QUI ETAIT ANNE CATHERINE EMMERICH ?

La plus grande visionnaire de tous les temps

 

La mort dans la Bible

 

 

Même si, depuis plus de 2000 ans, des textes de la Bible donnent de nombreuses réponses à la question de la mort, il faut tout de même être prudent car on peut facilement se tromper.

Voici 2 extraits publiés par les Témoins de Jéhovah :

La mort : un état de non-existence ?

" La condition des morts est définie clairement en Ecclésiaste 9 :5,10 […], où nous lisons :'' Les morts ne savent plus rien ; […] il n'y a ni activité, ni compte, ni connaissance, ni sagesse dans la tombe.'' La mort est donc un état de non-existence. Un psalmiste a écrit qu'à la mort d'une personne ''son esprit sort, il retourne à son sol ; en ce jour-là périssent ses pensées''. - Psaume 146 :4.
Il est donc clair que les morts n'existent plus [...] " (La tour de garde 15/07/2001, page 5)

" C'est ainsi que les morts endormis dans la tombe sont aussi en sécurité qu'un bébé dans le ventre de sa mère. Ils vont bientôt 'voir le jour', être ramenés à la vie sur une terre paradisiaque. " (La tour de garde 01/08/1996, page 8)

Contre toutes les idées reçues les Témoins de Jéhovah se démarquent ! Cette doctrine de la "non-existence des morts" est l'un des piliers de leur identité. Ils trouvent pourtant leurs arguments dans des textes extraits de la Bible.

Utilisons la Bible sans essayer, comme le font malheureusement trop souvent certaines Eglises issues de la Réforme, à orienter le texte dans un sens pré-défini.

LE MENSONGE

DE LA POUSSIERE A LA POUSSIERE

ABEL, PREMIER MORT DE L'HUMANITE

DANS LE SEJOUR DES MORTS

JUSTICE

LA RANCON

LE JUGEMENT DERNIER

CONCLUSIONS

 

 

 

LE MENSONGE


" Le serpent dit à la femme : 'Pas du tout ! vous ne mourrez pas ; mais Dieu sait que le jour où vous en mangerez, vos yeux se dessilleront et vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal.' " (Genèse 3 :3 - Osty)
Après l'avertissement de Dieu à l'homme (Genèse 2 :16-17) qui est la première évocation de la mort dans la Bible, il est intéressant de voir comment "le serpent [Satan - Apocalypse 20 :2]" égare l'humanité par son mensonge.

Nous voilà mortels à la suite de nos premiers "parents" par le péché originel !
" Voilà pourquoi, de même que par un seul homme le péché est entré dans le monde et par le péché la mort, et qu'ainsi la mort a passé à tous les hommes parce que tous ont péché… […] Ainsi donc, comme par la faute d'un seul ce fut pour tous les hommes la condamnation, de même par l'œuvre de justice d'un seul c'est pour tous les hommes la justification qui donne la vie. " (Epître aux Romains 5 :12, 18 - Osty)

"Pas du tout ! vous ne mourrez pas" C'est par ce mensonge que l'homme a finalement accepté de désobéir et que la mort s'est propagée dans le monde.

 

 

DE LA POUSSIERE A LA POUSSIERE

Sépulture du Paléolithique supérieur. Grotte de Grimaldi (Menton 06). Hachette collèges.

" 'Car poussière tu es et à la poussière tu retourneras.' " (Genèse 3 :19 - Osty)
Première image de la mort : la décomposition du corps et son retour au sol ! Pas d'âme qui vole vers les cieux. C'est frustrant !

Quelques siècles plus tard, on peut lire dans l'émouvant poème sur la vieillesse et la mort au chapitre 12 de l'Ecclésiaste : " Souviens-toi de ton Créateur aux jours de ton adolescence, avant que […] la poussière retourne à la terre d'où elle vient, et que le souffle retourne à Dieu qui l'a donné. " (l'Ecclésiaste 12 :1,7 - Osty)

Une boucle se referme ; boucle ouverte par l'illustration de la création de l'homme : " Yahvé Dieu façonna l'homme, poussière tirée du sol, il insuffla dans ses narines une haleine de vie, et l'homme devint un être vivant. " (Genèse 2 :7 - Osty)

Si le corps retourne au sol, ce qui vient de Dieu, le souffle ou l'haleine ('rouah' en hébreux, 'pneumatos' en grec ou aussi 'esprit' en français) retourne à Dieu.

Si le corps retourne au sol, ce qui vient de Dieu, le souffle, ou aussi l'esprit en français, retourne à Dieu. Mais que devient l'âme ?

 

 

ABEL, PREMIER MORT DE L'HUMANITE


Le premier mort de l'humanité révèle déjà l'état du mort.

" [Yahvé] dit : 'Qu'as-tu fait ! La voix du sang de ton frère crie vers moi du sol. Maintenant donc, maudit sois-tu de par le sol, qui a ouvert sa bouche pour prendre de ta main le sang de ton frère.' " (Genèse 4 :10,11 - Osty)
Même dans la mort (le sol), le sang d'Abel "crie" ! C'est le premier témoignage d'une "activité" post-mortem.

On pourrait n'y voir qu'une trace de sang sur le sol révélant l'assassinat. Pourtant Moïse écrit dans le Lévitique :
" Car l'âme de la chair est dans le sang, et moi je vous l'ai donné pour l'autel, afin de faire l'expiation pour vos personnes ; car c'est le sang qui, par l'âme, fait expiation. Voilà pourquoi j'ai dit aux fils d'Israël : Personne d'entre-vous ne mangera de sang […] " (Lévitique 17 :11,12 - Osty)

Enfin on retrouve notre chère âme ! L'âme est dans le sang. Le sang est dans le sol. On pourrait lire aussi Genèse 4:10 ainsi : " La voix [de l'âme] de ton frère crie vers moi du sol. "

Après sa mort, l'âme (ou le sang) d'Abel crie! Alors que le corps repose dans la poussière, l'âme par contre crie du sol vers Dieu ! Où se trouve-t-elle donc ?

 

 

DANS LE SEJOUR DES MORTS


 

Retour au sol, les projets périssent

Le souffle de l'homme retourne au sol, la vie s'arrête.
" Ne vous fiez pas aux princes, à un fils d'homme impuissant à sauver ; son souffle sort, retourne à son limon, en ce jour là périssent ses desseins. " (Psaume 146 :3,4 - Osty)
" […] Que sorte son souffle, il retourne à sa glèbe ; en ce jour ses projets périssent. " (Psaume 146 :4 - Chouraqui)

(Note: Le psaume 146 :3,4 ne fait pas l'unanimité parmi les traducteurs :
" son esprit sort, il retourne à son sol ; en ce jour-là périssent ses pensées " (Psaume 146 :4 - Traduction du monde nouveau, la Bible de Jérusalem) Si les deux traductions sont possibles (?), "périssent ses pensées" va à l'encontre de tout ce qui va être proposé ensuite. Par-contre "périssent ses desseins" ou "ses projets périssent" est cohérent.

D'ailleurs Jésus nous en donne une illustration éclatante dans cette parabole où les projets de l'homme riche vont être stoppés net:
" 16 Il leur dit cette parabole: ''Il y avait un homme riche dont les terres avaient beaucoup rapporté.17 Et il se demandait: Que vais-je faire ? car je n'ai pas où ramasser ma récolte. 18 Et il dit : Voici ce que je vais faire: j'abattrai mes granges et j'en bâtirai de plus grandes, et j'y ramasserai tout mon blé et mes biens, 19 et dirai à mon âme: Mon âme, tu as là beaucoup de biens pour beaucoup d'années : repose-toi mange, bois, fais la fête. 20 Mais Dieu lui dit : Sot! cette nuit même on va te redemander ton âme. Et ce que tu as préparé, qui l'aura? 21 Ainsi en est-il de celui qui thésaurise pour lui-même au lieu de s'enrichir en vue de Dieu.'' " (Luc 12 :16-21 - Osty) )

 

Un gouffre de ténèbres

Le Psaume 88 illustre la détresse d'un homme à l'image de l'homme dans la mort :
" Car mon âme est rassasiée de maux et ma vie touche au chéol ; je suis compté parmi ceux qui descendent à la fosse […] Tu m'as placé au tréfonds de la fosse, dans les ténèbres, dans les gouffres ; sur moi pèse ta fureur et de toutes tes vagues tu m'accables […] Pour les morts fais-tu des merveilles, les Ombres se lèvent-elles pour te célébrer ? Dans le tombeau parle-t-on de ta fidélité, de ta sincérité au lieu de perdition ? " (Psaume 88 :4,7-12 - Osty)

Le séjour des morts (ou chéol) ressemble plus à une fosse sombre, un gouffre de ténèbres, plutôt qu'à un enfer de feu ou un paradis dans les cieux ! On retrouve ici l'image du sol où le sang, donc l'âme, se répand.

Là encore, malgré la forme interrogative, le psalmiste suggère que les morts se lèvent ou qu'on leurs parle. Il est judicieux de remarquer que le séjour des morts n'est pas consacré au sommeil mais à "la fureur" de Dieu.

" Jonas pria Yahvé, son Dieu, des entrailles du poisson. Il dit : De ma détresse j'ai crié vers Yahvé et il m'a répondu ; du sein du chéol j'ai appelé au secours : tu as entendu ma voix. " (Jonas 2 :2,3 - Osty)
Jonas aussi, dans le ventre du poisson comme s'il était dans le chéol, crie sa détresse !

Par-contre, Job voit dans la mort un moyen de trouver le repos, de mettre un terme à ses souffrances :"Au sortir des entrailles que n'ai-je expiré?
Pourquoi deux genoux pour me recevoir et pourquoi deux mamelles à sucer?
Maintenant je serais couché, tranquille, je dormirais et je reposerais
avec les rois et les conseillers du pays qui se sont bâti des mausolées [...]
Ou bien, tel l'avorton caché, je ne serais pas, comme les petits qui n'ont pas vu la lumière.
Là, les méchants cessent de s'agiter et là, se reposent ceux qui sont épuisés." (Job 3:11b-14;16-17 Osty)


Dans les flammes de l'Hadès

En fait, Jésus, lui-même, nous décrit l'état de l'homme dans la mort !
" 22 Or donc, le pauvre mourut et fut emporté par les anges dans le sein d'Abraham. Le riche aussi mourut, et il fut enseveli.
23 " Et dans l'Hadès, levant les yeux, alors qu'il était dans les tortures, il voit Abraham de loin et Lazare dans son sein. 24 Et il s'écria: Père Abraham, aie pitié de moi et envoie Lazare tremper le bout de son doigt dans l'eau pour me rafraîchir la langue, parce que je suis tourmenté dans cette flamme. Mais Abraham dit : 25 Mon enfant, souviens-toi que tu as reçu tes biens pendant ta vie, et Lazare pareillement les maux; maintenant, ici, il est consolé, et toi, tu es tourmenté. 26 Et ce n'est pas tout: entre nous et vous un grand abîme se trouve fixé, afin que ceux qui voudraient passer d'ici chez vous ne le puissent, et qu'on ne traverse pas non plus de là-bas chez nous.
27 " Il dit: Je te prie donc, père, d'envoyer [Lazare] dans la maison de mon père, 28 car j'ai cinq frères; qu 'il leur porte son témoignage, pour qu'ils ne viennent pas, eux aussi, dans ce lieu de la torture. 29 Et Abraham de dire: Ils ont Moïse et les Prophètes; qu'ils les écoutent. 30 Mais il dit: Non, père Abraham, mais si quelqu'un de chez les morts va les trouver, ils se repentiront. 31 Mais il lui dit: Du moment qu'ils n'écoutent pas Moïse et les Prophètes, même si quelqu'un d'entre les morts ressuscite, ils ne seront pas convaincus. " " (Luc 16 :22-31 - Osty)

Attention ! Jésus ne parle pas du "paradis" mais du "sein d'Abraham", c'est différent! Le riche est "tourmenté dans cette flamme". C'est l'image bien connue de "l'enfer" à laquelle on oppose celle du "paradis". Mais ici, il n'est pas question de "paradis" ! La raison en est fort simple. La "Rançon" n'était pas encore versée (Explication au paragraphe "La Rançon").

Il est bien dommage que des auteurs, tel Denys-Pierre Auvray dans son livre "Le paradis et l'enfer dans les Evangiles" - Téqui, écrivent en citant ce passage de l'Evangile:"Cette histoire du mauvais riche et du pauvre Lazare est sans doute un des passages les plus impressionnants de l'enseignement de Jésus sur le paradis et l'enfer" (p53) Jamais Jésus n'emploie le mot "paradis". Serait-on victime d'une imagerie populaire inaltérable où la mort conduit nécessairement au "paradis" ou en "enfer" ?

Le "riche" comme "Lazare" sont tous les deux dans "l'Hadès". Ce mot d'origine grecque désigne le séjour des morts, comme "chéol" (ou shéol) en hébreux ou "les enfers" en français (Larousse - français contemporain, 1971).

Note : " On supposait une survie mystérieuse après la mort ; et le séjour des morts, on l'appelait en hébreu 'le Shéol' ; ce mot fut traduit en latin par 'inferi', les lieux 'inférieurs', ce qui a donné en français 'les enfers', mot général au sens encore vague. " (L'Enfer et le Purgatoire, Charles Sauteur, Pierre Téqui éditeur.)

Le terme en français de "les enfers" semble très approprié. Le séjour des morts est à la fois : fosse, ténèbres, gouffre, sein d'Abraham, abîme, tortures et flammes.

Quand nous lisons le "Symbole des apôtres" :
" Je crois […] en Jésus Christ […] qui […] a été crucifié, est mort et a été enseveli, est descendu aux enfers, le troisième jour est ressuscité des morts […] ",
on imagine mal Jésus "dans les flammes de l'enfer".
En fait, Jésus était descendu au séjour des morts mais pour en sortir ressuscité comme il est écrit dans les Actes des Apôtres :

" Il a prévu et annoncé la résurrection du Christ, en disant qu'il n'a pas été abandonné à l'Hadès et que sa chair n'a pas vu la corruption. " (Actes des Apôtres 2 :31 - Osty)
L'auteur (Luc) rapporte le discours de Pierre qui applique le psaume 16 à Jésus Christ :
" Car tu n'abandonneras pas mon âme au chéol, tu ne laisseras pas ton fidèle voir la fosse. Tu me feras connaître le sentier de vie ; satiété de joie près de ta Face, délice à ta droite pour toujours ! " (Psaume 16 :10,11 - Osty)

Le séjour des morts est une réalité ! Si les morts n'existaient plus, il n'y aurait personne "d'entre les morts". Jésus se serait bien gardé d'utiliser une illustration sans lien direct avec la réalité du séjour des morts ! Toutes ses paraboles trouvent leurs racines dans la vie de tous les jours. Donc, la mort n'est pas un état de non-existence.

La dualité "Paradis" et "Enfer" ne s'applique donc pas ! Comme Jésus lui-même l'illustre dans sa parabole du riche et du pauvre Lazare, nous allons tous au séjour des morts, qu'il s'appelle "chéol", "Hadès" ou "enfers".

 

 

JUSTICE


L'attentat du World Trade Center perpétré le 11 septembre 2001 par des criminels (islamistes radicaux) est significatif. Comment justice sera faite ? Les auteurs se sont suicidés. De combien de souffrances et de morts innocents sont-ils responsables ?
Combien de meurtriers en série, de bourreaux nazis ou communistes coupables de génocides ont échappé à la justice des hommes ?

Nordhausen, en avril 1945 http://www.lescamps.org/photo.htm

Nankin 1937 (pour en savoir plus sur ce massacre peu connu cliquez ici)

Le prophète Jérémie dit :
" Mais [toi], Yahvé des armées, qui juge avec justice, qui sonde les cœurs et les reins, puissé-je voir ta vengeance sur eux. " (Jérémie 11 :20 - Osty)

Jésus Christ nous met aussi en garde. Dans la parabole du serviteur impitoyable, il nous dit en conclusion :
" Alors le faisant venir, son seigneur lui dit : Mauvais esclave, je t'ai remis toute cette dette, parce que tu m'en as prié. Ne devais-tu pas, toi aussi, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j'ai eu pitié de toi ? Et pris de colère, son seigneur le livra aux bourreaux, jusqu'à ce qu'il eût remboursé tout ce qu'il lui devait. C'est ainsi que mon Père céleste vous traitera, si vous ne remettez pas, chacun à son frère, du fond de vos cœurs. " (Matthieu 18 :32-35 - Osty)
Demander pardon est un acte volontaire de la part du coupable. Il est même nécessaire, si on est la victime, de pardonner soi-même à celui qui demande pardon. Qui n'a jamais pêché ? Sinon justice sera rendue !
On peut souligner que le châtiment n'est pas "éternel" mais dure le temps nécessaire pour "rembourser" ce qui est dû.

" Ainsi, quand tu vas avec ton adversaire devant un chef, en chemin fais en sorte d'en avoir fini avec lui, de peur qu'il ne te traîne devant le juge, et que le juge ne te livre à l'exécuteur, et que l'exécuteur ne te jette en prison. Je te le dis : Tu ne sortiras pas de là que tu n'aies remboursé jusqu'au dernier lepte. " (Luc 12 :58,59 - Osty)
Le "lepte" étant la plus petite monnaie romaine, le remboursement est total ; jusqu'au dernier centime. On est bien loin de la sentence éternelle binaire "Paradis" ou "Enfer".

Dans la parabole de l'intendant fidèle, Jésus Christ nous dit en conclusion :
" Cet esclave qui, connaissant la volonté de son seigneur, n'aura rien préparé ou fait conformément à sa volonté, recevra un grand nombre de coups ; quant à celui qui, sans la connaître, aura par sa conduite mérité des coups, il n'en recevra que peu […] " (Luc 12 :47,48 - Osty)
Là encore, le message est clair. Le châtiment nous attend. Juste réparation de nos fautes. Il est proportionnel à la "responsabilité" de l'auteur des fautes ; de sa conscience ou de sa connaissance des enseignements de Dieu.

L'image est forte. Pas possible de sortir du séjour des morts tant que la plus petite dette n'a pas été remboursée ou pardonnée. Dieu réclame réparation des fautes commises.

Dans le livre "Sagesse de Jésus, ben Sira (fils de Sira)" le destin du pécheur est le châtiment :
" Ne dis pas : 'J'ai péché, et que m'est-il arrivé ?' car le Seigneur est patient.
Ne sois pas si assuré du pardon que tu ajoutes péché à péché.
Ne dis pas : 'Sa compassion est grande, il pardonnera la multitude de mes péchés' ; car la miséricorde est en Lui, mais aussi la colère, et sur les pécheurs s'arrêtera son courroux.
Ne tarde pas à revenir au Seigneur et ne diffère pas de jour en jour ; car subitement éclatera la colère du Seigneur et au temps du châtiment tu périras. " (Ecclésiastique 5 :4-7 - Osty
)

Dans la parabole des talents, Jésus annonce juste avant d'illustrer le Jugement dernier :
" Et l'esclave inutile, jetez-le dans les ténèbres du dehors ; seront les sanglots et les grincements de dents. " (Matthieu 25 :30 - Osty)
Il y a d'abord "les ténèbres du dehors" et "les sanglots". Ensuite Jésus décrit la venue du Jugement dernier.

Qui aurait intérêt de nous faire croire, comme les Témoins de Jéhovah, que les morts sont dans un état de complète inconscience et en sécurité ?

Pour répondre au Pasteur François Clavairoly qui dit :
"Je suis convaincu que le Dieu qui créé le monde et qui va le recréer après la mort n'est pas un Dieu épicier, comptable […] qui ferait comme-ça une liste des bonnes actions et des mauvaises "on peut répondre par les paroles même de Jésus :

"Est-ce que deux moineaux ne se vendent pas un as ? Et pas un d'entre eux ne tombera à terre sans [la permission de] votre Père. Quant à vous, même les cheveux de votre tête sont tous comptés." (Matthieu 10:29-30 - Osty)


Pas possible de sortir du séjour des morts tant que la plus petite dette n'a pas été remboursée ou pardonnée. Dieu réclame réparation des fautes commises.

Dieu n'applique pas une sentence éternelle binaire de "Paradis" ou d' "Enfer". Tous ceux qui ont échappé à la justice des hommes et n'ont pas demandé pardon vont se trouver face à la colère de Dieu. Tous les actes sordides demeurés impunis (comme les massacres de Nankin) ont été comptés. Ils vont être "remboursés" par leurs auteurs.

 

 

LA RANCON

Tout ça est finalement très déprimant. Où est passé le Paradis ?

Jésus s'adresse au "bon larron" sur la croix :
" Et il lui dit : 'En vérité je te le dis : Aujourd'hui, avec moi, tu seras dans le Paradis.' " (Luc 23 :43 - Osty)
Enfin ; voilà une bonne nouvelle !
On peut remarquer que malgré son passé probablement peu flatteur, le "bon larron" va être aux premières loges dans le Paradis. Le "mauvais larron" par-contre… ?

Finalement Jésus accomplit ce que l'on trouvait déjà dans le psaume 34 de David :
" Le mal fait mourir le méchant,
et ceux qui haïssent le juste expieront.
Yahvé libère l'âme de ses serviteurs,
Et ceux qui s'abritent en lui n'auront pas à expier. " (Psaume 34 :22,23 - Osty)

Le "méchant" expie ses fautes mais le "juste" n'aura pas à expier.

Au moment où Jésus prononce ces mots sur la Croix, y-a-t-il déjà des âmes au Paradis ? On pense tout de suite à Noé, Abraham, David ou Moïse. Pourtant Jésus nous dit dans l'Evangile de Jean :
" Et nul n'est monté au ciel, sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l'homme qui est au ciel. Et de même que Moïse éleva le serpent au désert, ainsi faut-il que soit élevé le Fils de l'homme, pour que tout homme qui croit en lui ait la vie éternelle. " (Jean 3 :13,14 - Osty)
Personne n'est monté au ciel ! Le "sein d'Abraham" (Luc 16 :22) n'est donc pas le paradis céleste. Nul n'a pu encore y accéder au moment où Jésus parle. L'élévation du Christ en croix, à l'image du serpent de bronze sur la hampe de Moïse (Nombre 21 :4-9), va permettre d'y accéder, de "rester en vie".

Saint Pierre nous dit :
" C'est lui [Jésus Christ] la pierre méprisée par vous, les bâtisseurs, et qui est devenue tête d'angle. Et le salut n'est en aucun autre ; car il n'est pas sous le ciel d'autre Nom donné chez les hommes par lequel nous devions être sauvés. " (Actes des Apôtres 4 :11,12 - Osty)

Saint Paul ajoute dans ses épîtres :
" Car il n'y a qu'un Dieu ; il n'y a qu'un médiateur entre Dieu et les hommes, un homme Christ Jésus, qui s'est donné en rançon pour tous. " (Première épître à Timothée 2 :5,6 - Osty)

" Et, selon la Loi, presque tout est purifié par le sang, et sans effusion de sang il n'y a pas de rémission. " (Epître aux Hébreux 9 :22 - Osty)

" Car l'âme de la chair est dans le sang, et moi je vous l'ai donné pour l'autel, afin de faire l'expiation pour vos personnes ; car c'est le sang qui, par l'âme, fait expiation. " (Lévitique 17 :11 - Osty)

 

La descente aux Enfers. Manuscrit des Heures de Rohan - Montauban. Le monde de la Bible n°147

Par son sang versé sur la Croix, Jésus a expié le péché de l'humanité. Il a versé la rançon pour sauver les hommes de la malédiction de la mort.

Les cieux sont enfin accessibles. Les Epîtres comme les Evangiles en témoignent.
" Je suis pressé des deux côtés : j'ai le désir de m'en retourner pour être avec le Christ, car c'est de beaucoup le meilleur ; " (Epître aux Philippiens 1 :23 - Osty)


" Nous rendons grâce à Dieu […] à cause de l'espérance qui vous est réservée dans les cieux […] " (Epître aux Colossiens 1 :3-5 - Osty)

" Réjouissez-vous et exultez, parce que votre salaire est grand dans les cieux. " (Matthieu 5 :12 - Osty)

" Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures ; sinon vous aurais-je dit que je vais vous préparer une place ? […] et je vous prendrai auprès de moi, pour que là où je suis, moi, vous aussi vous soyez. " (Jean 14 :2,3 - Osty)

Le sacrifice de Jésus Christ a eu des effets immédiats sur l'état des morts. Le Paradis n'est devenu accessible pour les âmes qu'après la Croix.

Dans la foi chrétienne, la Passion de Jésus et sa mort sur la Croix marquent une étape charnière pour les âmes des défunts. Jésus a expié le péché de l'humanité. Il a versé la Rançon pour sauver les hommes de la malédiction de la mort. Le Paradis céleste est enfin devenu accessible à partir de ce moment.

 

 

 

LE JUGEMENT DERNIER


Pourquoi la croyance au "paradis" et à "l'enfer" est-elle si répandue dans nos sociétés ?

C'est une mauvaise compréhension du récit du Jugement dernier qui a probablement induit en erreur de nombreuses personnes.

La résurrection

" N'en soyez pas étonnés ; parce qu'elle vient, l'heure où tous ceux qui sont dans les tombeaux entendront sa voix, et ils sortiront, ceux qui auront fait le bien, pour une résurrection de vie, ceux qui auront commis le mal, pour une résurrection de condamnation. " (Jean 5 :28,29 - Osty)

Jean parle explicitement de la résurrection de tous les morts, bons ou méchants. Au Jugement dernier, tous ressuscitent pour être "jugés" et recevoir une sentence : "vie" ou "condamnation" !

Cette résurrection sera effective pour toutes les âmes, la reine de Saba comme les contemporains de Jésus. "La reine du Midi se lèvera, lors du Jugement, avec cette génération, et elle la condamnera [...]" (Matthieu 12 :42 Osty)

La vie éternelle ou le feu éternel ?

Voici aussi un extrait rapporté par Matthieu :
" Quand le Fils de l'homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il s'assiéra sur son trône de gloire. Devant lui seront rassemblées toutes les nations […] et il placera les brebis à sa droite, et les boucs à sa gauche.
'Alors le roi dira à ceux qui seront à sa droite : Venez les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume qui a été préparé pour vous depuis la fondation du monde […]
'Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche : Allez loin de moi, maudits, au feu éternel qui a été préparé pour le diable et pour ses anges […]
'Et ils s'en iront, ceux-là au châtiment éternel, mais les justes à la vie éternelle.' " (Matthieu 25 :31-46 - Osty)

Ce récit du Jugement dernier est aussi très explicite. Il n'y a que 2 sentences. La vie dans "le Royaume préparé" ou la condamnation par le "châtiment éternel" dans le "feu éternel".

Nous y voilà ! "Paradis" ou "Enfer de feu éternel". Après avoir "remboursé" sa dette, le damné va-t-il souffrir indéfiniment dans le "feu éternel" ? Où est donc la Justice de Dieu ?

Le texte de l'Apocalypse relate aussi le Jugement dernier aux chapitres 20 & 21 :
" Et la mer donna les morts qu'elle avait, et la Mort et l'Hadès donnèrent les morts qu'ils avaient, et chacun fut jugé suivant ses œuvres. Et la Mort et l'Hadès furent jetés dans l'étang de feu. Telle est la seconde mort, l'étang de feu. Et si quelqu'un n'était pas trouvé inscrit dans le Livre de vie, il était jeté dans l'étang de feu. " (Apocalypse 20 :13-15 - Osty)

" Quant aux peureux, et aux incrédules, et aux abominables, et aux meurtriers, et aux fornicateurs, et aux sorciers, et aux idolâtres et à tous les menteurs, leur part est dans l'étang brûlant de feu et de soufre, qui est la seconde mort. " (Apocalypse 21 :8 - Osty)

L'étang de "feu éternel" est donc une "seconde mort". La Mort, elle-même y est jetée pour être détruite ainsi que le "séjour des morts" ("Hadès" ou "les enfers"). L'étang de "feu éternel" n'est donc pas l' "Enfer". Ce mot n'est même pas employé et "les enfers" y sont jetés dedans. Les "vivants" vivront éternellement. Le séjour des morts n'existera plus. Donc il n'y aura pas de supplice dans un "Enfer" éternel, il va être détruit !

" Et ne craignez rien de ceux qui tuent le corps, mais ne peuvent tuer l'âme. Craignez plutôt Celui qui peut faire périr et l'âme et le corps dans la géhenne. " (Matthieu 10 :28 - Osty)
Note : La géhenne, terme qui provient de l'hébreu 'gê-hinnom', était une sinistre vallée des environs de Jérusalem où on 'faisait passer par le feu' les enfants que l'on immolait au dieu Moloch (2Rois 23 :10)

Si la sentence est "l'étang de feu", corps et âme sont détruits à jamais.

 

Le chemin à prendre

Souvent on pense que, par la miséricorde de Dieu, une majorité d'individus héritera du Royaume. La prudence est tout de même nécessaire car Jésus lui-même nous dit :
" Entrez par la porte étroite, parce que large est [la porte] et spacieux le chemin qui mène à la perdition, et ils sont nombreux ceux qui s'y engagent ; parce qu'étroite est la porte et resserré le chemin qui mène à la vie, et ils sont peu nombreux ceux qui le trouvent ! " (Matthieu 7 :13,14 - Osty)

Il est insupportable d'imaginer qu'une partie des êtres aimés peut ainsi disparaître au jour du Jugement !
Un jour, j'ai été ému par les yeux humides d'un grand-père (Témoin de Jéhovah) qui évoquait sa détresse de voir ses petits-enfants (non éduqués dans cette foi) disparaître ainsi. Laissons Dieu juger et ne préjugeons pas de la sentence.
Suivre le "chemin qui mène à la vie" est un choix. La vie est un don de Dieu. Ceux qui préfèrent délibérément "le chemin spacieux qui mène à la perdition" n'attendent rien de plus. Ils ont "usé" confortablement du don de vie à leur convenance. Ils ont "touché leur salaire" ici-bas !

La nature de ce "chemin qui mène à la vie" est bien plus simple qu'il n'y paraît.

liens: Le Contentieux au Sujet de l'Enfer de Keith W. Stump
"Châtiment éternel ou non-existence" de Jean leDuc

Au Jugement dernier, tous ressusciteront pour être "jugés" et recevoir une sentence binaire: "vie" ou "condamnation" ! La vie dans "le Royaume préparé" ou la condamnation par le "châtiment éternel" dans le "feu éternel".

Si la sentence est "l'étang de feu", corps et âme sont détruits à jamais. C'est donc une "seconde mort" qui est définitive. La croyance au "paradis" et à "l'enfer" dérive d'une mauvaise compréhension du récit de l'Apocalypse.

 

 

Laissons maintenant Anne Catherine Emmerich nous dévoiler ce qui se passe dans l'au-delà.

 

 

CONCLUSIONS

Il était difficile d'éviter le piège d'assimiler le "feu éternel" de l'Apocalypse au feu des Enfers où se trouvait "le riche" de la parabole de Luc.
La croyance au "Paradis" et à "l'enfer" éternel découle de cette mauvaise compréhension.

Si on voulait résumer en une phrase ce qui se passe après la mort : à sa mort l'homme va dans le "séjour des morts" où il "rembourse sa dette", afin que justice soit faite, accède éventuellement au Paradis céleste, jusqu'à ce qu'il se "relève" pour le Jugement dernier et qu'une sentence soit prononcée : la vie éternelle dans "le Royaume préparé" ou la "seconde mort", celle-là définitive.

 

Lecture du livre de l'Ecclésiaste (11, 9 - 12, 8)

" RÉJOUIS,TOI, jeune homme, dans ton adolescence, et
sois heureux aux jours de ta jeunesse.
Suis les sentiers de ton cœur et les désirs de tes yeux!
Mais sache que pour tout cela Dieu t'appellera au jugement.
Éloigne de ton cœur le chagrin, écarte de ta chair la souffrance!
Car l'adolescence et le printemps de la vie sont vanité.

Souviens-toi de ton Créateur, aux jours de ta jeunesse,
avant que viennent les jours mauvais,
et
qu'approchent les années dont tu diras: "Je ne les aime pas";
avant que s'obscurcissent le soleil et la lumière, la lune et les étoiles, et
que les nuages reviennent encore après la pluie;
au jour où tremblent les gardiens de la maison,
où se courbent les hommes vigoureux;
où les femmes, l'une après l'autre, cessent de moudre,
où le jour baisse aux fenêtres;
quand la porte est fermée sur la rue,
quand s'éteint la voix de la meule,
quand s'arrête le chant de l'oiseau, et
quand se taisent les chansons;
lorsqu'on redoute la montée et qu'on a des frayeurs en chemin;
lorsque l'amandier s'épanouit, que la sauterelle s'alourdit, et
que le câprier laisse échapper son fruit;
lorsque l'homme s'en va vers sa maison d'éternité, et
que les pleureurs sont déjà au coin de la rue;
avant que le fil d'argent se détache,
que la lampe d'or se brise,
que la cruche se casse à la fontaine,
que la poulie se fende sur les puits; et
que la poussière retourne à la terre comme elle en vint, et
le souffle à Dieu qui l'a donné.
Vanité des vanités, disait l'Ecclésiaste, tout est vanité! "
(Prions en Eglise N° 261 - septembre 2008)

 

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Heinrich Holtmann (1926)