QUI ETAIT ANNE CATHERINE EMMERICH ?

La plus grande visionnaire de tous les temps

 

Le Saint-Sépulcre, tombeau de Jésus ?

 

Le Saint-Sépulcre

Pour le pèlerin qui vient se recueillir sur les lieux saints de Jérusalem, il est difficile de reconnaître l'endroit où Jésus-Christ a été enseveli, là où se dresse l'imposant édifice de la basilique du Saint-Sépulcre.


Coupole du Saint-Sépulcre. (Le Monde de la Bible Hors série - Bayard - Automne 2005)

Le Saint-Sépulcre à visiter à 360° http://www.360tr.com/kudus/kiyamet_eng/index.html

Un article de Jacques Potin dans cette même revue Le Monde de la Bible nous informe des différentes transformations du lieu de la Crucifixion de Jésus-Christ comme de son tombeau.

"Le Golgotha

Rappelons les données "géographiques" des Évangiles: le lieu de la crucifixion s'appelle Golgotha (Jn 19, 16b-17); c'est un lieu proche de la ville (Jn 19,41-42). Mais la coutume veut que l'on promène les condamnés à travers les rues afin d'impressionner les passants. Après avoir parcouru un peu plus de cinq cents mètres, le cortège sort par une porte nord de la muraille, aujourd'hui disparue. Cette porte d'Ephraïm est sans doute celle dont on a découvert les vestiges dans l'hôpital russe Alexandre, tout près du Saint-Sépulcre. Tout de suite, barrant l'horizon, se dresse le petit tertre du Golgotha.
Le site est de nature à déconcerter le visiteur: dans notre imaginaire, le Calvaire est une colline isolée, plantée d'arbres; le caveau creusé dans le roc est fermé d'une lourde pierre ronde... L'imposante basilique médiévale du Saint-Sépulcre recouvre le rocher, et l'on y accède par un lacis de ruelles et de souks qui ne laissent rien deviner du relief. Cependant, depuis les fouilles pratiquées de 1961 à 1981 dans le sous-sol de la basilique, nous connaissons mieux l'évolution du site.

Vers les VIIe-Vie siècle avant notre ère, l'endroit est exploité comme carrière, puis abandonné. Dans les étagements laissés dans la pierre, des tombeaux sont creusés par la suite. Au centre de la carrière est conservé un piton rocheux, d'une hauteur de 10,95 mètres.

Entrée du tombeau du Christ. Photo © www.HolyLandPhotos.org.

http://www.sacred-destinations.com/israel/jerusalem-church-of-holy-sepulchre.htm

À l'époque du Christ, la carrière a été partiellement remblayée. Seule affleure, au sommet de la butte, une surface de pierre nue et polie qui forme comme une calotte crânienne, d'où le nom de Golgotha, "le Crâne". Il y a une cinquantaine d'années, on ne pouvait rien apercevoir du rocher de la crucifixion. Aujourd'hui, le flanc oriental du "piton" du Golgotha a été dégagé dans la chapelle du Calvaire.
"À l'endroit où il avait été crucifié, il y avait un jardin et dans ce jardin un tombeau tout neuf." (Jn 19, 41) Selon le P. Couasnon, le Calvaire, domaine public, devait se trouver à proximité, mais en dehors du jardin qui relevait d'un domaine privé. Son étude topographique montre que le tombeau de Jésus était creusé dans un pan vertical de l'ancienne carrière, qui limitait vers l'ouest toute la partie remblayée, tandis que le sol du jardin dont parle saint Jean était constitué par ces remblais de terre.
La présence, dans la basilique du Saint-Sépulcre, de neuf autres tombeaux creusés dans le roc laisse entendre qu'il y avait bien là comme une petite nécropole. Cela aurait posé problème, du point de vue religieux, si cette nécropole s'était trouvée à l'intérieur des remparts, comme le laisse supposer le rempart actuel. Mais les fouilles ont pu préciser l'ancien tracé des remparts: à l'époque du Christ, il laissait le Golgotha hors de la ville.
" (Jacques Potin, Assomptionniste. Le Monde de la Bible, Sur les pas de Jésus 2 Jérusalem, Bayard 2005)

Sur le site de l'encyclopédie Wikipédia nous trouvons de nombreux renseignements et illustrations intéressants comme ce schéma de la basilique du Saint-Sépulcre. On peut ainsi mieux visualiser les vestiges actuels du Golgotha antique. Il est aussi fait mention de la sœur Emmerich (ce qui n'est pas si courant.) : "La mystique Catherine Emmerich aurait eu des visions du Golgotha."

http://fr.wikipedia.org/wiki/Golgotha_(Calvaire)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-S%C3%A9pulcre

 

On peut s'interroger lorsqu'on considère la basilique du Saint-Sépulcre à Jérusalem. Le tombeau du Christ semble bien proche du Golgotha étant donné qu'un même édifice regroupe ces lieux actuellement. L'emplacement du tombeau du Christ pouvait-il être si près du lieu de son exécution ?
On peut aussi s'étonner qu'un notable influent comme Joseph d'Arimathie, qui peut venir réclamer le corps de Jésus à Pilate (Jean 19 :38) pour le déposer dans le sépulcre neuf qu'il s'était fait tailler pour lui-même (Matthieu 27 :60), n'ait pas choisi un emplacement plus "respectable" que le voisinage du Golgotha où étaient exécutés les condamnés.

 

 

La tombe du jardin

Le Golgotha, ancienne carrière utilisée comme nécropole depuis plusieurs siècles, pouvait-il être utilisé pour abriter un tombeau neuf ? Ne pourrait-on pas situer ce tombeau neuf plus à l'écart du Golgotha dans un jardin un peu plus distant qu'il ne l'est dans la basilique du Saint-Sépulcre ?

Les pèlerins qui visitent Jérusalem peuvent apprendre avec étonnement qu'il existe un autre emplacement vénérés comme le tombeau du Christ : la tombe du jardin.


La tombe du jardin. http://www.sacred-destinations.com/israel/jerusalem-garden-tomb.htm

"En 1883 alors qu'il réside en Palestine, alors sous mandat britannique, le général Georges Charles Gordon décide de rechercher le lieu de la crucifixion du Christ.
Il a en effet remarqué que le lieu donné officiellement comme le Golgotha, au Mont des Oliviers, ne correspond en rien à ce que relate la Bible qui est l'un de ses livres de chevet. Il en profite donc pour étudier plusieurs versions et surtout plusieurs traductions afin de se faire une opinion plus précise de ce que pourrait être le Golgotha.
Ayant étudié le Feng Shui, l'art de l'antique géobiologie chinoise, lors de son séjour dans l'Empire Céleste et ceci avec l'un des maîtres les plus réputés de l'époque : Shen Zhuren (Shen Gao Xun), Maître Héritier de l'Ecole des Etoiles Filantes, il s'étonne qu'un nom désignant un crâne, le Golgotha, soit donné à une colline ayant de tous temps été une simple oliveraie.[…]

La Bible affirmait également "A l'endroit où Jésus avait été crucifié il y avait un jardin, et dans ce jardin un tombeau tout neuf, personne n'y avait encore été mis" (JN 19; 41).
Or Gordon retrouva rapidement ce fameux jardin et la tombe qui y était attenante. Celle-ci avait été découverte juste quelques années auparavant, en 1867 mais n'avait pas attiré l'attention. Ce fut donc Gordon qui lui rendit toute son importance historique et biblique. Elle fut datée du premier siècle avant notre ère. La tombe servit, par ailleurs de fonds baptismaux à une époque où elle était inclue dans une petite église ruinée. Elle aurait donc servi de lieu de prière à l'époque byzantine et sous les Croisés puis fut oubliée.
Des recherches furent entreprises et il s'avéra, selon des archives romaines, que ce jardin appartenait bien à Joseph d'Arimathie qui fut l'un des disciples secrets de Jésus.
C'est ce Joseph d'Arimathie qui reçut des autorités romaines l'autorisation spéciale pour ensevelir le corps à sa charge avant le début du Sabbat […]

Gordon fit remarquer à l'époque que tous les détails consignés dans la Bible correspondaient donc à ce lieu : le tombeau était taillé dans le roc et non dans une cavité naturelle (Mt 27; 60) - Il fut fermé par une grande pierre qu'on roula à l'entrée et dont on trouve les traces sur le sol - il y avait assez de place à l'intérieur pour que plusieurs personnes puissent se tenir debout, ce qui est très rare dans ce type de tombeau - Il en conclut donc qu'il s'agissait de la tombe ou fut enseveli le Christ après la crucifixion qui eut lieu sur le Golgotha." (Extrait du site http://www.tao-yin.com/edito/gordon_golgotha.htm)

Le plan du Jardin de la Tombe et du Golgotha dit "Le Calvaire de Gordon" ou "Gordon's Calvary"

Certains indices archéologiques, comme ces vestiges d'une église et de fonds baptismaux ou ces archives romaines qui identifient le jardin de Joseph d'Arimathie, s'ils s'avèrent exacts, nous amènent à reconsidérer la fiabilité de l'emplacement du tombeau du Christ dans le Saint-Sépulcre.

 

Talpiot

Plus récemment (en mars 2007), le documentaire "Le tombeau de Jésus" de l'Israélien SHIMCHA JACOBOVICI crée la polémique en identifiant le tombeau de Jésus et de sa famille à Talpiot, un quartier à 2 km de Jérusalem. Cette tombe et les inscriptions qu'elle porte remettraient ainsi en cause la croyance chrétienne en la Résurrection de Jésus-Christ. On y trouverait des ossuaires identiques à ceux du 1er siècle après JC avec les inscriptions des noms en hébreux suivants :


Jésus
Marie, mère de Jésus
Matthieu (donc parent de Jésus)
José
Jacques (frères de Jésus)
Marie Madeleine
Un enfant : Judas fils de Jésus
Simon (un autre de ses frère) bar Jonas

L'entrée du tombeau (photo extraite de "Mystères des civilisations disparues" #14)

Les noms sont effectivement troublants et indissociables de ceux présents dans les Evangiles.

Néanmoins, il semble peu probable que cette tombe soit la bonne. Le symbole de l'entrée du tombeau ne ressemble à aucun symbole chrétien connu. Est-il celui d'une secte juive ou gnostique?

Si ce tombeau avait eu une quelconque importance pour les Chrétiens des premiers siècles, on aurait aujourd'hui une immense basilique érigée à son emplacement, ou du moins les vestiges d'une église.

Voici le blog très documenté d'Emile Carp (Maîtrise en Théologie de la Faculté Libre de Théologie Réformée d'Aix-en-Provence, Pasteur de l'Eglise Protestante de Wavre en Belgique) http://tombeaudetalpiot.blogspot.com/

 

Plan de Jérusalem aux temps d'Hérode

Voici le superbe plan tiré du Guide Gallimard de Terre Sainte présent sur le site http://www.ebior.org/Dico/gl_topo.htm


La situation du Golgotha apparaît en haut à gauche.

 

 

L'emplacement du tombeau du Christ pouvait-il être si près du lieu de son exécution ? La tombe du jardin ou Talpiot peuvent-ils être des possibilités crédibles ?

C'est grâce à la description détaillée que fait Anne Catherine Emmerich de la situation géographique de la maison de la Vierge Marie à Ephèse que les vestiges de cette demeure furent retrouvés au XIXe siècle. Voici de courts extraits de ce que nous dit la mystique de Dülmen concernant l'embaumement et la mise au tombeau du Christ.


LE CORPS DE JÉSUS EST EMBAUMÉ

"Les hommes se retirèrent dans un petit enfoncement situé au sud-ouest du Calvaire, pour y préparer les objets nécessaires à l'embaumement. Cassius, avec quelques soldats qui s'étaient convertis au Seigneur, se tenait à une distance respectueuse [...] Les saintes femmes donnaient les vases, les éponges, les linges, les onguents et les aromates, là où il était nécessaire : et, le reste du temps, se tenaient attentives à quelque distance [...]

La sainte Vierge conservait un courage admirable dans son inexprimable douleur. Elle ne pouvait pas laisser le corps son fils dans l'horrible état où l'avait mis son supplice, et c'est pourquoi elle commença avec une activité infatigable à le laver et à effacer la trace des outrages qu'il avait soufferts [...]

On pouvait à peine reconnaître le visage du Seigneur tant il était défiguré par les plaies et le sang dont il était couvert. La barbe et les cheveux étaient collés ensemble. Marie lava la tête et le visage, et passa des éponges mouillées sur la chevelure pour enlever le sang desséché [...]

Quand la tête fut nettoyée, la sainte Vierge la voilà, après avoir baisé les joues de son fils. Elle s'occupa ensuite du cou, des épaules, de la poitrine, du des, des bras et des mains déchirées. Ce fut alors seulement qu'on put voir dans toute leur horreur les ravages opérés par tant d'affreux supplices. Tous les os de la poitrine, toutes les jointures des membres étaient disloqués et ne pouvaient plus se plier. L'épaule sur laquelle avait porté le poids de la croix avait été entamée par une affreuse blessure ; toute la partie supérieure du corps était couverte de meurtrissures et labourées par les coups de fouet. Prés de la mamelle gauche était une petite plaie par où était ressortie la pointe de la lance de Cassius, et dans le côté droit s'ouvrait la large blessure où était entrée cette lance qui avait traversé le coeur de part en part.

On ne jetait pas l'eau dont on s'était servi, mais on la versait dans les outres de cuir où l'on exprimait les éponges. Je vis plusieurs fois Cassius ou d'autres soldats aller puiser de nouvelle eau à la fontaine de Gihon, qui était assez rapprochée pour qu'on pût la voir du jardin où était le tombeau [...]

Joseph et Nicodème attendaient depuis quelque temps, lorsque Jean s'approcha de la sainte Vierge, pour la prier de se séparer du corps de son fils, afin qu'on pût achever de l'embaumer, parce que le sabbat était proche. Marie embrassa encore une fois le corps et lui dit adieu dans les termes les plus touchants. Alors les hommes l'enlevèrent du sein de sa mère sur le drap où il était placé, et le portèrent à quelque distance [...]

On porte le corps en un lieu plus bas que la cime du Golgotha ; il s'y trouvait dans un enfoncement une belle pierre unie. Les hommes avaient disposé cet endroit pour y embaumer le corps. Je vis d'abord un linge à mailles d'un travail assez semblable à celui de la dentelle [...] Il était probablement ainsi travaillé à jour afin de laisser couler l'eau. Je vis encore un autre grand drap déployé. On plaça le corps du Sauveur sur la pièce d'étoffe à jour, et quelques-uns des hommes tinrent l'autre drap étendu au-dessus de lui. Nicodème et Joseph s'agenouillèrent, et sous cette couverture, enlevèrent le linge dont ils avaient entouré les reins du Sauveur lors de la descente de croix ; après quoi ils ôtèrent la ceinture que Jonadab, neveu de saint Joseph, avait apportée à Jésus avant le crucifiement. Ils passèrent ensuite des éponges sous ce drap, et lavèrent la partie inférieure du corps ainsi cachée à leurs regards : après quoi ils le soulevèrent à l'aide des linges placés en travers sous les reins et sous les genoux, et le lavèrent par derrière sans le retourner et en ne laissant toujours couvert du même drap. Ils le lavèrent ainsi jusqu'au moment où les éponges pressées ne rendirent plus qu'une eau claire et limpide [...]

Ensuite, ils versèrent de l'eau de myrrhe sur tout le corps, et, le maniant avec respect, lui firent reprendre toute sa longueur, car il était resté dans la position où il était mort sur la croix, les reins et les genoux courbés. Ils placèrent ensuite sous ses hanches un drap d'une aune de large sur trois aunes de long, remplirent son giron de paquets d'herbes telles que j'en vois souvent sur les tables célestes, posées sur de petits plats d'or aux rebords bleus, et ils répandirent sur le tout une poudre que Nicodème avait apportée. Alors ils enveloppèrent la partie inférieure du corps et attachèrent fortement autour le drap qu'ils avaient placé au-dessus. Cela fait, ils oignirent les blessures des hanches, les couvrirent d'aromates, placèrent des paquets d'encens entre les jambes dans toute leur longueur, et les enveloppèrent de bas en haut dans ces aromates.

Alors Jean ramena près du corps la sainte Vierge et les autres saintes femmes. Marie s'agenouilla près de la tête de Jésus posa au-dessous un linge très fin qu'elle avait reçu de la femme de Pilate, et quelle portait autour de son cou, sous son manteau ; puis, aidée des saintes femmes, elle plaça, des épaules aux joues, des paquets d'herbes, des aromates et de la poudre odoriférante ; puis elle attacha fortement ce linge autour de la tête et des épaules. Madeleine versa en outre un flacon de baume dans la plaie du côté, et les saintes femmes placèrent encore des herbes dans les mains et autour des pieds.

Alors les hommes remplirent encore d'aromates les aisselles et le creux de l'estomac : ils entourèrent tout le reste du corps, croisèrent sur son sein ses bras raidis, et serrèrent le grand drap blanc autour du corps jusqu'à la poitrine, de même qu'on emmaillote un enfant. Puis, ayant assujetti sous l'aisselle l'extrémité d'une large bandelette, ils la roulèrent autour de la tête et autour de tout le corps qui prit ainsi l'aspect d'une poupée emmaillotée. Enfin, ils placèrent le Sauveur sur le grand drap de six aunes qu'avait acheté Joseph d'Arimathie, et l'y enveloppèrent : il y était couché en diagonale ; un coin du drap était relevé des pieds à la poitrine l'autre revenait sur la tête et las épaules ; les deux antres étaient repliés autour du corps.

Comme tous entouraient le corps de Jésus et s'agenouillaient autour de lui pour lui faire leurs adieux, un touchant miracle s'opéra à leurs yeux ; le corps sacré de Jésus, avec toutes ses blessures, apparut, représenté par une empreinte de couleur rouge et brune, sur le drap qui le couvrait, comme s'il avait voulu récompenser leurs soins et leur amour, et leur laisser son portrait à travers tous les voiles dont il était enveloppé. Ils embrassèrent le corps en pleurant et baisèrent avec respect sa merveilleuse empreinte. Leur étonnement fut si grand qu'ils ouvrirent le drap, et il s'accrut encore lorsqu'ils virent toutes les bandelettes qui liaient le corps blanches comme auparavant, et le drap supérieur ayant seul reçu cette miraculeuse image." (http://livres-mystiques.com/partieTEXTES/CatherineEm/LaPassion/table.html )

Ce témoignage est bouleversant par la précision des détails de la description de l'état de Jésus comme de l'attention apporté à sa dépouille par ses proches. L'embaumement se fait en deux phases, le haut du corps est préparé par la Vierge Marie, le bas du corps est préparé avec une extrême pudeur par les hommes du groupe.

"On porte le corps en un lieu plus bas que la cime du Golgotha ; il s'y trouvait dans un enfoncement [situé au sud-ouest du Calvaire] une belle pierre unie." Doit-on voir par cette révélation la pierre de l'onction qui est encore aujourd'hui vénérée dans la basilique du Saint-Sépulcre?

http://www.sacred-destinations.com/israel/jerusalem-church-of-holy-sepulchre.htm

" Je vis plusieurs fois Cassius ou d'autres soldats aller puiser de nouvelle eau à la fontaine de Gihon, qui était assez rapprochée pour qu'on pût la voir du jardin où était le tombeau" Cette précision topographique n'est pas conciliable avec l'emplacement supposé de la source de Gihon et son cheminement jusqu'à la piscine de Siloé sur le plan de Jérusalem aux temps d'Hérode. Jérusalem ayant été rasé par les légions romaines, il est impossible aujourd'hui de situer cette "fontaine de Gihon" par rapport à la source.

" le corps sacré de Jésus, avec toutes ses blessures, apparut, représenté par une empreinte de couleur rouge et brune, sur le drap qui le couvrait". Anne Catherine atteste ainsi l'existence du linceul de Turin.

 

 

LA MISE AU TOMBEAU

" Les hommes placèrent le corps sur une civière de cuir qu'ils recouvrirent d'une couverture brune et à laquelle ils adaptèrent deux longs bâtons. Cela me rappela l'arche d'alliance. Nicodème et Joseph portaient sur leurs épaules les brancards antérieurs ; Abénadar et Jean, ceux de derrière. Ensuite venaient la sainte Vierge, Marie d'Héli, sa soeur aînée, Madeleine et Marie de Cléophas, puis les femmes qui s'étaient tenues assises à quelque distance, Véronique, Jeanne Chusa, Marie mère de Marc, Salomé, femme de Zébédée Marie Salomé, Salomé de Jérusalem, Suzanne et Anne, nièces de saint Joseph. Cassius et les soldats fermaient la marche. Les autres femmes, telles que Maroni de Naïm, Dina la Samaritaine et Mara la Suphanite étaient à Béthanie, auprès de Marthe et de Lazare. Deux soldats, avec des flambeaux, marchaient en avant ; car il fallait éclairer l'intérieur de la grotte du sépulcre. Ils marchèrent ainsi prés de sept minutes, se dirigeant à travers la vallée vers le jardin de Joseph d'Arimathie et chantant des psaumes sur un air doux et mélancolique. Je vis sur une hauteur, de l'autre côté, Jacques le Majeur, frère de Jean, qui les regardait passer, et qui retourna annoncer ce qu'il avait vu aux autres disciples cachés dans les cavernes.

Le jardin est de forme irrégulière. Le rocher où le sépulcre est taillé est couvert de gazon et entouré d'une haie vive ; il y a encore devant l'entrée une barrière de perches transversales attachées à des pieux au moyen de chevilles de fer. Quelques palmiers s'élèvent devant l'entrée du jardin et devant celle du tombeau, qui est située dans l'angle à droite. La plupart des autres plantations consistent en buissons, en fleurs et en arbustes aromatiques. Le cortège s'arrêta à l'entrée du jardin ; on l'ouvrit en enlevant quelques pieux qui servirent ensuite de leviers pour rouler dans le caveau la pierre destinée à fermer le tombeau. Quand on fut devant le rocher, on ouvrit la civière, et on enleva le saint corps sur une longue planche, sous laquelle un drap était étendu transversalement. Nicodème et Joseph portaient les deux bouts de la planche, Jean et Abénadar ceux du drap. La grotte, qui était nouvellement creusée, avait été récemment nettoyée par les serviteurs de Nicodème qui y avaient brûlé des parfums ; l'intérieur en était propre et élégant ; il y avait même un ornement sculpté au haut des parois. La couche destinée à recevoir le corps était un peu plus large du côté de la tête que du côté opposé ; on y avait tracé en creux la forme d'un cadavre enveloppé de ses linceuls en laissant une petite élévation à la tête et aux pieds. Les saintes femmes s'assirent vis-à-vis l'entrée du caveau. Les quatre hommes y portèrent le corps du Seigneur, remplirent encore d'aromates une partie de la couche creusée pour le recevoir, et y étendirent un drap qui dépassait des deux côtés la couche sépulcrale, et sur lequel ils placèrent le corps. Ils lui témoignèrent encore leur amour par leurs larmes et leurs embrassements et sortirent du caveau. Alors la sainte Vierge y entra ; elle s'assit du coté de la tète, et se pencha en pleurant sur le corps de son fils. Quand elle quitta la grotte, Madeleine s'y précipita ; elle avait cueilli dans le jardin des fleurs et des branches qu'elle jeta sur Jésus ; elle joignit les mains et embrassa en sanglotant les pieds de Jésus ; mais les hommes l'ayant avertie qu'ils voulaient fermer le tombeau. elle revint auprès des femmes. Ils relevèrent au-dessus du saint corps les bords du drap où il reposait, placèrent sur le tout la couverture de couleur brune, et fermèrent les battants de la porte, qui était d'un métal brunâtre, vraisemblablement en cuivre ou en bronze ; il y avait devant deux bâtons, l'un vertical, l'autre horizontal ce qui faisait l'effet d'une croix (1).

La grosse pierre destinée à fermer le tombeau, qui se trouvait encore devant l'entrée du caveau, avait à peu près la forme d'un coffre (2) ou d'une pierre tombale ; elle était assez grande pour qu'un homme pût s'y étendre dans toute sa longueur ; elle était très pesante, et ce ne fut qu'avec les pieux enlevés à l'entrée du jardin que les hommes purent la rouler devant la porte du tombeau. La première entrée du caveau était fermée avec une porte faite de branches entrelacées. Tout ce qui fut fait dans l'intérieur de la grotte se fit à la lueur des flambeaux, parce que la lumière du jour n'y pénétrait pas. Pendant la mise au tombeau, je vis, dans le voisinage du jardin et du Calvaire errer plusieurs hommes à l'air triste et craintif. Je crois que c'étaient des disciples qui, sur le récit d'Abénadar, étaient venus des cavernes par la vallée et qui y retournèrent ensuite.

(1) La soeur n'explique pas si ces bâtons étaient des pièces détachées, placées devant la porte, ou si c'étaient des bandes en relief faisant partie de cette porte.

(2) Vraisemblablement la soeur Emmerich voulait parler ici de ces caisses antiques où les paysans de son pays renferment leurs vêtements, le fond en est moins large que le couvercle, ce qui leur donne en effet une certaine ressemblance avec une tombe. Elle avait prés d'elle une de ces caisses qu'elle appelait son coffre. C'est en ces termes qu'elle a souvent décrit la pierre en question, dont la forme toutefois n'est pas représentée très clairement." (http://livres-mystiques.com/partieTEXTES/CatherineEm/LaPassion/table.html )

 

"Ils marchèrent ainsi prés de sept minutes, se dirigeant à travers la vallée vers le jardin de Joseph d'Arimathie". On peut ainsi considérer sans se tromper que le tombeau de Jésus n'est pas localisé dans la basilique du Saint-Sépulcre près du Golgotha. La distance couverte en "sept minutes" est plus importante et la direction prise est "à travers la vallée".

On ne peut que s'émerveiller de la richesse des détails du récit d'Anne Catherine. On pourrait presque "voir" ce tombeau. Avant de poursuivre nos remarques, utilisons une autre description de Jérusalem et du tombeau de Jésus.

 

 

PRECISIONS SUR LA LOCALISATION DU TOMBEAU

Voici une description complémentaire de Jérusalem et de la localisation du tombeau de Jésus. Anne Catherine ajoute un commentaire très utile à notre étude à propos de Sainte Hélène et du Saint-Sépulcre.

"Souvent Anne Catherine, lorsqu'elle décrivait la situation le certains lieux, entrait dans des détails si minutieux qu'il était presque impossible de les bien saisir ; car, pendant que les maladies la retenaient couchée sur son lit, elle se tournait en esprit de côté et d'autre vers les objets qu'elle contemplait. et on était très exposé à confondre les directions à droite et à gauche qu'elle indiquait de la main tout en racontant [...]

Le jardin de Joseph d'Arimathie (1) est situé près de la porte de Bethléhem, à sept minutes environ du Calvaire ; c'est un beau jardin avec de grands arbres, des bancs, des massifs qui donnent de l'ombre : il va en montant jusqu'aux murs de la ville. Quand dans la vallée on vient de la face septentrionale et qu'on entre dans le jardin, le terrain monte à gauche vers le mur de la ville ; puis on voit, à sa droite, au bout du jardin, un rocher séparé où est le tombeau. Apres être entré dans le jardin, on tourne à droite pour arriver à la grotte sépulcrale qui s'ouvre vers le levant, du côté où le terrain monte vers le mur de la ville. Au sud-ouest et au nord-ouest du même rocher sont deux sépulcres plus petits, également neufs, avec des entrées surbaissées. A l'ouest de ce rocher passe un sentier qui eu fait le tour. Le terrain devant l'entrée du sépulcre est plus élevé que cette entrée, et il y a des marches pour y descendre.

On se trouve alors comme dans un petit fossé devant la paroi orientale du rocher. Cet abord extérieur est fermé par une barrière en clayonnage. Le caveau est assez spacieux pour que quatre hommes à droite et quatre hommes à gauche puissent se tenir adossés aux parois, sans gêner les mouvements de ceux qui déposent le corps. Vis-à-vis l'entrée se trouve une espèce de niche formée par la paroi du rocher qui s'arrondit en voûte au-dessus de la couche sépulcrale, laquelle est élevée d'environ deux pieds au-dessus du sol avec une excavation destinée à recevoir un corps enveloppé dans ses linceuls. Le tombeau ne tient au rocher que par un côté, comme un autel : deux personnes peuvent se tenir à la tête et aux pieds, et il y a encore place pour une personne en avant, quand même la porte de la niche où est le tombeau serait fermée. Cette porte est en métal, peut-être en cuivre ; elle s'ouvre à deux battants qui ont leur point d'attache aux parois latérales ; elle n'est pas tout à fait perpendiculaire, mais un peu inclinée en avant de la niche, et elle descend assez prés du sol pour qu'une pierre mise devant puisse l'empêcher de s'ouvrir. La pierre destinée à cet usage est encore devant l'entrée du caveau : aussitôt après la mise au tombeau du Sauveur, on la placera devant la porte. Cette pierre est fort grosse et un peu arrondie du côté de la porte de la niche. parce que la paroi de rocher où celle-ci s'ouvre n'est point coupée à angle droit. Pour rouvrir les deux battants, il n'est pas nécessaire de rouler la pierre hors du caveau, ce qui serait très difficile, à cause du peu d'espace ; mais on fait passer une chaîne, qui descend de la voûte, dans quelques anneaux fixés à la pierre ; on la soulève par ce moyen, quoique toujours à force de bras, et on la met de côté contre la paroi du caveau. Vis-à-vis l'entrée de la grotte, est un banc de pierre ; on peut monter de là sur le rocher qui est couvert de gazon et d'où l'on voit par-dessus lesi murs de la ville les points les plus élevés de Sion et quelques tours. On voit aussi de là la porte de Bethléem et la fontaine de Gihon. Le rocher à l'intérieur est blanc avec des veines rouges et bleues. Tout le travail de la grotte est fait avec beaucoup de soin.

Note : Nous devons dire ici que, pendant les quatre années dans le cours desquelles la soeur Emmerich eut ses visions, elle raconta ce qui advint des saints lieux de Jérusalem depuis les premiers temps jusqu'à nos jours. Elle les vit plus d'une fois dévastés et profanés, mais toujours l'objet d'un culte public ou secret. Elle vit beaucoup de pierres et de fragments de rochers, témoins de la Passion et de la Résurrection de Notre Seigneur, rassemblés par sainte Hélène dans l'église du Saint Sépulcre, à l'époque de la construction de cet édifice. Lorsqu'elle s'y transportait en esprit. elle y révérait le lieu de la croix, le saint tombeau, et plusieurs parties de la grotte sépulcrale de Notre-Seigneur au-dessus desquelles on a bâti des chapelles. Toutefois, elle semblait voir quelquefois un peu plus de distance entre la place réelle de ce tombeau et celle où la croix était plantée qu'il n'y en a entre les chapelles qui les désignent dans l'église de Jérusalem." (http://livres-mystiques.com/partieTEXTES/CatherineEm/LaPassion/table.html )

"Le jardin de Joseph d'Arimathie est situé près de la porte de Bethléhem, à sept minutes environ du Calvaire" De nouveau, Anne Catherine confirme l'éloignement du tombeau et du Calvaire. Il n'est donc pas situé dans la basilique du Saint-Sépulcre. C'est ainsi que : "elle semblait voir quelquefois un peu plus de distance entre la place réelle de ce tombeau et celle où la croix était plantée qu'il n'y en a entre les chapelles qui les désignent dans l'église de Jérusalem."

La soeur Emmerich ne nous laisse pas sans explication : "Elle les vit plus d'une fois dévastés et profanés, mais toujours l'objet d'un culte public ou secret. Elle vit beaucoup de pierres et de fragments de rochers, témoins de la Passion et de la Résurrection de Notre Seigneur, rassemblés par sainte Hélène dans l'église du Saint Sépulcre, à l'époque de la construction de cet édifice." Nous avons ainsi peu d'espoir de revoir le tombeau de la Résurrection intact. Ce sont donc des fragments qui ont été déposés dans l'église du Saint Sépulcre.

 

Un autre témoignage est tout aussi concordant. La Vierge Marie avait disposé un chemin de croix à Ephèse en respectant les distances réelles entre chaque station. La station du Golgotha et celle du tombeau sont assez éloignées. Un croquis de son parcours nous a été transmis par la mystique belge Rosalie Put. L'emplacement du tombeau de Marie

 

LE TOMBEAU DU CHRIST A-T-IL ETE DETRUIT ?

Voici une description complémentaire de ce qui a été fait du tombeau de Jésus.

"Le jardin du saint Sépulcre descendait en pente douce, à partir de l'éminence qui renfermait le caveau sépulcral. Je vis un jour raser cette éminence et jeter dans le jardin la terre qu'on en avait retirée : tout fut comblé et obstrué par de nouvelles constructions. Cette nuit encore j'ai vu en vision tous ces saints lieux : la montagne du Calvaire et le tombeau avaient subi des changements qui les rendaient méconnaissables : beaucoup de chemins étaient encombres et coupés par d'autres. La montagne du Calvaire, autour de laquelle s'élevaient jadis d'autres collines entremêlées de sites agréables était notablement abaissée et la plate-forme qui la terminait très élargie. Je vis sur l'emplacement du saint Sépulcre un temple dans le haut duquel étaient pratiquées des ouvertures rondes. Les chemins qui conduisaient là n'étaient plus les mêmes : en quelques endroits les pentes douces étaient coupées à pic et l'on voyait du sable blanc et des pierres blanches. Il y avait aussi à l'entour de méchantes cabanes et des constructions élevées terminées en pointe. Je vis aujourd'hui tout cela au commencement de la vision : mais plus tard quand je vis Hélène faire faire des fouilles pour retrouver la croix, le temple était démoli." (http://livres-mystiques.com/partieTEXTES/CatherineEm/Volume6/chapit14.html)

Anne Catherine confirme que l'éminence du tombeau a été rasée. "la montagne du Calvaire et le tombeau avaient subi des changements qui les rendaient méconnaissables"

La soeur Emmerich, par ses visions, nous permet de "voir" un tombeau du Christ qui n'existe plus en l'état. Seuls des fragments sont rassemblés dans l'église du Saint Sépulcre.

 

 

A propos de la tombe du jardin de Gordon

La description détaillée que fait Anne Catherine laisse peu d'espoir pour identifier la tombe du jardin découverte par Gordon avec le vrai tombeau du Christ. En effet, ce tombeau est assez éloigné des anciennes murailles de Jérusalem (sur le plan du site ci-dessous) alors que la soeur nous indique bien que "le jardin de Joseph d'Arimathie va en montant jusqu'aux murs de la ville" et qu'il "est situé près de la porte de Bethléhem", localité qui se trouve plutôt au sud de Jérusalem.

 

 

De plus ce tombeau est en trop bon état quand on compare la photo ci-dessous et les révélations d'Anne Catherine.


La couche sépulcrale. http://www.sacred-destinations.com/israel/jerusalem-garden-tomb.htm

D'après Anne Catherine, le tombeau de Gordon ne peut être celui du Christ. On pourrait chronométrer sur place la distance qui le sépare du Golgotha (de Gordon ou du Saint-Sépulcre) ou vérifier les aménagements intérieurs et extérieurs par rapport aux descriptions détaillées que fait Anne Catherine. Mais, ce tombeau de Gordon est en trop bon état et sa situation au nord de Jérusalem est difficilement compatible avec la proximité annoncée de la porte de Bethléhem.

 

 

CONCLUSIONS

Anne Catherine n'était pas obligée de s'écarter de la tradition chrétienne qui situe l'emplacement du tombeau du Christ dans la basilique du Saint-Sépulcre.

Dans ses visions, elle voit pourtant des choses qui expliquent cette tradition tout en donnant des précisions étonnantes sur la physionomie et l'emplacement exact de ce tombeau.

En voici un petit résumé:

- les lieux saints ont été dévastés et profanés, mais beaucoup de pierres et de fragments de rochers, témoins de la Passion et de la Résurrection de Notre Seigneur, ont été rassemblés par sainte Hélène dans l'église du Saint-Sépulcre,

- le tombeau est situé près de la porte de Bethléhem, à sept minutes environ du Calvaire,

- la grotte sépulcrale, spacieuse, s'ouvre vers le levant, du côté où le terrain monte vers le mur de la ville, et, il y a des marches pour y descendre. Au sud-ouest et au nord-ouest du même rocher sont deux sépulcres plus petits,

- la couche sépulcrale est élevée d'environ deux pieds au-dessus du sol, un peu plus large du côté de la tête que du côté opposé ; on y avait tracé en creux la forme d'un cadavre enveloppé de ses linceuls en laissant une petite élévation à la tête et aux pieds,

- il y avait un ornement sculpté au haut des parois.

- vis-à-vis de l'entrée se trouve une espèce de niche formée par la paroi du rocher qui s'arrondit en voûte au-dessus de la couche sépulcrale,

- une porte en métal, peut-être en cuivre, un peu inclinée en avant de la niche, s'ouvre à deux battants qui ont leur point d'attache aux parois latérales,

- la pierre munie d'anneaux, déplacée au moyen d'une chaîne qui descend de la voûte, est fort grosse et un peu arrondie du côté de la porte de la niche parce que la paroi de rocher où celle-ci s'ouvre n'est point coupée à angle droit,

- le rocher à l'intérieur est blanc avec des veines rouges et bleues.

Si le tombeau du Christ, dans le jardin de Joseph d'Arimathie existe toujours, la description détaillée qu'en fait Anne Catherine Emmerich peut permettre de l'identifier.

 

 

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Thomas Wegener (1900)

" Et moi je suis morte, je ne suis qu'un esprit; autrement je ne pourrais voir ces choses, car elles n'existent pas maintenant, et cependant maintenant elles existent. Mais cela n'existe pas dans le temps; en Dieu il n'y a pas de temps, en Dieu tout est présent ; je suis morte, je suis un esprit. " (Anne Catherine Emmerich)