QUI ETAIT ANNE CATHERINE EMMERICH ?

La plus grande visionnaire de tous les temps

 

Le suaire de Turin, véritable relique ?

 

 

En 1988, cette célèbre relique est soumise à la datation au carbone 14. Stupeur ! Ce tissus daterait du Moyen-Age (entre 1260 et 1390) !

C'est un vrai scandale. Combien de chrétiens ont été bernés au fil des siècles ?

Bien entendu, la Science étant "au dessus de tout soupçon", cette datation "fiable" est restée dans tous les esprits.
Qui a su que le professeur Harry Gove a reconnu publiquement en janvier 2000 (vidéo Discovery channel) qu'il n'était pas possible en 1988 de dater le suaire avec une certitude absolue ? Les spécialistes n'avaient pas intégré des facteurs de rajeunissement comme la chaleur, l'humidité, la présence de moisissures ou la contamination bactérienne.

Avant d'entrer dans le vif du sujet, on peut s'interroger sur le fait que, à priori, aucun roi ou grand personnage n'a laissé une image si précise sur son linceul mortuaire. Pourquoi vouloir alors "fixer" une image "imaginaire" sur un linceul au Moyen-Age ?

Commençons par nous intéresser aux Evangiles. Surtout celui de Jean qui était au pied de la croix et présent ensuite au tombeau pour l'ensevelissement du Christ puis après sa résurrection.

Jean 19 :38-42 (Osty)
La sépulture

38 Après cela, Joseph d'Arimathie, un disciple de Jésus, mais qui l'était en secret par peur des Juifs, demanda à Pilate d'enlever le corps de Jésus. Et Pilate le permit. [Joseph] vint donc et enleva son corps. 39 Nicodème aussi vint, celui qui au début était venu vers [Jésus] de nuit; il apportait un mélange de myrrhe et d'aloès d'environ cent livres. 40 Ils prirent donc le corps de Jésus et le lièrent de bandelettes, avec les aromates, selon que les Juifs ont coutume d'ensevelir. 41 A l'endroit où il avait été crucifié, était un jardin, et dans ce jardin un tombeau tout neuf, où personne encore n'avait été mis. 42 A cause de la Préparation des Juifs, comme le tombeau était proche, ce fut donc là qu'ils mirent Jésus.

Jean 20 :1-10 (Osty)
Le tombeau trouvé vide

Le premier jour de la semaine, Marie la .Magdaléenne vient au tombeau le matin, alors qu'il faisait encore sombre, et elle aperçoit la pierre enlevée du tombeau. 2 Elle court donc et vient vers Simon-Pierre et vers l'autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit: " On a enlevé le Seigneur du tombeau, et nous ne savons où on l'a mis. "

Pierre et Jean au tombeau

3 Pierre sortit donc, ainsi que l'autre disciple, et ils venaient au tombeau. 4 Tous deux couraient ensemble, mais l'autre disciple courut en avant plus vite que Pierre et vint le premier au tombeau. 5 Se penchant, il aperçoit les bandelettes posées là; pourtant il n'entra pas. 6 Vient donc aussi Simon-Pierre, qui le suivait, et il entra dans le tombeau. Il voit les bandelettes posées là, 7 ainsi que le suaire qui était sur sa tête, non pas posé avec les bandelettes, mais roulé à part, dans un autre endroit. 8 Alors donc entra aussi l'autre disciple, qui était venu le premier au tombeau; il vit et il crut. 9 Car ils n'avaient pas encore compris l'Écriture, selon laquelle il devait ressusciter d'entre les morts. 10 Les disciples s'en allèrent donc de nouveau chez eux.

Une constatation évidente s'impose ; l'évangéliste ne dit rien au sujet d'une image laissée sur un linceul ! De plus, la traduction Osty parle de "bandelettes" et d'un "suaire", pas d'un linceul. Le doute est donc permis et même souhaitable.
Aidons-nous d'une étude remarquable réalisée par l'écrivain Daniel Raffard de Brienne (président du CIELT) dans son livre "Enquête sur le Saint Suaire".


Commençons par un bref exposé du vocabulaire utilisé dans l'Evangile.

 

"Linceul et suaire dans l'Évangile

Disons que les mots français: linceul et linge, latins; sindon, linteum et linteamen, et grecs: sindôn et othonia, désignent tous une toile de lin. Sindon et sindôn s'appliquent plutôt à des toiles fines, comme le grec othonê d'où vient othonia, un diminutif qui inspire l'idée de taille réduite (petit morceau) ou de légèreté (voile) […]
On peut dire que tous ces mots s'appliquent dans l'Évangile au linceul du Christ. Il est vain de vouloir faire des othonia des bandelettes, alors que saint Jean en employant ce mot (19.40) précise que le corps de Jésus fut enveloppé selon la coutume des Juifs. Ceux-ci n'utilisaient pas de bandelettes comme le faisaient les Égyptiens.
À côté de ces mots, apparaît dans saint Jean le terme soudarion qui donnera en français: suaire. Une mauvaise interprétation du texte johannique lui a imposé le sens de linceul, un linceul que les apôtres auraient vu, dans le tombeau vide, roulé à part à côté des linges et bandelettes gisant à terre.
Très tôt les deux mots linceul et suaire sont devenus synonymes […]
En réalité, le soudarion grec, comme le sudarium latin dont le nom vient de sudor, la sueur, était un grand mouchoir servant à essuyer la transpiration du visage […] ce même mot soudarion se retrouve dans les Actes des Apôtres (19.12) où il signifie mouchoir et surtout chez saint Jean qui l'emploie une première fois (11.14) pour désigner la mentonnière qui entourait le visage de Lazare enseveli. Or, dans le cas du Christ, le soudarion, le véritable suaire qui ne nous est pas parvenu, est aussi une mentonnière enroulée autour de la face du mort. Si l'on regarde l'image du linceul de Turin, on remarque qu'il y a un blanc entre la trace de la face et celle de l'arrière de la tête, alors que le tissu aurait dû porter la marque du sommet du crâne. Ce blanc correspond à l'emplacement de la mentonnière."

A la lumière de ceci, le récit des Evangiles s'éclaire différemment.

"Le récit évangélique

Les quatre Évangiles, en se complétant mutuellement, nous apprennent que Joseph d'Arimathie obtint de Pilate la permission de recueillir le corps du Christ qui venait de mourir. Il acheta le linceul blanc, détacha le corps de la croix et l'enveloppa dans la toile de lin. Le linceul de Turin montre qu'il posa le dos du corps sur la moitié du tissu, entoura le visage de la mentonnière (le suaire) et rabattit l'autre moitié de la pièce de lin sur le devant du corps. Celui-ci fut déposé dans un tombeau neuf, avec une grande quantité de parfums apportés par Nicodème.
Lorsque, pour procéder à l'embaumement après le sabbat, les saintes femmes se rendirent au tombeau, elles le trouvèrent vide. Pierre, alerté, n'y vit plus que les linges gisant à terre, nous dit saint Luc.
Saint Jean est plus explicite et son texte revêt une grande importance que d'imparfaites traductions avaient masquée jusqu'à notre époque. Une série de travaux lui restitue son véritable sens qui est à peu près celui-ci: " Pierre... voit les linges (le linceul) gisant et le suaire (la mentonnière) qui était sur la tête, non pas gisant avec les linges, mais distinctement enroulé à la même place ".
En clair, Pierre et Jean virent le linceul affaissé à plat et la mentonnière restée enroulée à sa place entre les deux pans du tissu. Le corps avait disparu sans déranger les linges, donc sans avoir été enlevé!
C'est pourquoi saint Jean ajoute immédiatement: " Il vit et il crut, car ils ne savaient pas encore l'Écriture : qu'il fallait qu'il ressuscitât d'entre les morts. "

Ainsi, on comprend mieux l'effet de la vision qu'ont eu les Apôtres des linges restés à leur place.

Le corps de Jésus n'avait pas été retiré du tombeau mais il s'était comme évanoui.
Néanmoins, nous restons sur notre faim quant à l'image du linceul ! Rien n'est dit dans le Nouveau Testament à son sujet.

 

A-t-elle au moins laissé des traces dans l'histoire ?

 

 

L'histoire du "suaire" appelé aussi Mandylion :

Le roi Abgar d'Edesse présente le Mandylion. Icône sur bois Xe siècle,
monastère Ste Catherine du Sinaï. (Le Monde de la Bible)

"Édesse

C'est à Édesse au IVe siècle que nous allons retrouver le linceul, dissimulé sous la forme d'un portrait du Christ que les Grecs appelleront Mandylion.
Édesse, l'actuelle Urfa dans le sud-est de la Turquie, était dans l'Antiquité une ville importante de la Mésopotamie septentrionale. Dans son Histoire ecclésiastique écrite vers 325, Eusèbe de Césarée relate à son propos une curieuse légende. À l'en croire, Abgar V le Noir, roi d'Édesse au 1er siècle, aurait écrit au Christ qui lui aurait répondu. Eusèbe et d'autres sources nous ont transmis le texte, assez banal, de ces lettres. On imagina plus tard que le Christ fit porter sa réponse par le disciple Thadée. Cette légende se trouvera, nous le verrons, associée au Mandylion.

Le Mandylion


Des représentations anciennes du Mandylion montrent qu'il consistait en un rectangle horizontal couvert d'un treillage d'or au milieu duquel une ouverture ronde laissait voir la partie du linceul où l'on distingue le visage du Christ. Outre des fresques, comme celle de l'église Sakli à Goreme en Cappadoce, il y eut certainement beaucoup de copies dont l'apparition ci et là interfère parfois dans l'histoire du linceul et, selon nous, mais nous y reviendrons, se trouve à l'origine de la légende de sainte Véronique. Notons que la cathédrale de Laon possède une de ces copies depuis 1249 et que le Mandylion figurait encore sur certains étendards russes jusqu'en 1917[…]
D'autre part, on relève dans les documents qu'ils ont laissés quelques détails qui se rapportent au linceul. Ainsi avaient-ils remarqué que l'image ne pouvait être une peinture et employaient-ils à son sujet le acheiropoiêtos, "non fait de main (d'homme)". On rencontre aussi dans les Actes de Thaddée le terme tetradiplon qui signifie à peu près "doublé en quatre". Cela montre que l'on avait remarqué que le tissu avait été plié quatre fois derrière le treillage d'or: en 1978, John Jackson retrouvera sur le linceul plusieurs des plis du Mandylion.
Enfin, un codex latin, cité par Dobschütz, mais non daté, parle de la sanguinea domini... ymago d'Édesse. L'image sanglante du Seigneur: certains percevaient donc le linceul sous l'aspect du Mandylion." (Daniel Raffard de Brienne)

Pour l'auteur, le véritable Mandylion n'est autre que le linceul replié ; linceul qui aurait inspiré des copies postérieures du seul visage du Christ. On peut tout de même s'étonner de qualifier le linceul "d'image sanglante" ; l'image du linceul étant diaphane avec quelques traces de sang.

lien: http://www.spiritualite-chretienne.com/christ/mandylio.html

L'auteur nous rapporte aussi cette "légende" du "voile de Véronique".

 

"Le voile de Véronique

Mais il ne faut pas oublier qu'il y eut des "copies" du Mandylion qui, faute de précisions dans des documents déjà trop rares, parasitent parfois l'histoire du saint suaire.
Il y aura ainsi, comme à Compiègne, de faux saints suaires, souvent de simples linges à usage liturgique du Vendredi saint, à qui la piété populaire attribuera une authenticité à laquelle ils ne prétendaient pas. Seul subsiste de nos jours le suaire de Cadouin, en Périgord, une pièce de tissu égyptien de la fin du XIe siècle. Il est bon de préciser qu'aucun faux suaire, à part celui de Besançon que nous aurons l'occasion de rencontrer plus loin, ne portait d'image du Christ.
En revanche, la tradition du portrait "non fait de main d'homme" inspirera d'autres productions, comme l'image de Cappadoce à Constantinople en 574. On peut voir aussi, croyons-nous, dans l'image d'Édesse, l'original du célèbre voile de Véronique qui n'en serait qu'une copie.

On raconte que Véronique, que l'on ne connaît pas autrement, avait essuyé le visage du Christ portant sa croix et que ce visage s'était imprimé sur le linge. Mais la plus ancienne version de la légende, donnée au VIIe ou VIIIe siècle par l'auteur de La Mort de Pilate, dit simplement, sans allusion à la Passion, que le Christ imprima son visage sur une toile qu'il donna à Véronique: ne dirait-on pas une simple transposition de la légende d'Abgar ?
Le nom même de Véronique pose un problème. On soutient souvent que ce nom dérive de la légende et la confirme: il viendrait de vera icon et signifierait " la vraie image ". Le mot icon, dérivé du grec eikôn, ne paraît pas être entré avant le IIe siècle dans le vocabulaire latin […]
Abstraction faite des récits légendaires, l'histoire certaine du voile de Véronique commence au pontificat de Jean VII, un pape grec qui régna de 705 à 707. Ce pape plaça le voile dans un oratoire qu'il fit construire au Vatican et qu'il consacra à la Sainte Vierge. Lors de ses ostensions, le voile était présenté sous un dais, l'umbella de Jean VII, dont des dessins du XVIIe siècle nous conservent le souvenir. L'auteur des dessins, Grimaldi, parlait du " saint suaire du Christ qu'on appelle Véronique ".
- Exposé au XIIe siècle au Latran, le voile, transféré au début du XVIIe siècle à la nouvelle basilique Saint Pierre, y fera l'objet de rares ostensions, la dernière en 1854. On le sort parfois, sans plus, parmi les autres reliques conservées dans la basilique. Il ne porterait plus d'image, dit-on, et n'a fait l'objet d'aucune étude scientifique. On a peint des copies que l'on peut voir à Rome et à Gênes. L'image reproduite sur ces copies, et notamment celle du XVIIe siècle conservée dans l'église romaine de Gesu, rappelle le visage du linceul de Turin." (Daniel Raffard de Brienne)

Domenico Fetti (Roman, 1589 - 1623)
Le voile de Véronique
Samuel H. Kress Collection, U.S.A.
Copyright 1999 : National Gallery of Art, Washington D.C.

Cette "légende" est à plusieurs titres étonnante. Tout d'abord par le fait que les premiers témoignages historiques connus ne concernent que l'image du visage de Jésus-Christ. Ensuite, parce que l'on y retrouve le sens premier du "suaire", à savoir "un grand mouchoir servant à essuyer la transpiration du visage".
Poursuivons notre quête d'indices historiques.

 

 

Chronologie générale

Cette chronologie générale rappelle les étapes principales du voyage du linceul du Christ, ou d'autres reliques, à travers les siècles.

Elle est réalisée à partir du livre de Daniel Raffard de Brienne et du site :

http://perso.wanadoo.fr/gira.cadouarn/france/historique/historique_general. htm

 

Crucifixion de Jésus: "Après l'a voir crucifié, les soldats prirent ses vêtements, ils en firent quatre parts, une pour chaque soldat, et sa tunique. Mais la tunique était sans couture, tissée d'une seule pièce depuis le haut. Ils se dirent donc entre eux : 'ne la déchirons pas, mais tirons au, sort à qui elle sera."(Jean, XIX, 23-24). Après sa mort, Jésus fut mis au tombeau dans un linceul neuf acheté par Joseph d'Arimathie. Le jour de Pâques, les disciples en arrivant au tombeau, virent "les linges là, affaissés; et le tissu qui était sur sa tête n'était pas affaissé avec les autres linges, mais enroulé, lui, en place" (Jean, XX, 6-7)
 
64
Incendie de Rome par Néron; martyre de Pierre à Rome
66
Début de la révolte juive contre Rome; elle aboutira en 70 par la destruction totale de Jérusalem par Titus, puis à la prise de Massada en 73 ; cette guerre fut racontée en 78 par Flavius Josephe dans "La guerre des juifs"
326
Hélène, mère de l'empereur Constantin, (née à Trèves en 265 et morte à Nicomédie en 327) se rend en Palestine pour y retrouver les reliques de Jésus: elle y aurait découvert notamment les clous de la passion, la croix et une tunique dont elle fit don à la ville de Trèves; le récit de ce voyage a été écrit par Eusèbe de Césarée (265 - 340) dans son histoire ecclésiastique
330
Constantin fonde l'Empire romain d'Orient et Constantinople
476
Les barbares prennent Rome; Constantinople reste capitale de l'Empire romain
525

Grande crue du Daisan, affluent de l'Euphrate, qui aurait inondé Edesse (cette crue est mentionnée dans les écrits de Procope de Césarée) ; au cours des travaux de reconstruction d'Edesse, on aurait découvert un linge portant l'effigie d'un homme caché au-dessus d'une des portes de la ville. L'empereur Justinien de Constantinople décide de construire la cathédrale Sainte Sophie à Edesse pour y conserver cette image.

Il est possible [...] que le Mandylion ait été caché lors du très dur siège de 260, à un moment où l'on crut que les Perses païens allaient prendre la ville; les détenteurs du secret auraient péri peu après.

594

Evagre le Scolastique écrit son Histoire ecclésiastique dans laquelle il fait mention de l'image d'Edesse comme "créée par Dieu, que des mains d'homme n'avaient pas produite" ; il situe sa découverte en 544.

Évagre le Scolastique écrit vers 594 que l'image délivra miraculeusement la ville du siège de 544, bien que Procope, vers 550, n'ait pas soufflé mot de cette intervention merveilleuse.

614
Jérusalem est attaquée et prise par Chosroes II, roi de Perse. A ce moment, le Soudarion était à Jérusalem. Il est conduit à Alexandrie.
616
Prise d'Alexandrie par Chosroes II; le Soudarion est transporté en Afrique du nord, puis à Carthagène en Espagne, puis à Ecija, dans la province de Séville, puis à Séville, puis à Tolède
632-642
Invasion du Moyen-Orient par les arabes. Prise d'Edesse en 639 ; les chrétiens sont tolérés et la cathédrale Sainte Sophie est préservée ainsi que l'image d'Edesse
718
Deuxième siège de Constantinople. A la même époque, les musulmans envahissent le sud de l'Espagne et, pour mettre à l'abri le Soudarion, celui-ci est transporté jusqu'a Oviedo.
787
Léon, lecteur de l'église de Constantinople, témoigne au second concile de Nicée avoir vu à Édesse l'image dont le pape Étienne III avait déjà parlé en 769 lors d'un synode au Latran.
800
L'impératrice de Constantinople, Irène, fait don à Charlemagne de la tunique du Christ; celui-ci la confia à sa fille, Théodrade, religieuse de l'abbaye d'Argenteuil; elle sera cachée et redécouverte en 1156
943-944
Siège d'Edesse par l'empereur de Byzance; l'image d'Edesse est échangée contre la levée du siège, le paiement d'une forte somme et la libération, des prisonniers musulmans; le mandylion, nom donné par les byzantins a l'image d'Edesse, part pour Samosate puis pour Constantinople
944 (ou 964?)

L'image d'Édesse fit, le 15 août 944, une entrée triomphale à Constantinople. Mais, le trône de l'Empire romain d'Orient manquant chroniquement de stabilité, Romain Lécapène en fut peu après expulsé. Une homélie, attribuée à son successeur, Constantin VII, rappelle la légende d'Abgar, mais suggère une nouvelle explication de l'image due " à une sécrétion liquide, sans couleurs ni art de peinture ". Selon cette explication, le Christ à l'agonie posa son visage ruisselant de sueur " comme des gouttes de sang ". On s'éloigne donc du Christ triomphant du Mandylion pour se rapprocher à la fois de l'image du linceul et de la légende de Véronique.
Parmi les récits des fastueuses festivités qui accompagnèrent l'arrivée du Mandylion dans la capitale byzantine, l'un d'eux, dû au Pseudo-Siméon, apporte aussi une notation intéressante en soulignant le caractère flou et indistinct de la fameuse image.

(Xe siècle)
Une oraison de Grégoire le Référendaire, conservée au Vatican [...] parle de " l'empreinte amenée d'Édesse " dont il dit qu'elle a été " embellie par les gouttes de sang jaillies de son flanc ". Il avait donc vu la plaie du côté et, d'après lui, " le sang et l'eau " qui en avaient coulé. Cette plaie n'était pas normalement visible sur ce Mandylion qu'évoque ainsi Grégoire: on avait donc enlevé le treillage d'or et déplié le tissu.
Dorénavant, c'est bien du linceul qu'il sera question à Constantinople.
958
Constantin VII annonce à ses armées l'envoi d'une eau consacrée par le contact de plusieurs reliques, dont " le linceul qui a porté Dieu ".
1075
Le 14 mars, ouverture du coffre contenant le soudarion et d'autres reliques en présence du roi d'Espagne Alfonse VI, de sa soeur Dona Urraca et du Cid ; un inventaire des reliques est établi
1099
Prise de Jérusalem par Godefroy de Bouillon
1113
Le coffre d'Oviedo, contenant le soudarion et d'autres reliques est recouvert d'une plaque d'argent incitant les chrétiens à vénérer le saint sang du Christ
1146
Les Turcs s'emparent d'Edesse ; la cathédrale Sainte Sophie est détruite
1150
Fabrication du codex Pray qui contient plusieurs miniatures représentant la Passion dont une représente les saintes femmes venant au tombeau après la résurrection; on y voit une représentation du suaire vide avec des marques correspondant aux traces de brûlures relevées sur le suaire
1151-1154
Nicolas Soemundarson, abbé d'un monastère irlandais, contempla [...] à Constantinople " des bandelettes (ou étoffes de lin, le sens n'est pas sûr) avec le soudarion et le sang du Christ ". Cette mention du sang fait l'intérêt de la citation.
1156
Découverte, dans l'église du monastère des Bénédictins d'Argenteuil, d'une tunique tachée de sang; cette tunique connue sous le nom de sainte tunique d'Argenteuil pourrait bien être la tunique sans couture que portait le Christ pendant sa passion et qui fut tirée au sort par les soldats après la crucifixion; en effet, les taches de sang quelle porte ont une disposition assez semblable à certaines des taches apparaissant sur le suaire et le groupe sanguin de ces taches est le même que celui du suaire (A +, groupe dont la fréquence n'est que de 7 % dans la population)
1171
Guillaume de Tyr, un chroniqueur du XIIe siècle, raconte qu' [...] Amaury, roi franc de Jérusalem, de passage à Constantinople, y vit " le drap que l'on appelle synne où il (le Christ) fut enveloppé "
1196
Redécouverte, dans la cathédrale de Trèves, dans un vieux caveau, d'une tunique connue comme la sainte tunique de Trèves, qui aurait été donnée à cette ville en 325 par Sainte Hélène, mère de l'empereur Constantin; il s'agirait peut-être du vêtement extérieur du Christ
1203
Les croisés campèrent en 1203 en face de Constantinople en attendant leur départ pour l'Égypte. Parmi eux se trouvait un chevalier picard, Robert de Clari, modestement possessionné à Cléry (lieu-dit de Pernois) au nord d'Amiens, et qui nous a laissé un récit vivant, bien qu'un peu laborieux, de l'expédition. Robert de Clari, pour meubler l'attente, entreprit la visite de la capitale byzantine. Ce faisant, il entra dans l'église Sainte Marie des Blachernes, contiguë au palais impérial et où, nous dit-il, " le sydoine (linceul) où Notre Sire fut enveloppé y était, qui chaque vendredi se dressait tout droit, si bien qu'on pouvait y voir la figure de Notre Seigneur ".
1204
Le 12 avril 1204, les croisés et les Vénitiens prirent [Constantinople] d'assaut, l'incendièrent en partie et la pillèrent de fond en comble. Le saint suaire, le " sydoine de Notre Sire ", disparut au cours du pillage. Robert de Clari témoigne encore: " ni ne sut-on oncques, ni Grec, ni Français, ce que ce sydoine devint quand la ville fut prise ".
1205

Finalement, les croisés ne partirent jamais pour l'Égypte. Après avoir conquis Constantinople, ils y fondèrent un empire latin qui devait survivre péniblement pendant cinquante-sept ans, de 1204 à 1261. Certains de leurs chefs profitèrent de l'effondrement de l'Empire byzantin pour s'y tailler des principautés. L'un d'eux, Othon de la Roche, un chevalier franc-comtois, confisqua à son profit l'Attique et la Béotie qu'il se fit donner en fief à l'automne de 1205 par Boniface de Montferrat. Premier duc d'Athènes, il transféra dans sa capitale le saint suaire qu'il s'était approprié lors du sac de Constantinople.

Le 1er août 1205, Théodore Ange, neveu de l'empereur détrôné Isaac Il, écrivit au pape Innocent III, de la part de son frère Michel, despote d'Épire, une lettre découverte ces dernières années et où il se plaignait du pillage de la capitale byzantine. Il précisait: " Les Vénitiens ont pris, dans le partage du butin, les trésors en objets d'or, d'argent, d'ivoire, les Français les reliques des saints et, parmi elles, objet sacré entre tous, le linceul dans lequel, après sa mort et avant sa résurrection, Notre Seigneur Jésus-Christ fut enveloppé. Nous savons que ces objets sacrés sont recelés à Venise, en France et en tous autres lieux d'où venaient les pillards et que le saint linceul l'est à Athènes " (en latin: Sacrum Linteum in Athenis).

1207
Nicolas d'Otrante, abbé de Casole, qui s'y trouvait cette année-là, parlant en 1207 du pillage des reliques de 1204, cite " les linges que nous avons vus plus tard de nos yeux ".
Puis commence une éclipse dans l'histoire du linceul.
1248
La couronne d'épines est transférée à la Sainte Chapelle que Saint Louis vient de faire construire pour la recevoir
1261
Les Grecs chassent les Francs de Constantinople
1337
Début de la guerre de 100 ans
 
1350
Première ostension du saint suaire à Lirey (Champagne)
1353
Le chevalier Geoffroy de Charny obtient du roi Jean le bon une rente pour fonder l'Eglise collégiale de Lirey
1354
Le saint suaire est confié à la collégiale de Lirey
1356
Bataille de Poitiers contre les anglais, le 19 septembre; mort de Geoffroy de Charny sur le champ de bataille; sa veuve, Jeanne de Vergy obtient du roi que les subventions soient continuées en faveur de son fils Geoffroy II de Charny
1389
Rédaction du mémoire de Pierre d'Arcis, évêque de Troyes, prétendant que le suaire de Lirey est un faux (peinture) et demandant l'interdiction de son exposition
1400
La fille de Geoffroy II de Charny, Marguerite de Charny, épouse Jean de Beaufremont ; celui-ci se fera tuer à Azincourt en 1415 ; en 1418, Marguerite de Charny épousera en secondes noces Humbert de Villersexel, seigneur de Saint Hippolyte sur le Doubs
1418
Le suaire est remis à Humbert de Villersexel par les chanoines de Lirey ; il sera conservé au château de Monfort, près de Montbard, puis transféré à Saint Hippolyte sur le Doubs, dans la chapelle des Buessarts
1431
Le 31 mai, Jeanne d'Arc est brûlée vive sur la place du vieux marché, à Rouen
1438
Mort de Humbert de Villersexel ; les chanoines de Lirey désirent récupérer le suaire; Marguerite de Charny refuse; l'affaire sera portée devant le parlement de Dole (mai 1443) puis le tribunal de Besançon (juillet 1447) qui donneront tous les deux raison à Marguerite de charny. Les chanoines n'en resteront pas là et demanderont l'excommunication de Marguerite de Charny, à laquelle ils renonceront moyennant compensation financière en 1459 (ce qui représente quand même 21 ans de querelle!)
1453

Bataille de Castillon et fin de la guerre de cent ans

Le saint suaire est cédé au duc Louis de Savoie par Marguerite de Charny et arrive a Chambery

1494
Le suaire est exposé à Vercelli pour le jour du vendredi-saint
1509
Marguerite d'Autriche fait don au suaire d'un nouveau reliquaire en argent
1516
François 1er vient à Chambéry le 15 min 1516 pour vénérer le suaire après la victoire de Marignan (1515)
1520
Rupture de Luther avec Rome, entre autres à cause de la dévotion aux reliques jugée excessive; début du protestantisme
1532
Incendie de la sainte chapelle de Chambéry dans la nuit du 3 au 4 décembre; le saint suaire est endommagé par le feu et par l'eau qui sert à éteindre l'incendie
1534
Authentification du saint suaire après restauration par les Clarisses de Chambery
1535
Guerre de Charles Quint contre François 1er qui envahit la Savoie; le saint suaire est transféré a Vercelli (Piémont), et exposé a Turin le 4 mai
1537
Le suaire est exposé à Nice où il reste jusqu'en 1543
1553
Les troupes françaises mettent à sac Vercelli le 18 novembre; le suaire est sauvé par un chanoine qui le cache dans sa maison
1578
Arrivée définitive du saint suaire à Turin le 14 septembre
1694
Le saint suaire entre dans la chapelle royale de la cathédrale de Turin (1 juin), dans le sanctuaire conçu spécialement par Guarino Guarini, où il se trouve toujours; il est fixé sur une doublure noire neuve confectionnée par le bienheureux Sébastien Valfré qui ajoute également quelques rapiéçages là où les réparations des clarisses sont insuffisantes
1868
La princesse Clotilde de Savoie coud une nouvelle doublure de soie rouge à l'envers du suaire
1898
Première photo du saint suaire par Secundo Pia et découverte qu'il s'agit d'un négatif photographique
1969
Une commission de scientifiques est autorisée à examiner le suaire; de nouvelles photos sont prises par Giovanni-Battista Judica-Cordiglia, cette fois en couleurs et sous éclairage par lampe de Wood
1972
Tentative d'incendie criminel le 1er octobre; le suaire est épargné
1973
Prélèvement d'échantillons par Max Frei en vue d'une étude sur les pollens et par d'autres scientifiques pour étude sur les taches de sang
1978
Etudes scientifiques par le STURP
1988
Datation au carbone 14 qui conclut à un faux créé entre 1260 et 1390
1989
Symposium scientifique de Paris et création du CIELT; mise en évidence de fautes grossières dans la datation au carbone 14
1993
Symposium scientifique de Rome; confirmation par la communauté scientifique de son authenticité
1997
Incendie criminel de la chapelle royale de Turin ; le suaire échappe "miraculeusement" à la destruction
1997
Symposium scientifique de Nice: confirmation que le linceul de Turin n'est pas une réalisation humaine

 

Le Saint Suaire à Nice

Au cours de son transfert de Chambéry à Turin, le Linceul qui fut le premier et se trouve être le dernier témoin de la résurrection de Notre Seigneur Jésus Christ, séjourna en la citadelle du Château de Nice de 1537 à 1543 . C'est en mémoire de ce séjour que fut fondée en 1620 dans cette ville la Confrérie du Saint Suaire.

 

lien : http://membres.lycos.fr/chaffre/penitents_rouges_nice/STSUAIRE.htm

 

 

 

Un témoignage historique

Un témoignage historique nous encourage à considérer avec prudence la datation au carbone 14. Le linceul de Turin présente de nombreuses déchirures ou brûlures. Parmi elles, on trouve 4 trous disposés en L. Dans un documentaire réalisé par Paul McGuire "Saint Suaire: La fin d'un mystère" diffusé par France 5, on trouve ce témoignage:

"L'origine de ces 4 trous disposés en L n'est pas bien établie. Au coeur de la bibliothèque nationale de Budapest se trouve le codex de Pray, un des plus ancien texte en vieil hongrois. Il contient une illustration de la préparation du corps du Christ pour la mise au tombeau. Le linceul sensé envelopper son corps est bien visible. Il est même tellement détaillé que c'est une mine de renseignements historiques."

"L'image montre le tissage à chevrons caractéristique ainsi que 4 trous. S'agit-il des trous de tisonier présents sur la toile? L'artiste connaissait-il le Saint Suaire? Tout ceci est d'autant plus remarquable que le manuscrit en question date de 1190 soit 70 ans plus tôt que la plus ancienne datation au carbone 14."

Une illustration du codex de Pray, représente le linceul avec en détail 4 trous disposés en L. Pourtant ce manuscrit date de 1190 soit 70 ans plus tôt que la plus ancienne datation au carbone 14

 

Comme on peut le constater, nombreuses sont les références historiques au "suaire" ou au "linceul" du Christ avant la période obtenue par datation au carbone 14 (zone en bleu).

Aurait-on fabriqué un linceul tout neuf au Moyen-Age, au moment de sa réapparition à Lirey ? Le vrai linceul, attesté par de nombreux témoignages, avait-il disparu ?

Une "image ensanglantée" a-t-elle existé ?

Anne Catherine Emmerich, à la fin de sa vie, revivait chaque vendredi la Passion du Christ. Elle nous détaille sur plus de 250 pages tous les évènements, minute par minute.
Avec simplicité, elle nous décrit ce qui se passe et, sans en avoir conscience, répond à toutes nos questions.

Témoignage sur la relation entre Jésus et Abgar, le roi d'Edesse :

" Au même temps, je fus témoin d'une scène qui se passa. dans une ville, non loin de Damas. Un roi souffrait d'une éruption qui, à demi sortie, lui était tombée sur les pieds, de telle sorte qu'il boitait. Des voyageurs lui avaient beaucoup parlé de Jésus, de ses miracles et de l'irritation qu'il avait excitée parmi les Juifs le jour de Pâques; leurs récits inspirèrent au roi, qui était homme de bien, une grande affection pour Jésus et le désir de le voir. Il espérait même être guéri par lui, et il lui écrivit pour l'appeler auprès de sa personne. En outre, il manda un jeune homme de sa cour qui savait peindre et lui remit sa lettre, lui ordonnant de faire le portrait de Jésus, s'il ne pouvait pas le déterminer à satisfaire à sa demande, appuyée par des présents. L'envoyé partit aussitôt avec six serviteurs, lui sur un chameau, eux sur des mules.

Je vis cet homme arriver, avec sa suite, à quelque distance de l'endroit où Jésus enseignait, et où plusieurs personnes avaient établi leurs tentes. Il chercha, sur-le-champ, à pénétrer jusqu'à lui. Ne pouvant pas lui parler pendant qu'il prêchait, il voulut, du moins, l'écouter et faire, en même temps, son portrait. Depuis longtemps déjà il s'efforçait en vain de se faire jour à travers la foule attentive, lorsque Jésus, l'apercevant, dit à un ancien disciple de Jean qui se trouvait près de lui, d'aider cet homme qui ne pouvait écarter la foule, de le faire approcher et de lui ménager une place sur un banc. Le disciple, après avoir conduit l'envoyé au lieu désigné par Jésus, fit aussi asseoir les gens de sa suite, de manière qu'ils pussent voir et entendre le Seigneur. Ces derniers apportaient les présents du roi, qui consistaient en étoffes, en petites plaques d'or et en plusieurs couples de beaux et bons agneaux.
Le fidèle envoyé, tout joyeux de se placer en face du Sauveur, s'empressa de dresser son chevalet sur ses genoux, regarda Jésus avec une attention pleine d'admiration et se mit à l'œuvre. Il fit d'abord l'ébauche de sa tête et de sa barbe. Il couvrit ensuite la tablette de quelque enduit, puis il retoucha, à plusieurs reprises, son esquisse avec le crayon; il continua longtemps ce travail, mais sans arriver à en être satisfait. A chaque regard qu'il jetait sur Jésus, son visage semblait lui causer un étonnement nouveau, et il se voyait contraint de recommencer.

Jésus enseigna quelque temps encore, et envoya ensuite dire à cet homme qu'il pouvait se présenter et remplir son message. II vint donc vers le Sauveur, suivi des serviteurs et des présents. Il ne portait pas de manteau, mais seulement un vêtement court qui ressemblait à l'habit d'un des trois rois. Le tableau, qui avait la forme d'un bouclier, était suspendu par un cordon à son bras gauche; dans la main droite il tenait la lettre du roi. Il se prosterna, ainsi que les siens, la face contre terre, devant le Seigneur, et lui dit: " Votre serviteur est l'envoyé d'Abgare, roi d'Édesse, qui étant malade vous adresse cette lettre, et vous supplie d'agréer ces présents. Jésus lui répondit qu'il était satisfait des bonnes dispositions de son maître, puis il ordonna aux disciples de prendre les dons et de les distribuer aux plus pauvres des assistants, ensuite il ouvrit la lettre. Je ne me souviens plus du contenu, sinon que le prince lui disait, entre autres choses, qu'il avait le pouvoir de ressusciter les morts, et qu'il le priait de vouloir bien venir le guérir. Lorsque Jésus eut lu la lettre, il la retourna, prit un crayon, qu'il tira de son sein, et écrivit plusieurs mots en gros caractères, après quoi il la replia. Jésus se fit alors donner de l'eau, se lava le visage, contre lequel il pressa l'enveloppe molle de la lettre, qu'il remit enfin à l'envoyé. Celui-ci l'appliqua sur son portrait (je crois que Jésus lui avait dit de le faire) ; alors le portrait changea d'aspect et devint parfaitement ressemblant (1). Le peintre, ravi de joie, montra le portrait aux assistants, se prosterna devant Jésus, et s'en retourna aussitôt.
Quelques-uns des serviteurs d'Abgare restèrent auprès de Jésus, qui, après cette prédication, traversa le Jourdain et se rendit à la féconde fontaine baptismale de Jean. Ils s'y firent aussitôt baptiser.
Je vis cependant l'envoyé arriver à Édesse. Le roi vint au-devant de lui dans son jardin, et fut profondément ému, en regardant le portrait et en lisant la lettre. II s'amenda, et renvoya un grand nombre de femmes avec lesquelles il vivait.


(1) Il est fait mention de cette lettre et de ce portrait dans l'histoire ecclésiastique. Ce miracle est évidemment symbolique. Quels que soient nos efforts, ce n'est que par la grâce de Jésus-Christ que nous pouvons reproduire en nous son image; et cette grâce, c'est l'eau, sanctifiée par les mérites de sa très sainte humanité, qui nous l'obtient. " (Visions NSJC 1 p409-410)

Ainsi, il y aurait donc bien eu un portrait peint du visage de Jésus à Edesse. Un tableau en forme de bouclier miraculeusement ressemblant au visage du Christ.

 

Témoignage sur le suaire de Véronique :


[Jésus, chargé de la croix, se rend au Golgotha]

" De tous côtés les gens en habit de fête se rendaient au Temple; les uns s'écartaient du cortège par une crainte pharisaïque de se souiller, d'autres témoignaient quelque compassion. Simon avait à peine fait deux cents pas en portant la croix, lorsqu'une femme de haute taille et d'un air distingué, tenant une jeune fille par la main, sortit d'une grande maison située à gauche de la rue, et se précipita au devant du cortège. C'était Séraphia, femme de Sirach, membre du sanhédrin, celle qui depuis, reçut le nom de Véronique, de vera icon (vrai portrait), par suite de l'acte qu'elle accomplit en ce jour.
Séraphia avait préparé chez elle un vin exquis et aromatisé, dans le pieux dessein de soulager le Seigneur sur son chemin de douleur. Elle était voilée, et un linge pendait de ses épaules. La petite fille qui la suivait était âgée de neuf ans; tandis que le cortège approchait, elle tenait le vase rempli de vin caché sous son manteau.
Ceux qui marchaient en tête du cortège essayèrent en vain de la repousser. Entraînée. par l'amour et la compassion, elle se fraya, avec l'enfant qui la tenait par sa robe, un passage à travers la populace, les soldats et les archers, arriva auprès de Jésus, se jeta à genoux et lui présenta le linge en lui disant: " Permettez-moi d'essuyer la face de mon Seigneur." Jésus prit le linge de la main gauche et l'appliqua contre son visage ensanglanté; puis, entre cette main et la droite qui soutenait le bras de la croix, il le pressa un peu, et le rendit à Séraphia en la remerciant. Celle-ci baisa le suaire, le mit sous son manteau contre son cœur et se releva. Alors la jeune fille leva timidement le vase de vin vers Jésus, mais les archers et les soldats l'empêchèrent avec des injures de recevoir ce soulagement. Ce ne fut que grâce à sa grande hardiesse et à la foule qui avait pendant quelques instants arrêté le cortège, que Séraphia parvint à présenter le suaire. Les pharisiens et les archers, exaspérés de cette halte, et surtout de l'hommage public rendu au Seigneur, se mirent à le pousser et à le frapper, tandis que Véronique se retirait en toute hâte dans sa maison.
A peine rentrée dans sa chambre, elle déposa le suaire sur une table et s'évanouit: la petite fille tomba à genoux à côté d'elle, pleurant à chaudes larmes. Un ami de la maison les trouva ainsi, auprès du linge déployé, où s'était empreinte l'image merveilleusement ressemblante du visage ensanglanté de Jésus. Effrayé à cette vue, il fit revenir à elle Véronique, et lui montra le portrait du Seigneur. Elle s'agenouilla en s'écriant: " Maintenant je veux tout quitter; car le Seigneur m'a honorée d'un souvenir. " Ce linge était de laine fine, trois fois plus long que large. On mettait habituellement de pareils suaires autour du cou, et c'était l'usage d'en porter aussi au-devant des gens fatigués, affligés ou malades, et de leur en essuyer le visage pour leur témoigner qu'on prenait part à leur peine et à leur douleur. Véronique garda toujours ce linge suspendu au chevet de son lit; après sa mort il fut remis à la sainte Vierge, puis à l'Église par les apôtres. Séraphia était parente de Jean-Baptiste: son père et Zacharie étaient cousins germains. Elle avait au moins cinq ans de plus que la sainte Vierge, et assista à son mariage avec saint Joseph. Elle était aussi parente du vieux Siméon, et liée dès l'enfance avec ses fils. " (Visions NSJC 3 p298-299)

Anne Catherine Emmerich nous relate avec combien de détails ce qu'on a appelé la " légende du voile de Véronique ".

Elle identifie et nomme cette "Véronique", en fait Séraphia. Elle décrit ce linge (suaire) " de laine fine, trois fois plus long que large " avec " l'image merveilleusement ressemblante du visage ensanglanté de Jésus".

Et nous ne sommes pas au bout de nos surprises !

 

 

Témoignage sur le linceul :

Tableau de Gaspard Baldouino (1590-1669)
(daté du 4 mai 1660)

[Descente de la croix - Embaumement du corps de Jésus]

" Alors Jean s'approcha de la sainte Vierge et la pria de se séparer du corps de son fils, afin qu'on pût achever de l'embaumer avant l'ouverture du sabbat, qui était proche. Marie embrassa tendrement le saint corps et lui dit adieu dans les termes les plus touchants. Puis Jean, aidé de Joseph et de Nicodème, qui attendaient déjà depuis quelque temps, l'enleva des bras de sa mère sur le linge où il était placé, et ils le portèrent au lieu où ils devaient achever l'embaumement. Marie, livrée de nouveau à sa douleur, que ses soins pieux avaient un instant soulagée, retomba, la tête voilée, dans les bras des saintes femmes. Madeleine se précipita quelques pas en avant, les bras étendus, comme pour empêcher que son bien-aimé ne lui fût ravi, puis elle revint vers la sainte Vierge.
Ils portèrent le corps de Jésus dans un enfoncement de la montagne, où il y avait une pierre plate, assez commode pour l'embaumement. Là on étendit un linge au-dessus du corps. Nicodème et Joseph s'agenouillèrent, et sous cette couverture, enlevèrent le linge. dont ils avaient couvert les reins de Jésus lors de la descente de croix, et lavèrent la partie inférieure du corps. Ils le soulevèrent à l'aide de linges placés en travers sous les reins et sous les genoux, et le lavèrent par derrière sans le retourner. Ils le lavèrent ainsi jusqu'au moment où les éponges ne rendirent plus qu'une eau claire et limpide. Ils versèrent ensuite de l'eau de myrrhe sur tout le saint corps! Et le maniant avec respect, lui firent reprendre toute sa longueur; car les genoux. étaient encore soulevés comme au moment de sa mort. Ils oignirent toutes les plaies de la partie inférieure du corps et les couvrirent de parfums; enfin ils placèrent des herbes parfumées entre les jambes, et les enveloppèrent du haut en bas dans ces aromates.
Après cela Jean alla chercher la sainte Vierge et les autres saintes femmes. Marie se jeta à genoux auprès de la tête du Seigneur, plaça au-dessous un linge fin qu'elle avait reçu de la femme de Pilate, et qu'elle portait autour du cou sous son manteau; puis elle et les autres saintes femmes répandirent depuis les épaules jusqu'aux joues des parfums et de la poudre odoriférante. Marie enveloppa toute la tête et les épaules avec le linge fin, et Madeleine répandit un flacon de baume dans la plaie du côté. Les saintes femmes aussi mirent des herbes dans celles des mains et des pieds. Les hommes entourèrent tout le reste du corps avec des herbes odoriférantes, croisèrent sur son sein ses bras roidis, et enveloppèrent le corps jusqu'à la poitrine dans un grand linge blanc, comme on emmaillote un enfant. Enfin ils placèrent le corps sur un grand drap de six aunes, que Joseph d'Arimathie avait acheté, et l'en enveloppèrent encore. Il était couché en travers; un coin du drap était relevé des pieds à la poitrine, le coin opposé rabattu sur la tête et les épaules; les deux autres étaient repliés autour du corps.


Tous se pressaient autour du corps de Jésus et s'agenouillaient pour lui adresser le dernier adieu, lorsqu'un prodige touchant vint frapper leurs yeux: le corps sacré du Seigneur, avec toutes ses blessures, leur apparut dessiné sur le drap qui le couvrait. Pour récompenser leurs soins affectueux, il avait voulu leur laisser l'image de son corps. Ils embrassèrent ce corps sacré avec beaucoup de gémissements et de larmes, et baisèrent respectueusement l'image miraculeuse. Leur étonnement augmenta encore lorsqu'en soulevant le drap, ils trouvèrent toutes les bandelettes du dessous aussi blanches qu'auparavant; le drap supérieur seul portait l'empreinte de la figure du Seigneur. C'était un portrait miraculeux, un témoignage de la divinité créatrice toujours présente dans le corps du Seigneur.
Les hommes placèrent le corps sur un brancard de cuir, qu'ils recouvrirent d'une couverture brune, et auquel ils adaptèrent deux longs bâtons. En le voyant cette fois, je pensai à l'arche d'alliance. Ils portaient les bâtons sur leurs épaules: Joseph et Nicodème par devant, Jean et Abénadar par derrière. Derrière eux venaient la sainte Vierge, Marie d'Héli, Madeleine et Marie de Cléophas, puis les autres saintes femmes: Véronique, Jeanne Chusa, Marie mère de Marc, Salomé femme de Zébédée, Marie Salomé, Salomé de Jérusalem, Suzanne et Anne, nièce de saint Joseph. Cassius et quelques soldats fermaient le cortège. Quelques soldats marchaient aussi en avant., portant des flambeaux dont on devait avoir besoin dans le sépulcre. Ils marchèrent ainsi à travers la vallée environ pendant sept minutes, en chantant des psaumes sur un air doux et mélancolique. Je vis sur une hauteur Jacques le Majeur qui regardait passer le cortège. Il retourna aussitôt vers les autres disciples pour leur annoncer ce qu'il avait vu.
Arrivés au sépulcre, le brancard fut ouvert, et ils enlevèrent le saint corps au moyen d'une planche étroite recouverte d'un linge. Le sépulcre, qui était neuf, avait été purifié et nettoyé par les serviteurs de Nicodème. Les saintes femmes s'assirent sur un banc en face du tombeau. Jean et les trois autres amis du Seigneur portèrent le saint corps dans la grotte, couvrirent d'herbes odoriférantes la couche où il devait reposer, et y étendirent un drap, sur lequel ils déposèrent le saint corps. Ils lui témoignèrent encore leur amour par leurs embrassements et leurs larmes, puis ils sortirent de la grotte. Alors la sainte Vierge y entra; elle s'assit sur la couche sépulcrale du côté de la tête, et se pencha en pleurant sur le corps de son Fils. Après elle, Madeleine se précipita dans la grotte; elle avait cueilli dans le jardin des fleurs et des rameaux verts, qu'elle jeta sur le saint corps. Elle se tordit les mains. et embrassa les pieds de Jésus avec beaucoup de gémissements et de larmes; comme on lui fit observer qu'il était temps de fermer le tombeau, elle retourna vers les autres saintes femmes. Les amis de Jésus relevèrent au-dessus du corps les bords du linge sur lequel il reposait, étendirent la couverture brune sur toute la couche, et fermèrent la porte, qui était de cuivre ou de bronze. Il y avait deux traverses, l'une horizontale, l'autre verticale formant la croix.
La grande pierre qui devait fermer le sépulcre avait la forme d'une tombe; elle était assez longue pour qu'un homme, en s'étendant dessus, pût à peine la couvrir tout entière. Elle était très lourde, et ce ne fut qu'à l'aide de barres qu'ils purent la rouler à l'entrée du tombeau. L'entrée extérieure de la grotte était fermée d'une porte en. clayonnage. Tout dans l'intérieur se fit à la lueur des torches, car il y régnait une obscurité complète.
Le jardin de Joseph d'Arimathie était situé près de la porte de Bethléem, à sept minutes environ du Calvaire. C'était un beau jardin, planté de grands arbres et de massifs ombreux. La grotte du tombeau est. ouverte au levant: le terrain s'abaisse devant l'entrée. Le rocher à l'intérieur est blanc avec des veines rouges et bleues. Le caveau est assez grand pour permettre à quatre hommes de se tenir adossés de chaque côté contre les parois, sans gêner ceux qui portent le corps. Vis-à-vis la porte est un enfoncement où se trouve le tombeau, élevé d'environ deux pieds au-dessus du sol. Il tient au rocher comme un autel: deux personnes peuvent se tenir à la tête et aux pieds.
Le sabbat allait commencer. Joseph et Nicodème rentrèrent à la ville par une petite porte qui ne s'ouvrait que par faveur. Ils dirent à la sainte Vierge, à Jean, à Madeleine et aux autres Saintes femmes, qui voulaient retourner au Calvaire pour prier, que cette porte, ainsi que celle du cénacle, leur serait ouverte lorsqu'ils y viendraient frapper. " (Visions NSJC 3 p355-359)

Là encore, que de détails sur la préparation du corps du Seigneur avant Sa mise au tombeau. Contre toute attente, si Anne Catherine Emmerich témoigne de la formation de l'image sur le linceul, elle voit cette image apparaître miraculeusement après la descente de la croix, avant la mise au tombeau. Catastrophe pour les esprits scientifiques cartésiens. Par de rayonnement ou de radiations pendant la résurrection, pas de réaction chimique avec la myrrhe, les herbes et les parfums… Aucune explication rationnelle ; un "simple" miracle !
Autre élément d'importance, il n'y avait pas qu'un seul linceul mais plusieurs linges dont un seul était imprimé. Ainsi il est tout à fait logique de trouver plusieurs linceuls du Christ de par le monde, un seul étant marqué de l'image du Christ.

Un seul bémol, le linceul semble plié d'une manière incompatible avec le linceul de Turin. Serait-il possible qu'Anne Catherine se trompe? Voici une autre révélation inattendue:

"Le côté du drap sur lequel le corps était couché avait reçu l'empreinte de la partie postérieure, le côté qui le recouvrait celle de la partie antérieure ; mais pour avoir cette dernière dans son ensemble, il fallait réunir deux coins du drap qui avaient été ramenés par-dessus le corps. Ce n'était pas l'empreinte de blessures saignantes, puisque tout le corps était enveloppé et couvert d'aromates ; c'était un portrait surnaturel, un témoignage de la divinité créatrice résidant toujours dans le corps de Jésus. J'ai vu beaucoup de choses relatives à l'histoire postérieure de ce linge, mais je ne saurais pas les mettre en ordre. Après la résurrection il resta avec les autres linges au pouvoir des amis de Jésus. Une fois je vis qu'on l'arrachait à quelqu'un qui le portait sous le bras ; il tomba deux fois aussi entre les mains des Juifs et fut honoré plus tard en divers lieux. Il y eut une fois une contestation à son sujet : pour y mettre fin, on le jeta dans le feu ; mais il s'envola miraculeusement hors des flammes, et alla tomber dans les mains d'un chrétien. Grâce à la prière de quelques saints personnages, on a obtenu trois empreintes tant de la partie postérieure que de la partie antérieure par la simple application d'autres linges. Ces répétitions, avant reçu de ce contact une consécration que l'Eglise entendait leur donner par là, ont opéré de grands miracles. J'ai vu l'original, un peu endommagé et déchiré en quelques endroits, honoré en Asie chez des chrétiens non catholiques. J'ai oublié le nom de la ville. qui est située dans un pays voisin de la patrie des trois rois. J'ai vu aussi, dans ces visions, des choses concernant Turin, la France, le pape Clément 1er l'empereur Tibère, qui mourut cinq ans après la mort du Sauveur : mais j'ai oublié tout cela." (http://livres-mystiques.com/partieTEXTES/CatherineEm/LaPassion/51lecorp.html)


Non seulement Anne Catherine Emmerich témoigne de la formation de l'image sur le linceul, mais elle voit qu'il a existé 3 autres copies miraculeuses du linceul d'origine ! Que sont-elles devenues? Comportaient-elles l'image et les traces de sang? Le linceul de Turin est-il une des 3 copies ou-bien l'original?

"J'ai vu encore que Lentulus désirait ardemment de faire le portrait de Jésus et qu'il se fit donner à cet effet beaucoup de détails par Pierre. Il essaya plusieurs fois ; mais Pierre, en voyant ses ébauches, disait toujours que ce n'était pas encore ressemblant. Enfin Lentulus s'étant endormi en priant, je vis une apparition du Sauveur porter le suaire à son visage et y laisser l'empreinte de sa face que Lentulus trouva à son réveil. J'ai l'idée que ce portrait existe encore et qu'il a opéré autrefois beaucoup de miracles. Lentulus fit encore des représentations d'autres objets qu'il s'était fait décrire, par exemple de la grotte d'Elie sur le mont Carmel. Il fut l'un des premiers qui se firent chrétiens à Rome.

J'ai vu souvent trois images miraculeuses de Jésus : j'ai vu tout cela beaucoup plus clairement, quand j'avais neuf a dix ans. Le suaire de Véronique est passé à Thaddée qui s'en est servi pour opérer des miracles à Edesse et ailleurs. Il est maintenant dans une ville où se trouve un des linceuls de Jésus-Christ : c'est à Turin, si je ne me trompe.

Le portrait de Lentulus se trouve dans un endroit (note : à Pérouse) où il y a encore deux des linges qui ont servi à ensevelir Jésus et où l'on conserve dans une belle église l'anneau nuptial de Marie, derrière une grille fermée par plusieurs serrures. Les gens pieux qui se marient font toucher leurs anneaux à ces serrures. Cet anneau est très large, il y a en haut et en bas un rebord : il n'est ni d'or ni d'argent : il est de couleur sombre avec des reflets chatoyants. Des lettres et des signes sont gravés autour. Le suaire qui est a Rome est un linge qui a servi à envelopper ceux sur lesquels Jésus fut déposé pour être embaumé et sur lequel son visage s'est imprimé miraculeusement. En le comparant avec l'autre, on l'a trouvé parfaitement semblable. J'ai su aussi toute l'histoire de ce linge, mais je l'ai oubliée.

Un linceul de Jésus vint en la possession d'un disciple de Jérusalem qui était au temple : il tomba plus tard dans les mains des Juifs. Ils essayèrent de le brûler, mais je vis le linceul s'envoler en l'air : je vis toute une histoire à ce sujet : il y eut un évêque de Syrie qui eut à son sujet beaucoup de contestations avec les Juifs et qui finit, si je ne me trompe par en rester possesseur. Je crois avoir une relique de cet évêque." ( http://livres-mystiques.com/partieTEXTES/CatherineEm/Volume6/chapit14.html)

Un des linceuls du Christ se trouve bien à Turin d'après Anne Catherine. Le suaire de Véronique y serait aussi.


Fragment de l'histoire du suaire et du linceul :
" Dans la troisième année qui suivit l'ascension du Christ, je vis l'empereur romain envoyer quelqu'un à Jérusalem pour recueillir les bruits qui circulaient sur la mort et la résurrection de Jésus. L'envoyé emmena avec lui à Rome Nicodème, Séraphia (Véronique) et le disciple Epaphras, parent de Jeanne Chusa. Ce dernier, autrefois attaché au service du Temple, avait vu Jésus ressuscité dans le cénacle et en d'autres lieux.
Je vis Véronique chez l'empereur; il était malade. Son lit était élevé sur deux gradins; la chambre, qui était carrée et pas très grande, n'avait point de fenêtres: le jour venait par en haut. Véronique avait emporté avec elle, outre le suaire, un des linceuls de Jésus. L'empereur était alors seul.

Véronique déploya devant lui le suaire, et à sa vue il fut guéri. La face de Jésus s'y était imprimée avec son sang. L'empreinte était plus large qu'un portrait, parce que le suaire avait été appliqué autour du visage. Sur l'autre linge, on voyait l'empreinte du corps flagellé du Sauveur.

Je ne vis pas l'empereur toucher ces reliques. Il voulait retenir Véronique à Rome, et lui donner une maison et des esclaves; mais elle le pria de la laisser retourner à Jérusalem pour mourir au lieu où était mort Jésus. Elle y revint, en effet; et, lors de la persécution qui jeta Lazare et ses sœurs dans la misère et l'exil, elle prît la fuite avec quelques autres femmes. Elle fut prise et enfermée dans un cachot, où elle mourut de faim pour le nom de Jésus, à qui elle avait si souvent donné la nourriture corporelle. J'ai vu aussi comment, après la mort de Véronique, le voile passa aux saintes femmes, puis à Edesse, où le porta le disciple Thaddée, et enfin à Constantinople. " (Visions NSJC 3 p480-481)

Ces révélations sont extraordinaires. Anne Catherine Emmerich nous confirme avec beaucoup de détails l'existence :

- d'un portrait peint de Jésus à la demande du roi d'Edesse,
- du suaire (de Véronique), avec l'image ensanglantée du visage du Christ,
- du linceul, avec l'image miraculeuse du corps flagellé du Seigneur,
- de linges ayant aussi servi à son ensevelissement.


Elle nous apprend que, au premier siècle, le suaire et le linceul étaient conservés par Séraphia (surnommée probablement Véronique plus tard). Ensuite le "voile" (probablement le suaire) a voyagé par Edesse et Constantinople. Le linceul faisait peut-être aussi partie "du voyage".

Si Anne Catherine Emmerich rejoint l'Histoire et clarifie beaucoup d'hypothèses, il n'en reste pas moins un mystère : La nature de cette image miraculeuse.

 

 

QUELLE EST LA NATURE DE L'IMAGE DU LINCEUL ?

Retournons au livre de Daniel Raffard de Brienne " Enquête sur le Saint Suaire " dans la partie consacrée aux examens scientifiques.


"Le tissus

L'examen des fils tissés, de grosseur irrégulière, apporte une indication intéressante. La fibre du lin se tord spontanément au séchage en forme de S. Or les fibres des fils du linceul présentent une torsion en forme de Z qui provient d'un filage à deux fuseaux. Ce mode de filage était spécifique de l'Égypte ancienne et s'étendait sans doute aux régions voisines puisque l'on a trouvé des fils à torsion en Z dans le désert de Judée et à Palmyre en Syrie […]
Une observation du professeur Raes peut par ailleurs aider à en situer l'origine géographique. Gilbert Raes s'aperçut en effet, en examinant les échantillons prélevés en 1973, que de rares fibres de coton se trouvaient mêlées aux fils de lin. Il put même préciser que ce coton appartenait à l'espèce GossuPium Herbaœum cultivée au Moyen-Orient. Toutes les autres espèces, il est vrai, sont américaines.
La présence de ces traces de coton dans le lin, s'explique très simplement par le fait que l'on tissait les différents textiles sur le même métier. Le point intéressant vient de ce que, si l'Europe connut très tôt le coton, elle ne le tissa que tardivement: on signale le tissage du coton dès le VIIIe siècle en Espagne mauresque, mais le reste de l'Europe ne le pratiqua qu'à partir du XVIIe siècle.
Le tissu du linceul datant sans conteste de l'Antiquité n'avait pu être fabriqué qu'en orient où la culture du coton, originaire de l'Inde, avait gagné le golfe Persique puis la Haute-Égypte.
Un argument, s'il était confirmé, permettrait de préciser davantage le lieu de tissage du linceul. Le professeur Raes, s'il a remarqué dans le lin des fibres de coton, n'y a pas trouvé de fibres de laine. Or les métiers utilisés pour le lin et le coton servaient aussi à tisser la laine. Sauf toutefois en Judée, car la loi religieuse y obligeait à utiliser des métiers différents pour les textiles végétaux et pour les textiles animaux. Si une recherche plus étendue confirmait cette absence de laine, on se trouverait autorisé à voir dans le tissu du linceul un produit juif."

Ce tissus est antique malgré les résultats de sa datation au carbone 14.

"Le sang du linceul

Tout d'abord, alors que l'image du corps, est, nous l'avons dit, un négatif au sens photographique du terme, les taches de sang sont en positif ; sur les clichés négatifs où le corps apparaît en positif, le sang est au contraire blanc. On le voit aisément, par exemple, sur les images de la face.
Les taches de sang résultent très simplement du contact du tissu avec les plaies et les traînées sanguines encore plus ou moins liquides au moment de l'ensevelissement. Cet état de liquidité se constate dans le fait que le sang s'est infiltré par capillarité parmi les fibres du tissu et que les caillots se sont ainsi fixés sur la toile. Il n'y a rien de semblable pour les traces du corps.
Le sang s'est déposé sur le tissu où moment où l'on a placé le corps dans le linceul. L'image du corps ne s'est formée que postérieurement puisqu'elle n'existe pas, on l'a vérifié, au-dessous des taches de sang. Imaginerait-on un faussaire disposant d'abord les taches de sang avant de peindre l'image autour de ces taches? Mais s'agit-il réellement de sang ? Les travaux de deux membres du STURP, John Heller et Alan Adler, permettent de répondre affirmativement. Outre que les taches sont entourées de cernes de sérum, ces savants américains en les analysant y ont trouvé les principaux constituants des globules rouges: porphyrine, hémoglobine, albumine et bilirubine. On a même noté un excès de bilirubine, responsable de la couleur rougeâtre qu'a conservée le sang: cet excès résulte des grandes souffrances endurées par " l'homme du suaire " et en est la confirmation."

L'image comporte du vrai sang. Ceci est tout à fait reproductible par un faussaire. Par contre, placer le sang avant l'image l'est beaucoup moins.

"Peintres et peintures

En attendant le résultat de ces nouvelles recherches, on peut en tout cas affirmer définitivement: le sang du linceul est bien du sang et non de la peinture comme beaucoup se plaisaient à l'affirmer - et l'affirment encore!
Les opposants au saint suaire ne s'embarrassaient pas non plus de nuances. Pour eux, il s'agissait tout simplement d'une peinture […] On a même fait appel tout récemment au pinceau illustre de Léonard de Vinci. Un Léonard singulièrement précoce puisqu'il était âgé d'un an lorsque la famille de Savoie prit possession du linceul déjà porteur de l'image, comme le montre la médaille de Lirey!
Or il est certain que l'image du linceul ne peut être une peinture. Et cela pour de nombreuses raisons:
L'image est si floue qu'elle n'a aucun contour: elle se perd dans le tissu et on ne peut pas la copier. Il suffit pour s'en assurer de voir les peintures laides et approximatives qui prétendent la reproduire: par exemple, les copies du faux suaire de Besançon, mais aussi de nombreux documents, pourtant de bonne qualité, comme les peintures de della Rovere et de Baldoino […]
Que l'on utilise un pinceau ou les doigts, comme le veut Mc Crone, la peinture se travaille nécessairement dans une ou plusieurs directions. Or les ordinateurs ne décèlent aucune direction en analysant l'image du linceul. De plus le microscope ne révèle aucune trace d'instrument. L'image ne peut donc être due à un travail humain direct […] il n'y a aucun signe de capillarité sur l'image du linceul. Des liquides ou fluides auraient nécessairement diffusé en largeur et en profondeur."

Médaille du pèlerinage de Lirey
(XIVe siècle)


Image floue, sans contour ; absence de trace de pinceau ou d'autre instrument. Le mystère s'épaissit.

"La vraie nature de l'image

On le voit, les chercheurs ont dépensé beaucoup d'imagination pour tenter d'expliquer la formation de l'image du linceul. Très légitimement. Ce qui n'est plus légitime, et l'on voit là percer des arrière-pensées idéologiques, c'est que toutes les hypothèses que nous avons passées en revue continuent à avoir des défenseurs et qu'il s'en crée même de nouvelles de la même cuvée.
Et cela alors que, depuis les travaux du STURP en 1978, on connaît de manière certaine la nature de l'image du linceul, une nature qui exclut d'emblée la plupart de ces hypothèses.
L'image résulte d'une oxydation de la cellulose du lin. Cette oxydation est extrêmement superficielle, n'affectant que le sommet des fibrilles qui forment les fibres du tissu. On peut ajouter que cette oxydation est très certainement due à un phénomène thermique, puisque les pièces posées sur les yeux de "l'homme du suaire" ont, elles aussi, provoqué la même oxydation.
Cela écarte l'hypothèse " herbiers ". Et permet de parler de " roussissure ", c'est-à-dire, selon le dictionnaire, de " légère brûlure " […]

(Saint Suaire: La fin d'un mystère Paul McGuire WNET, La Cinq)

Cette image a un modelé rendu par la couleur plus ou moins foncée de la roussissure: plus un point du corps est éloigné plus il est clair.
Or les fibrilles roussies ont toutes la même couleur: elles ont toutes subi un roussissement de même intensité. Les différences de teintes de l'image viennent de ce que les endroits plus foncés possèdent un plus grand nombre de fibrilles roussies au centimètre carré que les endroits clairs. Et ce phénomène est strictement proportionnel à l'éloignement de chaque point du corps par rapport au tissu considéré comme un écran plat. Cela peut se comparer au tramage des photographies dans les journaux: ces photographies sont constituées de points serrés dans les parties foncées et plus espacés dans les parties claires […]
L'image du linceul présente une autre particularité étonnante: bien que plane, elle est tridimensionnelle. Paul Gastineau l'avait déjà mis en évidence dès 1974 au moyen d'un appareil électromécanique qui traduisait en relief les informations du négatif photographique de Pia […]"

Une Image tridimensionnelle visible par une "roussissure" superficielle des fibres ! Est-ce techniquement réalisable au Moyen-Age?

D'autres particularités étranges

À scruter le linceul, on y découvre maint motif d'étonnement. En voici quelques-uns.


- Les cheveux du crucifié tombent sur les épaules comme si le corps était debout et non en arrière comme le voudrait la position couchée. Certains auteurs ont pensé que le corps s'était redressé au moment de la formation de l'image. L'hypothèse ne résiste pas à l'examen: outre que le bas plafond de la niche funéraire n'aurait pas permis une position verticale, l'extension des pieds et le fait que les monnaies des yeux ne soient pas tombées dénient un relèvement du corps. De son côté, la mentonnière, plaquée autour du visage, ne pouvait se trouver derrière les cheveux et les soutenir. On doit donc simplement constater que les lois de la pesanteur n'ont pas joué ou ont cessé de jouer.


- L'image du dos n'est pas plus foncée que celle du côté face, malgré le poids du corps. Les chairs, celles des mollets par exemple, ne se sont pas trouvées écrasées par ce poids alors qu'elles devraient normalement présenter un élargissement. Il semble qu'il y ait eu là aussi annulation des effets de pesanteur.


- L'image de la face est très belle, très précise et n'a subi aucune déformation. Il en est de même du reste du corps: épaules, bras, jambes... Or un linge posé sur un corps en épouse plus ou moins les formes, de sorte que si le corps imprimait son image, cette image apparaîtrait déformée sur le linge mis ensuite à plat. Le linceul a bien épousé le relief du corps au moment de l'ensevelissement, comme en témoigne les taches de sang du côté de la tête qui sont un peu décalées vers l'extérieur. Mais l'image elle-même, formée plus tard, est telle que si elle avait été projetée sur un linge absolument horizontal. En dehors de toute pesanteur.


- Lorsque l'on sépare un corps ou l'une de ses parties d'un linge collé par du sang séché, lorsque par exemple on enlève un pansement, il se produit toujours des arrachements de fibres textiles, d'une part, et des fragments de caillots, de l'autre. Or on ne voit aucun arrachement sur toute la surface du linceul, ni du côté des fibres du tissu ni de celui des taches de sang. Donc... le corps n'a pas été retiré de son linceul!

Arrivés au terme de cette étude, nous nous trouvons en possession d'une masse d'informations. Parmi ces informations, il s'en trouve qui, bien qu'objectivement constatables et constatées, ne trouvent aucune explication dans les lois de la nature ou vont même à l'encontre de ce qu'on sait de plus certain dans ce domaine. On en vient nécessairement à prononcer le mot miracle, car cette situation est très précisément ce qui définit le miracle: effet dont la cause ou le processus échappe à la raison de l'homme […] " (Daniel Raffard de Brienne)

Enfin ; la nature de l'image est révélée : une oxydation ou "roussissure" superficielle des fibres ! Ce phénomène est impossible à expliquer dans l'état actuel des connaissances de la Science. Il écarte ainsi toute hypothèse qui voudrait aller dans le sens d'une fabrication moyen-âgeuse falsifiée.
Comment ne pas être émerveillé par ces particularités inattendues : la position des cheveux, l'absence de déformation de l'image alors que le linge enveloppait le corps, la pesanteur sans effet sur l'image…

Finalement ne sommes-nous pas là face à un Miracle. Miracle visible par tous, si on veut bien "ouvrir les yeux".

 

 

Possibilité d'approfondir ces points sur le site très documenté de François Giraud :

http://pagesperso-orange.fr/gira.cadouarn/france/index_fr.htm

 

 

CONCLUSIONS

En vérité, aussi incroyable que cela puisse paraître, la "photo" ci-dessous est bien celle du visage de Jésus.

Ce linceul témoigne de la Passion de Jésus-Christ :
- visage tuméfié
- marques de flagellation romaine où l'extrémité de la mèche comporte un plomb
- traces sanglantes d'une couronne d'épines recouvrant le sommet de la tête
- large zone écorchée sur l'épaule droite (par le fardeau de la croix)
- écorchures aux genoux par de multiples chutes
- poussières sur le nez (mains entravées)
- plaies provoquées par des clous dans un poignet (visible) et les pieds
- coup de lance au côté droit
- jambes non brisées

Rendons grâce à Dieu ; Lui qui nous a laissé ce témoignage extraordinaire pour faire mémoire de la Passion de son Fils unique Jésus.
Matth 20 :28 (Osty) " […] le Fils de l'homme n'est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour beaucoup. "

 

D'autres informations fournies par Jacques Atlan sur le Linceul de Turin et le Mandylion à la page: Un Visage a pris forme

 

AUTRES RELIQUES TEXTILES

LA SAINTE TUNIQUE D'ARGENTEUIL

"Vénérée comme étant la tunique "inconsutila" c'est-à-dire, sans couture, que les soldats se seraient partagés au pied de la Croix, on possède des documents qui attestent qu'elle a été donnée en l'an 800, par Irène, Impératrice de Byzance, à Charlemagne qui, à son tour, en confia la garde à sa fille Théodrade, qui avait pris le voile à l'abbaye d'Argenteuil.
C'est là qu'elle se trouve toujours, dans la Basilique Saint-Denys."

lien: http://www.spiritualite-chretienne.com

La Sainte Tunique lors de l'ostention de 1984
(in "La Sainte Tunique d'Argenteuil" de François Le Quéré)

"Selon la légende, la tunique aurait été retrouvée au IVe siècle par sainte Hélène, mère de l'empereur Constantin, puis conservée à Constantinople jusqu'au VIIIe siècle. En l'an 800, l'Impératrice de Byzance, Irène, l'aurait ensuite offerte à Charlemagne lors de son sacre comme empereur d'Occident. Et celui-ci l'aurait donnée en garde au monastère de l'Humilité-de-Notre-Dame d'Argenteuil, dont sa fille Théodrade était prieure. En 850, les Normands pillèrent le hameau d'Argenteuil et la basilique Saint-Denys. Avant leur arrivée, la tunique avait été cachée dans un mur. En 1003, l'abbaye a été reconstruite et la relique retrouvée. Elle est ensuite vénérée jusqu'au XVIe siècle, mais elle aurait brûlé partiellement ou aurait été cachée lors de la prise d'Argenteuil par les Huguenots en 1567. Sous la Révolution, le prieuré bénédictin est supprimé, et la relique remise à l'église paroissiale. Mais en 1793, le curé d'Argenteuil Ozet la découpe en morceaux et l'enterre dans son jardin avant d'être emprisonné durant deux ans. En 1795, il ressort la tunique et fait recoudre les différents fragments." http://fr.wikipedia.org/wiki/Sainte_Tunique_du_Christ

La Tunique d'Argenteuil, sortie de sa châsse.
(image : http://www.catholique95.com).

lien: http://bible.archeologie.free.fr/tuniqueargenteuil.html

 

LE SUAIRE D'OVIEDO

(photo extraite du documentaire "Ils veulent cloner le Christ")

"Dans la cathédrale d'Oviedo, capitale de la Principauté des Asturies, on vénère depuis le XI° siècle un tissu de lin qui, selon une tradition ancienne, aurait été placé - soit sur le visage de Jésus-Christ à la descente de la Croix et jusqu'à son enterrement - soit par-dessus le Linceul lors de la mise au tombeau.
Le Suaire d'Oviedo est une toile de lin, blanche à l'origine, avec une texture type taffetas, tachée, sale et froissée, qui mesure 82,1 sur 52,6 centimètres. Les premières recherches scientifiques, débutées en 1955, ont permis de révéler que le sang qui imprègne cete toile est de type AB, et donc de même type que celui du Linceul de Turin. Les taches qui figurent sur la toile sont moins accusées que sur le Linceul, ce qui pourrait laisser penser que ce linge était bien posé au-dessus du Linceul. Par ailleurs, les nombreuses marques, taches et lignes du Voile d'Oviedo se superposent au millimètre près à celles du Linceul.
"

lien : http://anagogie.free.fr/1-reliques.htm

LA SAINTE FACE DE MANOPPELLO

 

"Selon des sources du Sanctuaire, une image est imprimée sur le voile de la Sainte Face (17x24 centimètres) mais les études scientifiques réalisées jusqu’à présent confirment l’absence de peinture sur le voile.
L’iconographe B. Pascalis Schlöemer a montré que l’image du Saint Suaire de Turin se superpose parfaitement à la Sainte Face de Manoppello (avec plus de dix points de référence), expliquent ces sources.
Le père Heinrich Pfeiffer, professeur d’iconographie et d’histoire de l’art chrétien à l’Université grégorienne, explique que cette image a servi de modèle pour les représentations postérieures de la Sainte Face, y compris les portraits dans les catacombes romaines du IVe siècle." lien: http://www.spiritualite-chretienne.com/christ/voiles.html#Manoppello


"Plutôt qu'une peinture, l'image évoque une diapositive transparente; la lumière gris ardoise dans la pénombre. A la lumière artificielle, les reflets dorés du tissu paraissent donner relief et profondeur au visage" http://www.israelshamir.net/Contributors/Face_of_Jesus.fr.htm

D'après Daniel Raffard de Brienne, le voile de Véronique serait toujours au Vatican. Sa dernière ostentation daterait de 1854. Il ne porterait plus d'image.

 

LA "SAINTE COIFFE" DE LA CATHÉDRALE DE CAHORS (la mentonnière)

"La cathédrale Saint Etienne de Cahors conserve une étrange relique attribuée au Christ par une tradition très ancienne.
Il a la forme et les dimensions d'un bonnet laissant le visage à découvert et muni de deux pans destinés à le fermer sous le menton."

lien: http://anagogie.online.fr/1-reliques.htm

"La Coiffe est constituée de huit linges superposés et cousus ensemble, bordés d'un ourlet.
Des taches de sang, situées sur les côtés intérieurs de la coiffe complètent celles qui sont visibles sur le front et la nuque de l'homme du Linceul et dessinent ainsi le tracé complet d'une couronne de blessures provoquées par des épines.
Fait peu connu, la coiffe présente les caractéristiques d'un bonnet que les juifs appelaient Pathil et dont ils avaient coutume de recouvrir la tête de leurs morts.
Le genre unique de sa confection fait qu'il est sans pareil avec d'autres suaires attribués au Christ et sa singularité même plaide en faveur de son authenticité, authenticité qui n'a d'ailleurs, jamais été contestée.

La confrontation de la coiffe avec le Linceul pose deux problèmes distincts selon qu'il s'agisse de l'image frontale ou dorsale.
Sur l'image frontale, il semble évident que si le Seigneur avait eu le chef recouvert de cette coiffe lorsque son corps fût déposé dans le Linceul, on n'aurait pas dû apercevoir ses cheveux, demeurés cachés par la coiffe.
Or, n'importe quel observateur peut voir autour du visage, l'image d'une chevelure abondante et désordonnée, retombant sur les épaules. L'image des cheveux semble, à première vue, exclure l'image d'une telle coiffe..."

Ce "problème" n'en est pas un lorsqu'on considère la vision d'Anne Catherine Emmerich. Elle témoigne de la formation de l'image sur le linceul qui apparaît miraculeusement après la descente de la croix et avant la mise au tombeau. Certains linges n'avaient pas été marqués et la mentonnière n'avait probablement pas encore été passée.

 

LA SAINTE ROBE DE TREVES

"On a souvent opposé la Sainte Tunique d'Argenteuil à la Sainte Robe de Trèves.
En réalité, il n'y a pas d'incompatibilité entre les deux vêtements.
Ils sont tous deux sans couture et leur antiquité est attestée par des documents depuis le VIéme siècle mais ils sont très différents."

La Sainte Robe de Trèves (in "Der Heilige Rock zu Trier" Paulinus Verlag).

"La Sainte Robe est plus ample ; sa largeur sous les bras est de 1,09 m. alors que la Sainte Tunique ne fait que 90 cm.
Rien ne s'oppose à ce que Jésus les ait portées l'une sur l'autre, la tunique comme une longue chemise, à même la peau et la Robe par-dessus comme un manteau.
Il est probable qu'on ait ôté la Robe au Christ avant sa passion, ce qui expliquerait qu'elle ait été épargnée par les taches de sang."

lien: http://anagogie.online.fr/1-reliques.htm

 

 

Informations sur la datation au carbone 14.

"Le carbone comporte deux formes stables, le C 12 et le C 13, et une forme radioactive, le C 14. Le carbone 14 se forme dans les régions hautes de l'atmosphère qui sont bombardées par des neutrons provenant des fameux rayons cosmiques. L'air que nous respirons et qui constitue l'atmosphère est composé de 4/5 d'azote et 1/5 d'oxygène. Les neutrons venus de l'espace frappent ci et là des atomes d'azote et les transforment en atomes de C 14 […]
L'homme et les animaux prennent leur carbone dans un alimentation qui vient toujours, directement ou non, des végétaux qui, seuls, sont capables d'assimiler des éléments minéraux.
Tout ce processus d'échanges a pour conséquence que tous les êtres vivants, animaux et végétaux, ont dans leurs molécules la même proportion de C 14 par rapport au carbone total que celle de l'atmosphère […]
Chez l'être vivant, la teneur en C 14 reste constante puisque le carbone est sans cesse renouvelé. Mais lorsque le tissu organique est mort, son carbone stable demeure tandis que le C 14 continue à se dégrader par rayonnement sans être remplacé. Plus la mort du tissu remonte loin, plus la proportion de C 14 subsistant est faible.
La dégradation du C 14 s'opère selon un rythme constant: on estime qu'il faut environ 5 730 ans pour que le taux de C 14 diminue de moitié, 50 %. On peut donc calculer de manière approximative l'ancienneté de la mort d'un tissu en connaissant le taux résiduel de C 14. C'est ainsi qu'entre un lin récolté au début de l'ère chrétienne et un lin récolté au XIVe siècle, il y a une différence de 17 % de teneur en C 14.
On comprendra que la mesure de la teneur en C 14 est particulièrement délicate quand on saura qu'il n'y a dans l'atmosphère, et donc dans les tissus vivants, qu'un seul atome de C 14 pour mille milliards d'atomes de C 12 et 13 !" (Daniel Raffard de Brienne)

 

 

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Gabriel von Max (1885)

" Et moi je suis morte, je ne suis qu'un esprit; autrement je ne pourrais voir ces choses, car elles n'existent pas maintenant, et cependant maintenant elles existent. Mais cela n'existe pas dans le temps; en Dieu il n'y a pas de temps, en Dieu tout est présent ; je suis morte, je suis un esprit. " (Anne Catherine Emmerich)

 

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