QUI ETAIT ANNE CATHERINE EMMERICH ?

La plus grande visionnaire de tous les temps

 

Ses intercessions pour les malades

 

Constamment alitée, elle intervenait pour porter en elle la maladie ou les blessures d'autres personnes. Voici un exemple étonnant :

" Dans les mois de novembre et de décembre, elle fut en proie à de très grandes souffrances pour l'Eglise qui se succédèrent sans interruption […]

Le Pèlerin fit à ce propos la remarque suivante: " Les douleurs augmentent: elle est prise d'accès de toux insupportables qui l'empêchent de parler, mais elle a une grande patience. Au milieu de ces tourments affreux, elle est en général pleine de courage et de paix intérieure. Ses souffrances continuelles sont encore augmentées parce qu'elles sont aux places de la plaie du côté et de la couronne d'épines. Elle ne peut appuyer sa tête nulle part, elle a toujours la sensation d'une large couronne d'épines acérées ; cependant elle parle souvent avec beaucoup de courage des fortes, mais salutaires douleurs qu'elle a à endurer.

Au début de l'année 1823, ces souffrances arrivèrent à leur apogée, accompagnées de visions incessantes sur l'état de l'Église et, dans la soirée du 11 janvier, le Pèlerin la trouva toussant beaucoup et souvent ne pouvant respirer. Elle était en contemplation et demanda qu'on fit bouillir de l'orge et des figues et qu'on lui en mît un cataplasme sur le côté droit. On fit ce qu'elle disait. Elle but aussi du jus de ces figues, puis, se sentant plus libre et étant revenue à elle, elle dit:

" J'ai une inflammation dans le côté: il y a quelque chose de brisé, je l'ai entendu craquer : je sens une dislocation intérieure. Je ne puis en réchapper que par un miracle. "

Le confesseur répondit: " Vous avez déjà eu le délire toute l'après-midi. "

Mais le Pèlerin après l'avoir observée avec plus de soin, la trouva tout à fait dans son bon sens, parlant et agissant d'une manière très suivie conformément à sa direction intérieure et extérieure, ayant les idées claires et l'âme tranquille. Elle indiqua comment il fallait préparer l'emplâtre, demanda à tous de prier et, le lendemain, elle fut en état de rendre ainsi compte de ce qui s'était passé :

" Il me fallut aller à l'endroit qu'habite le pasteur (Rome); le danger était grand. On voulait assassiner le fidèle chef des serviteurs, celui qui (1) a le petit chien; alors je me jetai devant lui et le couteau me perça le côté droit et arriva jusqu'au dos. Le bon serviteur rentrait dans sa demeure; alors, sur un chemin où il était facile de s'échapper; un traître vint à sa rencontre, ayant sous son manteau un poignard triangulaire. Il fit semblant de vouloir embrasser amicalement le chef des serviteurs, mais je me précipitai sous le manteau et je reçus le coup qui pénétra jusqu'au dos. Il y eut un craquement: je pense que le poignard doit s'être brisé dans l'intérieur. Le chef des serviteurs para le coup et tomba en défaillance: il vint des gens autour de lui: l'assassin s'enfuit. Je crois que le scélérat ayant frappé sur quelque chose de dur, crut que le chef des serviteurs portait une cuirasse. Lorsque j'eus détourné le coup, le diable s'en prit encore à moi: il était plein de rage, me poussa de côté et d'autre et m'injuria: " Qu'as-tu à faire ici? Il faut que tu sois partout, mais pourtant je viendrai à bout de toi. "

Les suites de la blessure qu'elle avait reçue eurent leur cours pendant tout le mois de janvier : elle passa par toutes les phases d'une fièvre inflammatoire comme cela aurait eu lieu naturellement dans un cas semblable où la guérison eût été possible. "

17 janvier. " Elle souffre encore des douleurs atroces dans le côté blessé, au point que quelquefois elle perd presque connaissance. Le côté est très enflé : en outre elle a une forte toux qui la fait beaucoup souffrir. Mais elle est très patiente et même gaie. "

(1) Note de l'auteur. Canis et coluber. C'est l'emblème du Pape Léon XII, dans la prophétie connue de saint Malachie. Mais cela s'expliquerait peut-être mieux par ce que dit le cardinal Wiseman, dans ses souvenirs que Léon XII " avait habituellement dans ses appartements, un fidèle compagnon, un petit chien très-intelligent." (Note du traducteur). " " (Vie de la célèbre mystique tome 3 p559-561)

 

 

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Gabriel von Max (1885)

" Et moi je suis morte, je ne suis qu'un esprit; autrement je ne pourrais voir ces choses, car elles n'existent pas maintenant, et cependant maintenant elles existent. Mais cela n'existe pas dans le temps; en Dieu il n'y a pas de temps, en Dieu tout est présent ; je suis morte, je suis un esprit. " (Anne Catherine Emmerich)