut pas confondre le Paradis céleste décrit ici par Anne Catherine Emmerich et le "royaume préparé" pour les "justes" à l'issue du Jugement dernier. L'homme a été créé pour vivre sur la terre. Quelque soit son état dans le séjour des morts, ce n'est qu'une étape transitoire dans l'attente du Jugement dernier. Ensuite le "royaume préparé", "un ciel nouveau et une terre nouvelle" (Apocalypse 21:1) sera l'héritage des "justes".

En fait de "Paradis" que l'on imagine un peu comme un beau jardin, Anne Catherine Emmerich décrit "les cieux" comme une ville somptueuse, la "Jérusalem céleste".

 

 

CONCLUSIONS

Anne Catherine Emmerich voit de manière précise le séjour des âmes dans la mort.

Avant même le Jugement dernier, révélateur d'une sanction éternelle, il y aurait un jugement préalable de l'âme.

Ensuite, au lieu de monter au ciel, l'âme s'enfonce dans la terre ! Le choix des possibilités n'est pas limité au paradis, à l'enfer ou au purgatoire. La variété des situations dans le séjour des morts est proportionnelle à la variété des transgressions et des expiations qui en découlent.

Si la justice des hommes est imparfaite, celle de Dieu s'applique immanquablement !

Une fois libérées de leur créances, les âmes des défunts vont "au ciel". En fait de "Paradis" que l'on imagine un peu comme un beau jardin, Anne Catherine Emmerich décrit "les cieux" comme une ville somptueuse, la "Jérusalem céleste".

Néanmoins, l 'homme a été créé pour vivre sur la terre. Quelque soit son état dans le séjour des morts, ce n'est qu'une étape transitoire dans l'attente du Jugement dernier. Ensuite le "royaume préparé", "un ciel nouveau et une terre nouvelle" (Apocalypse 21:1) sera l'héritage des "justes".

 

 

 

CE QUI SAUVE

Comme l'indique Anne Catherine Emmerich dans sa description du Paradis "le petit Gaspard" ne s'y trouve pas pour sa pratique religieuse, ou parce qu'il est membre de "La religion véritable" qui vient de Dieu. Il y est, semble-t-il, pour des petites choses anodines, des petits renoncements, de petits actes de pitié, de charité et d'amour envers un proche.

L'amour du prochain est universel. Il dépasse les frontières, les peuples et les religions.

Ce qui sauve, c'est l'amour du prochain, ce qui tue c'est l'indifférence.

Depuis 2000 ans Jésus nous a déjà tout dit dans son récit du Jugement dernier (Matthieu 25 : 31-46) dont voici un extrait :
" 34 " Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite: Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume qui a été préparé pour vous depuis la fondation du monde. 35 Car j'ai eu faim, et vous m'avez donné à manger; j'ai eu soif, et vous m'avez donné à boire; j'étais étranger, et vous m'avez recueilli; 36 nu, et vous m'avez vêtu; j'ai été malade, et vous m'avez visité; j'ai été en prison, et vous êtes venus vers moi. 37 Alors les justes lui répondront: Seigneur, quand t'avons-nous vu […] ? 40 Et, répondant, le Roi leur dira: En vérité je vous le dis: Pour autant que vous l'avez fait à l'un de mes moindres frères que voilà, c'est à moi que vous l'avez fait." (Matthieu 25 : 31-46 - Osty)

C'est finalement si simple ! Ce "chemin qui mène à la vie" est tellement à la portée de chacun. Il est inutile d'être savant, philosophe, exégète, spécialiste… mais d'avoir du cœur ! Nul ne peut se soustraire à cette règle d'or car tout être est en mesure de la "savoir" quelque soit ses croyances, ses origines ou sa culture.

Quel meurtrier, bourreau ou tortionnaire peut dire qu'il ne savait pas alors que sa victime criait, pleurait et se débattait ? Qui, indifférent à la misère, à l'injustice et à la souffrance, peut dire qu'il ne savait pas ? La Justice de Dieu sera sans appel !

Saint Jean dans sa première lettre nous donnait déjà de précieux indices :
" 3 :23 Et tel est son commandement : que nous croyions au nom de son Fils Jésus Christ et que nous nous aimions les uns les autres, comme Il nous en a donné le commandement […]
4 :20 Si quelqu'un dit :'J'aime Dieu', et a de la haine pour son frère, c'est un menteur ; car celui qui n'aime pas son frère qu'il voit ne peut aimer Dieu qu'il ne voit pas. 21 Et tel est le commandement que nous tenons de lui : que celui qui aime Dieu aime aussi son frère. " (1Jean 3 : 23, 4 :20-21 - Osty)

Néanmoins, même si cette règle d'or est évidente, il ne faut pas négliger la nécessité de connaître Dieu (Jean 17 :3).
Comme tout enfant a besoin d'être éduqué socialement, culturellement ou professionnellement, il a aussi besoin de connaître ce "chemin qui mène à la vie". Sinon il risque d'errer dans des déserts ou sur des routes qui ne vont nulle part.

Une mention spéciale pour toutes les personnes, prêtres ou laïques, qui consacrent leur vie par amour du prochain à faire connaître ce "chemin qui mène à la vie" tel que Jésus nous l'a enseigné.

Une autre mention spéciale pour tous les responsables et bénévoles d'associations caritatives qui soulagent les souffrances de nos frères malheureux.

Nous rendons grâce à Dieu.

 

 

Annexes

L'âme:
"On ne distingue si les âmes sont des âmes d'hommes ou de femmes que quand on examine de plus près ce qu'elles ont de particulier. On voit des figures, les unes plus sombres, les autres plus claires, dont le visage incroyablement altéré exprime la douleur, mais exprime aussi la patience. On ne peut dire combien elles sont touchantes à voir. Rien n'est plus consolant que leur patience, la joie que chacune ressent de la délivrance des autres et leur sympathie pour les souffrances d'autrui et pour les âmes qui arrivent. J'ai vu là aussi des enfants. " (VACE tome 3 p 77)

"Bien que les âmes n'aient pas de sexe, il y a toutefois dans leur apparition quelque chose de plus délicat ou de plus énergique, qui indique si elles ont animé sur la terre des corps d'hommes ou de femmes. Je les vois toutes revêtues de longues robes étroites qui tombent par terre en plis brillants […] elles traversent l'air en planant […]". (VNSJC tome 3 P419)

L'égalité des sexes trouve au-moins son accomplissement dans le séjour des morts !

 

Lors de la mort de Jésus, qu'arriva-t-il donc aux âmes des larrons crucifiés avec lui ?
Les larrons :

" L'âme du Seigneur se rendit ensuite vers le cercle de droite, où étaient les limbes proprement dits ; il y trouva l'âme du bon larron, que les anges portaient dans le sein d'Abraham, et celle du mauvais larron qui descendait au fond des enfers, poussée par les démons. " (VNSJC tome 3 p 370)

"Je vis ensuite des troupes innombrables d'âmes rachetées sortir du purgatoire et des limbes, et accompagner Jésus dans le paradis, où l'âme du bon larron vit le Seigneur, selon sa promesse. " (VNSJC tome 3 p 373)


Le Riche et Lazare :
"Les pharisiens l'interrogèrent aussi sur la parabole du pauvre Lazare [...] ils la tournèrent en ridicule. Ils lui demandèrent d'où il savait si bien ce que Lazare, Abraham et l'homme riche avaient dit; s'il s'était trouvé avec eux dans le sein d'Abraham et dans l'enfer, et s'il n'avait pas honte de conter au peuple de telles absurdités [...] [Jésus] leur appliqua l'histoire du mauvais riche, qui est très véritable; car sa mort et celle du pauvre Lazare ont fait grand bruit dans le pays.
Ce fait s'était passé durant la jeunesse de Jésus [...] La ville où habitaient le mauvais riche et Lazare s'appelait, je crois, Aram ou Amthar; elle était située dans les montagnes, à l'ouest de la mer de Galilée [...] [Le riche] était un pharisien estimé des Juifs, car il observait la loi avec rigueur, mais il était dur et impitoyable avec les pauvres. Il était le premier magistrat de la ville, et à ce titre les malheureux lui demandait des secours; mais il les renvoyait avec rudesse [...] Or il arriva que Lazare mourut, et sa mort fut très édifiante; le riche mourut aussi, mais d'une manière bien effrayante. On entendit même sortir une voix de son tombeau; tout le pays s'en émut; j'ai oublié les détails.
Le Sauveur, pour qui rien n'est caché, avait révélé à la fin de sa parabole une scène de l'autre monde, et par conséquent inconnue aux hommes [...] Jésus leur dit [...] que, quand même les morts ressusciteraient, ils ne seraient pas cru. Il ajouta que les morts devaient sortir du tombeau pour rendre témoignage de lui (ce qui eut lieu dans le Temple même, un an plus tard, à la mort de Jésus)." (VNSJC tome 2 p349-351)

Les réactions des hommes n'ont finalement pas évolué depuis 2000 ans ! L'incrédulité et les moqueries actuelles n'ont pas épargné Jésus à son époque.

 

Lecture du livre d'Isaïe (25, 1,4,6-8)

" Yahvé tu es mon Dieu,
je t'exalte, je célèbre ton Nom;
car tu as exécuté des desseins merveilleux [...]
Car tu as été un refuge pour le faible,
un refuge pour l'indigent dans sa détresse,
un abri contre l'orage,

une ombre contre la chaleur [...]
Yahvé des armées fera
pour tous les peuples sur cette montagne
un festin de viandes grasses,
un festin de vins dépouillés,
de viandes grasses, pleines de moelle,
de vins dépouillés, clarifiés.
Il détruira sur cette montagne
le voile qui voilait tous les peuples,
[le suaire qui enveloppait] toutes les nations.
Il détruira la Mort pour toujours.
Le Seigneur Yahvé essuiera les larmes
de dessus tous les visages,

et l'opprobre de son peuple,
il l'ôtera de dessus toute la terre;
car Yahvé a parlé."

(Osty & La Bible des peuples)

 

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Joanna Sadkiewicz (c2004)

" Et moi je suis morte, je ne suis qu'un esprit; autrement je ne pourrais voir ces choses, car elles n'existent pas maintenant, et cependant maintenant elles existent. Mais cela n'existe pas dans le temps; en Dieu il n'y a pas de temps, en Dieu tout est présent ; je suis morte, je suis un esprit. " (Anne Catherine Emmerich)