QUI ETAIT ANNE CATHERINE EMMERICH ?

La plus grande visionnaire de tous les temps

 

Jérusalem au temps de Jésus : 21- LE TOMBEAU DE JOSEPH D'ARIMATHIE

 

Matthieu 27: 57-60 "Le soir venu, arriva un homme riche, d'Arimathie, du nom de Joseph, qui lui aussi était disciple de Jésus. Celui-ci, s'avançant vers Pilate, réclama le corps de Jésus. Alors Pilate ordonna de le remettre. Et, prenant le corps, Joseph le roula dans un linceul propre et le mit dans le tombeau tout neuf qu'il s'était fait tailler dans le roc; puis, ayant roulé une grande pierre à l'entrée du tombeau, il s'en alla." (Osty)

 

"Le touriste ou le pèlerin qui arrive à Jérusalem aujourd'hui ne peut pas reconnaître la Ville que Jésus a connue. Vingt siècles ont passé, avec bien des destructions et des transformations. Les récits des Evangiles ont suscité chez le lecteur des images que l'état actuel des lieux bouscule et anéantit. C'est un choc. Un choc à surmonter pour chercher à comprendre ce qui s'est passé, pour faire la part des choses: l'archéologie et l'histoire d'un côté et les sources littéraires de l'autre. Elles ont chacune leur importance." (Philippe Gruson, Institut catholique de Paris, Le Monde de la Bible, Sur les pas de Jésus 2 Jérusalem, Bayard 2005)

Itinéraire de la Passion

«À l'endroit où il avait été crucifié, il y avait un jardin et dans ce jardin un tombeau tout neuf. ›› (Jn 19, 41) Selon le P Couasnon, le Calvaire, domaine public, devait se trouver à proximite, mais en dehors du jardin qui relevait d'un domaine privé. Son étude topographique montre que le tombeau de Jésus était creusé dans un pan vertical de l'ancienne carrière, qui limitait vers l'ouest toute la partie remblayée, tandis que le sol du jardin dont parle saint Jean était constitué par ces remblais de terre.
La présence, dans la basilique du Saint- Sépulcre, de neuf autres tombeaux creuses dans le roc laisse entendre qu`il y avait bien la comme une petite nécropole. Cela aurait posé problème, du point de vue religieux, si cette nécropole s'etait trouvée à l'intérieur des remparts, comme le laisse supposer le rempart actuel. Mais les fouilles ont pu préciser l'ancien tracé des remparts: à l'époque du Christ, il laissait le Golgotha hors de la ville. Dix ans environ après la mort de Jésus, le roi Herode Agrippa le' (41 - 44 apr. J.-C.) construit au nord de la ville un nouveau rempart englobant désormais la butte du Calvaire. Le lieu devait subir un changement encore plus brutal avec Hadrien, en 135 apr. J.-C. Le site du Golgotha, préalablement arasé et remblayé, est choisi comme emplacement du forum d'Aelia Capitolina. Un temple dédié à Vénus y est élevé à côté d'une grotte, «antre obscur où l'on offrait des libations à Aphrodite  selon Eusèbe. Le sommet du Golgotha et le tombeau disparaissent de la surface de la terre.
" (Jacques Potin, Assomptionniste, Le Monde de la Bible, Sur les pas de Jésus 2 Jérusalem, Bayard 2005)

 

"Le jardin de Joseph d'Arimathie (1) est situé près de la porte de Bethléhem, à sept minutes environ du Calvaire ; c'est un beau jardin avec de grands arbres, des bancs, des massifs qui donnent de l'ombre : il va en montant jusqu'aux murs de la ville. Quand dans la vallée on vient de la farde septentrionale et qu'on entre dans le jardin, le terrain monte à gauche vers le mur de la ville ; puis on voit, à sa droite, au bout du jardin, un rocher séparé où est le tombeau. Apres être entré dans le jardin, on tourne à droite pour arriver à la grotte sépulcrale qui s'ouvre vers le levant, du côté où le terrain monte vers le mur de la ville. Au sud-ouest et au nord-ouest du même rocher sont deux sépulcres plus petits, également neufs, avec des entrées surbaissées. A l'ouest de ce rocher passe un sentier qui eu lait le tour. Le terrain devant l'entrée du sépulcre est plus élevé que cette entrée, et il y a des marches pour y descendre."

http://livres-mystiques.com/partieTEXTES/CatherineEm/LaPassion/49quelqu.htm

"Ils marchèrent ainsi prés de sept minutes, se dirigeant à travers la vallée vers le jardin de Joseph d'Arimathie et chantant des psaumes sur un air doux et mélancolique. Je vis sur une hauteur, de l'autre côté, Jacques le Majeur, frère de Jean, qui les regardait passer, et qui retourna annoncer ce qu'il avait vu aux autres disciples cachés dans les cavernes.

Le jardin est de forme irrégulière. Le rocher où le sépulcre est taillé est couvert de gazon et entouré d'une haie vive ; il y a encore devant l'entrée une barrière de perches transversales attachées à des pieux au moyen de chevilles de fer. Quelques palmiers s'élèvent devant l'entrée du jardin et devant celle du tombeau, qui est située dans l'angle à droite. La plupart des autres plantations consistent en buissons, en fleurs et en arbustes aromatiques. Le cortège s'arrêta à l'entrée du jardin ; on l'ouvrit en enlevant quelques pieux qui servirent ensuite de leviers pour rouler dans le caveau la pierre destinée à fermer le tombeau. Quand on fut devant le rocher, on ouvrit la civière, et on enleva le saint corps sur une longue planche, sous laquelle un drap était étendu transversalement. Nicodème et Joseph portaient les deux bouts de la planche, Jean et Abénadar ceux du drap. La grotte, qui était nouvellement creusée, avait été récemment nettoyée par les serviteurs de Nicodème qui y avaient brûlé des parfums ; l'intérieur en était propre et élégant ; il y avait même un ornement sculpté au haut des parois. La couche destinée à recevoir le corps était un peu plus large du côté de la tête que du côté opposé ; on y avait tracé en creux la forme d'un cadavre enveloppé de ses linceuls en laissant une petite élévation à la tête et aux pieds. Les saintes femmes s'assirent vis-à-vis l'entrée du caveau. Les quatre hommes y portèrent le corps du Seigneur, remplirent encore d'aromates une partie de la couche creusée pour le recevoir, et y étendirent un drap qui dépassait des deux côtés la couche sépulcrale, et sur lequel ils placèrent le corps. Ils lui témoignèrent encore leur amour par leurs larmes et leurs embrassements et sortirent du caveau. Alors la sainte Vierge y entra ; elle s'assit du coté de la tète, et se pencha en pleurant sur le corps de son fils. Quand elle quitta la grotte, Madeleine s'y précipita ; elle avait cueilli dans le jardin des fleurs et des branches qu'elle jeta sur Jésus ; elle joignit les mains et embrassa en sanglotant les pieds de Jésus ; mais les hommes l'ayant avertie qu'ils voulaient fermer le tombeau. elle revint auprès des femmes. Ils relevèrent au-dessus du saint corps les bords du drap où il reposait, placèrent sur le tout la couverture de couleur brune, et fermèrent les battants de la porte, qui était d'un métal brunâtre, vraisemblablement en cuivre ou en bronze ; il y avait devant deux bâtons, l'un vertical, l'autre horizontal ce qui faisait l'effet d'une croix (1).

La grosse pierre destinée à fermer le tombeau, qui se trouvait encore devant l'entrée du caveau, avait à peu près la forme d'un coffre (2) ou d'une pierre tombale ; elle était assez grande pour qu'un homme pût s'y étendre dans toute sa longueur ; elle était très pesante, et ce ne fut qu'avec les pieux enlevés à l'entrée du jardin que les hommes purent la rouler devant la porte du tombeau. La première entrée du caveau était fermée avec une porte faite de branches entrelacées. Tout ce qui fut fait dans l'intérieur de la grotte se fit à la lueur des flambeaux, parce que la lumière du jour n'y pénétrait pas. Pendant la mise au tombeau, je vis, dans le voisinage du jardin et du Calvaire errer plusieurs hommes à l'air triste et craintif. Je crois que c'étaient des disciples qui, sur le récit d'Abénadar, étaient venus des cavernes par la vallée et qui y retournèrent ensuite.

(1) La soeur n'explique pas si ces bâtons étaient des pièces détachées, placées devant la porte, ou si c'étaient des bandes en relief faisant partie de cette porte.

(2) Vraisemblablement la soeur Emmerich voulait parler ici de ces caisses antiques où les paysans de son pays renferment leurs vêtements, le fond en est moins large que le couvercle, ce qui leur donne en effet une certaine ressemblance avec une tombe. Elle avait prés d'elle une de ces caisses qu'elle appelait son coffre. C'est en ces termes qu'elle a souvent décrit la pierre en question, dont la forme toutefois n'est pas représentée très clairement."

http://livres-mystiques.com/partieTEXTES/CatherineEm/LaPassion/table.html

"Le saint Sépulcre comme propriété privée de Nicodème était resté intact. La tête du Christ dans le tombeau reposait du côté de l'orient : quand on sortait du caveau vers midi, on avait le soleil en face et à peu près au-dessus de soi et le couchant à sa droite."

http://livres-mystiques.com/partieTEXTES/CatherineEm/Volume6/chapit13.html

 

LE TOMBEAU DE JOSEPH D'ARIMATHIE en l'an 30 (résumé)

Le tombeau est situé près de la porte de Bethléhem, à sept minutes environ du Calvaire:
- la grotte sépulcrale, spacieuse, s'ouvre vers le levant, du côté où le terrain monte vers le mur de la ville, et, il y a des marches pour y descendre. Au sud-ouest et au nord-ouest du même rocher sont deux sépulcres plus petits,
- la couche sépulcrale est élevée d'environ deux pieds au-dessus du sol, un peu plus large du côté de la tête que du côté opposé ; on y avait tracé en creux la forme d'un cadavre enveloppé de ses linceuls en laissant une petite élévation à la tête et aux pieds,
- il y avait un ornement sculpté au haut des parois.
- vis-à-vis de l'entrée se trouve une espèce de niche formée par la paroi du rocher qui s'arrondit en voûte au-dessus de la couche sépulcrale,
- une porte en métal, peut-être en cuivre, un peu inclinée en avant de la niche, s'ouvre à deux battants qui ont leur point d'attache aux parois latérales,
- la pierre munie d'anneaux, déplacée au moyen d'une chaîne qui descend de la voûte, est fort grosse et un peu arrondie du côté de la porte de la niche parce que la paroi de rocher où celle-ci s'ouvre n'est point coupée à angle droit,
- le rocher à l'intérieur est blanc avec des veines rouges et bleues.

Carte de Jérusalem au format .pdf disponible en cliquant ici.

LE TOMBEAU DE JOSEPH D'ARIMATHIE aujourd'hui

Entrée du tombeau du Christ. Photo © www.HolyLandPhotos.org.

"La basilique

Au cours des fouilles, des ouvrages de maçonnerie furent découverts sous le catholicon de l'époque des Croisés. Ces vestiges permirent la reconstitution du tracé originel de la basilique du IVe siècle. La position de deux rangées centrales de colonnes dans la basilique peut être déterminée par les vestiges de leurs fondations, encore visibles sur les côtés nord et sud de la chapelle de Sainte-Hélène. Dans un petit espace souterrain au nord de cette chapelle, on a mis au jour les fondations d'une basilique antérieure. Sur une énorme pierre incorporée au mur, un pèlerin de l'église primitive a tracé le dessin d'un navire marchand avec l'inscription latine "O Seigneur, il nous faut partir". Sous l'abside du catholicon actuel, on découvrit une partie de l'abside marquant l'extrémité occidentale de l'église primitive. Eusèbe a décrit cette abside entourée de douze colonnes symbolisant les douze apôtres.

La rotonde et le Sépulcre

La rotonde, qui constitue l'élément le plus important de ce complexe, contient le sépulcre lui-même au sein d'une structure complexe entourée de colonnes qui soutiennent un toit arrondi et ornementé.

Certains vestiges d'ouvrages de maçonnerie ont été découverts sous le sol et autour du périmètre de la rotonde. Là où le soubassement est visible, on peut constater des traces d'extraction de pierres datant de périodes antérieures. Cette extraction a fait baisser le niveau du sol autour du sépulcre, qui se dressait par conséquent bien au-dessus du reste. Une étude architecturale du mur extérieur de la rotonde, d'un diamètre de 35 m, et conservé dans certaines de ses parties jusqu' à une hauteur de 10 m, prouve qu'il a gardé sa forme primitive du IVe siècle. Le sépulcre lui-même est entouré d'un cercle de douze colonnes, par groupes de trois, entre quatre paires de pilastres carrés. Il est possible que les colonnes de la rotonde du IVe siècle furent prises de leur emplacement d'origine, sur la facade du temple romain. La restauration des pilastres a prouvé que ces colonnes, beaucoup plus hautes à l'origine, avaient été coupées en deux par les Croisés pour être insérées dans la rotonde du XIIe siècle.

La restauration de la basilique du Saint-Sépulcre se poursuit encore aujourd'hui et, après avoir été négligé des générations durant, ce site a déjà retrouvé presque toute sa beauté ancienne." http://www.mfa.gov.il/MFAFR/MFAArchive/2000_2009/2000/3/Jerusalem-%20la%20basilique%20du%20Saint-Sepulcre

Le Saint-Sépulcre à visiter à 360° http://www.360tr.com/kudus/kiyamet_eng/index.html

Une page spéciale de ce site est consacrée au Saint-Sépulcre

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Maria und Julia Gräfin Schmiesing-Kerssenbrock (vers 1860)

" Et moi je suis morte, je ne suis qu'un esprit; autrement je ne pourrais voir ces choses, car elles n'existent pas maintenant, et cependant maintenant elles existent. Mais cela n'existe pas dans le temps; en Dieu il n'y a pas de temps, en Dieu tout est présent ; je suis morte, je suis un esprit. " (Anne Catherine Emmerich)