QUI ETAIT ANNE CATHERINE EMMERICH ?

La plus grande visionnaire de tous les temps

 

Ses voyages dans le temps et l'espace

 

Elle disait à propos de ses " voyages ":

"L'ange m'appelle et me mène en différents lieux. Je suis souvent en voyage avec lui. Il me conduit auprès de personnes que je connais ou que j'ai déjà vues une fois, et aussi près d'autres personnes qui me sont entièrement inconnues. Il me conduit même au-delà de la mer, mais cela est rapide comme la pensée, et alors je vais si loin, si loin!

C'est lui qui m'a conduit près de la reine de France (Marie-Antoinette) dans sa prison. Quand il vient à moi pour me faire faire quelque voyage, le plus souvent je vois d'abord une lueur; puis sa forme lumineuse se dégage tout à coup de l'obscurité, comme lorsque dans la nuit ou ouvre une lanterne sourde. Quand nous voyageons, il fait nuit au-dessus de nous, mais une lueur plane sur la terre.

Nous voyageons à partir d'ici à travers des pays connus jusqu'à d'autres de plus en plus éloignés et j'ai le sentiment d'une immense distance.

Le voyage se fait tantôt sur des routes, tantôt à travers des plaines, des montagnes, des rivières et des mers. Je dois mesurer tout le chemin avec les pieds, souvent gravir avec effort des montagnes escarpées. Mes genoux sont alors fatigués et douloureux, mes pieds sont brûlants, je suis toujours pieds nus.

Mon guide marche quelquefois devant moi, quelquefois près de moi. Je ne le vois jamais remuer les pieds. Il est très silencieux, fait peu de mouvements, sinon qu'il accompagne ses courtes réponses d'un geste de la main ou d'une inclination de tête. Comme il est transparent et resplendissant ! Il est souvent grave et sérieux, souvent il se mêle à sa gravité quelque chose d'affectueux. Ses cheveux sont unis, flottants et brillants. Il a la tête découverte et porte une longue robe de prêtre avec un reflet blond […]" (Vie de la célèbre mystique tome 1 p88)

 

(La Passion du Christ de Mel Gibson)

Enfin un autre exemple significatif, sa présence lors de la flagellation de Jésus :

"Au milieu de ces événements lamentables, je me trouvais à Jérusalem, tantôt dans un endroit, tantôt dans un autre; j'étais brisée, anéantie et presque mourante. Pendant qu'on flagellait mon Époux bien-aimé, j'étais assise en un endroit de la place, où aucun Juif n'osait venir de peur de se souiller. Pour moi, ce n'était pas ce que je craignais; je désirais, au contraire, qu'une seule goutte de son sang jaillit sur moi pour me purifier. J'étais si malade et tellement accablée de douleur, qu'il me semblait que j'allais mourir. Je ne pouvais pas secourir Jésus, je ne pouvais; arrêter le cours des événements, et j'éprouvais pour mon Sauveur une compassion telle, que je tremblais, je gémissais à chaque coup qui lui était porté, et je m'étonnais fort qu'on ne me chassât pas. Bientôt j'entendis les railleries des bourreaux qui tressaient la couronne d'épines, et qui en essayaient les pointes en riant. J'étais tellement accablée de douleur et d'angoisse, que je ne pouvais plus ni pleurer ni me soutenir; je voulais pourtant me traîner jusqu'à l'endroit où le Seigneur devait être couronné d'épines." (Visions douloureuse Passion chapitre XXIII)

 

 

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Holzstich der stigmatisierten Nonne von Dülmen (1819)

" Et moi je suis morte, je ne suis qu'un esprit; autrement je ne pourrais voir ces choses, car elles n'existent pas maintenant, et cependant maintenant elles existent. Mais cela n'existe pas dans le temps; en Dieu il n'y a pas de temps, en Dieu tout est présent ; je suis morte, je suis un esprit. " (Anne Catherine Emmerich)