QUI ETAIT ANNE CATHERINE EMMERICH ?

La plus grande visionnaire de tous les temps

 

Jérusalem au temps de Jésus : 19- LE TEMPLE

 

Marc 13: 1,2 "Et comme il sortait du Temple, un de ses disciples lui dit: 'Maître, vois: quelles pierres et quels bâtiments!' Et Jésus lui dit: 'Tu regardes ces grands bâtiments? Il ne sera pas laissé ici pierre sur pierre qui ne doive être détruite.' " (Osty)

Jean 2: 13,14 "Et la Pâque des Juifs était proche, et Jésus monta à Jérusalem. Et il trouva dans le Temple ceux qui vendaient des boeufs, et des brebis et des colombes, ainsi que des changeurs assis." (Osty)

Jean 2: 20 "Les Juifs dirent donc: 'Voilà quarante-six ans qu'on travaille à bâtir ce Sanctuaire, et toi, en trois jours tu le relèverais!" (Osty)

Marc 12: 41 "Et, s'étant assis en face du Trésor, il regardait comment la foule mettait de la menue monnaie dans le Trésor." (Osty)

Matthieu 27: 51 "Et voici que le rideau du Sanctuaire se fendit en deux de haut en bas"

Actes des Apôtres 3: 1,2 "Pierre et Jean montaient au Temple à l'heure de la prière, la neuvième. Et il y avait un homme boiteux dès le ventre de sa mère, qu'on portait et qu'on plaçait chaque jour près de la porte du Temple appelée la Belle [...]" (Osty)

Actes des Apôtres 5: 12 "Par les mains des Apôtres, il se faisait de nombreux signes et prodiges dans le peuple. Ils se tenaient tous d'un commun accord sous le portique de Salomon." (Osty)

 

"Le touriste ou le pèlerin qui arrive à Jérusalem aujourd'hui ne peut pas reconnaître la Ville que Jésus a connue. Vingt siècles ont passé, avec bien des destructions et des transformations. Les récits des Evangiles ont suscité chez le lecteur des images que l'état actuel des lieux bouscule et anéantit. C'est un choc. Un choc à surmonter pour chercher à comprendre ce qui s'est passé, pour faire la part des choses: l'archéologie et l'histoire d'un côté et les sources littéraires de l'autre. Elles ont chacune leur importance." (Philippe Gruson, Institut catholique de Paris, Le Monde de la Bible, Sur les pas de Jésus 2 Jérusalem, Bayard 2005)

Le temple de Jérusalem sous Hérode

"Hérode agrandit la plate-forme originale sur trois côtés, créant par là le complexe religieux le plus vaste du monde romain. Cet espace recouvrait quelques 14 hectares. Seule l'extrémité orientale suivait la ligne tracée par les sanctuaires antérieurs. Flavius Joseph (Guerre 5,185), Luc (Ac 3,11) et Jean (10,23) la nomment le portique de Salomon. La limite nord était constituée par le mur de la forteresse Antonia, épais de 4 mètres, ainsi que par les trous carrés de 50 cm pratiques dans la paroi rocheuse, dans lesquels étaient engagées les poutres de la toiture d'un portique haut de 9 métres. Rien ne subsiste du Portique royal - ainsi dénommé en raison de ses proportions majestueuses - qui suivait sur toute sa longueur le mur sud. Seuls demeurent les vousseaux des arches qui soutenaient les acces situés à chaque extrémité, qui ouvraient sur des escaliers monumentaux. La base du mur est restée intacte et on peut distinguer aisément les portes dites Double et Triple; les marches qui y mènent ont été en partie restaurées.
Le rnur occidental comportait trois accès. Deux d'entre eux portent le nom de leur découvreur. Le grand linteau de la porte de Barclay est visible dans l'angle sud de la partie réservée aux femmes; la porte de Warren, quant à elle, peut être repérée à peu près au milieu du tunnel moderne longeant le rnur. On pouvait accéder a l'entrée principale située au niveau de l'esplanade depuis un pont partant de la ville haute. Aujourd'hui de style omeyyade, elle est appelée l'arche de Wilson. En agrandissant la plate-forme, Hérode créa un espace accessible aux visiteurs non-juifs. Une barrière dressée à chaque porte, portant une inscription d'avertissement, interdisait à ces visiteurs, sous peine de mort, d'accéder au carré de 500 coudées consacré spécifiquement aux activités religieuses, et auquel on accédait par une volée d'escaliers. La création, sur le parvis, d'une cour réservée aux femmes juives fut une autre innovation (Antiquités 15, 417›18). Hérode dut employer à merveille ses talents de diplomate pour faire accepter aux autorités religieuses, qui le haissaient, de telles nouveautés.
À l'ouest de ce «parvis des Femmes ›› (traité Kelim de la Mishna 1,8) succèdent dans l'ordre le parvis d'lsraël et le parvis des Prêtres, qui contenait I'autel des holocaustes et l'endroit où l'on égorgeait les bêtes destinées aux sacrifices. De là, les prêtres pouvaient pénétrer dans le hekal, vestibule qui renfermait la menorah, l'autel à encens et la table des pains d'oblation. Quant au Saint des saints, il était entièrement vide. «Après que l'Arche eut été enlevée, une dalle de pierre du temps des premiers prophètes [David et Salomon], à trois pouces du sol, y resta et fut appelée pierre de fondation» (traité Yoma de la Mishna 5,2). Le Dôme du Rocher abrite une croupe rocheuse dont le point le plus élevé porte une dépression rectangulaire presque aux mêmes dimensions que l'Arche d'Alliance (1,5 x 2,5 coudees; ci Ex 25,10).
Le 29 août 70 apr. J.-C., les soldats romains, sous le commandement de Titus, parvinrent, au cours des combats, jusqu'au Temple et y mirent le feu. Les ruines servirent ensuite de carriere jusqu'à ce que fut deblayé sur l'esplanade l'espace nécessaire à la construction du Dôme du Rocher en 691/692, sous le calife omeyyade 'Abd al-Malik." (Jérome Murphy-O'Connor, o.p. Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem, Le Monde de la Bible, Sur les pas de Jésus 2 Jérusalem, Bayard 2005)

 

Le dimanche des Rameaux
"26 mars 1820. Lorsqu'ils furent arrivés au temple on ramena l'âne où on l'avait pris. Les vendeurs du temples étaient couchés sur des tables basses derrière leurs marchandises . Ils avaient encore une quantité d'objets étalés derrière eux et au-dessus d'eux. Il y avait aussi beaucoup de bétail dans les cours. Aujourd'hui le Seigneur chassa les vendeurs avec beaucoup plus de vivacité que la première fois et il se tint longtemps dans les vestibules car il y avait là une grande quantité de marchands et de populace. Il fit ensuite une longue instruction, assis sur un banc d'échangiste d'où il avait chassé les vendeurs. Il vint à lui plusieurs femmes avec des enfants et des malades qu'il guérit : une foule nombreuse se pressait autour de lui en poussant des cris d'allégresse. Je vis plus avant dans le temple une belle porte qui brillait comme de l'or derrière laquelle plusieurs Juifs très âgés étaient assis et priaient : ils avaient des espèces de lanières qu'ils roulaient autour de leurs bras. Je n'ai jamais vu dans la famille du Seigneur des formalités comme celles qu'observaient ces vieillards. Je ne vis jamais Joseph ni ses proches s'astreindre à ces nombreuses observances. Il me semblait toujours que ces hommes avaient eux même introduit tout cela. Je vis aussi les sacrifices se faire d'une manière très simple. La plupart du temps ils se faisaient avec le concours de trois personnes deux assistants et le prêtre sacrificateur. Celui-ci se préparait d'abord à ses fonctions par la prière comme font nos prêtres avant de dire la messe.

Lorsque Jésus s'approcha de cette porte qui brillait, je vis les vieux prêtres qui étaient assis en dedans se retirer par des portes et d'autres cours jusqu'au lieu destiné aux sacrifices c'était là qu'était l'autel. Jésus entra dans le temple avec ses compagnons : Marie et les autres femmes n'allèrent que jusqu'à l'entrée ; puis elles se retirèrent Pour éviter la grande foule et se rendirent d'un autre côté du temple où se trouvait sur une hauteur séparée l'école dans laquelle Marie avait été élevée. Je reconnus alors tous les lieux. La synagogue était bien aussi grande que l'église principale de Dulmen. Il y avait beaucoup de sièges placés derrière des grilles ; il s'y trouvait aussi une table pour les offrandes. Les femmes s'en retournèrent les premières à Béthanie. Le Seigneur ne revint que plus tard, au clair de lune."

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Avant la Pâque

"16 mars.-- Jésus alla ensuite au temple et je vis jetées en tas sur le chemin des branches et des guirlandes de feuillage, souvenirs de la fête d'hier. Cependant beaucoup de marchands étaient revenus s'installer devant le temple et dans les premières salles. Quelques-uns avaient sur le dos des caisses qui pouvaient se démonter : ils les posaient sur des bâtons qu'ils portaient avec eux et dont ils pouvaient faire en les déployant des espèces de tréteaux. Je vis aussi sur des tables des tas de petites pièces de métal attachées de diverses manières au moyen de chaînes, de crochets ou de cordons. Elles portaient des empreintes de toute espèce, il y en avait de jaunes, de blanches, de brunes : quelques-unes étaient de plusieurs couleurs. Je ne sais pas si c'étaient uniquement des pièces de monnaie : je crois qu'il y avait aussi des médailles qu'on portait sur soi. Je vis aussi une quantité de corbeilles superposées contenant des oiseaux, et dans une des salles je vis des oiseaux et d'autres animaux. Je vis Jésus renvoyer tous les vendeurs et comme ils hésitaient à se retirer, il tordit une ceinture pour en faire une espèce de fouet et les chassa.

26 mars.-- Ce matin Jésus alla de bonne heure à Jérusalem avec les disciples. Après avoir passé le torrent de Cédron, en face du temple, il longea les murs de la ville en se dirigeant vers le midi ; puis il entra par une petite porte et traversa au pied de la montagne de Sion un pont en maçonnerie jeté sur un profond ravin : au-dessous du temple, je vis aussi des excavations. Jésus, partant du côte du midi, suivit un long passage voûté, à peine éclairé par quelques ouvertures pratiquées dans le haut, et il arriva ainsi au parvis des femmes Il tourna ensuite à l'est, passa par la porte où se plaçaient les femmes suspectes d'adultère, et, traversant le lieu des offrandes, il gagna la chaire qui était dans la première salle du temple. Cette porte d'ignominie restait toujours ouverte lors même que, pendant ses instructions, les Pharisiens faisaient fermer toutes les entrées du temple : " La porte du péché, disaient-ils, doit toujours rester ouverte pour le pécheur " !"

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"Dans l'après-midi, Jésus enseigna de nouveau à l'endroit ordinaire dans le parvis du temple. La salle circulaire où il enseignait était en face de la porte : à droite et à gauche se trouvaient des degrés par lesquels on montait au sanctuaire, et de celui-ci d'autres marches conduisaient au saint des saints [...]

Sur le chemin un disciple montrant le temple à Jésus vanta la beauté de cet édifice et Jésus lui dit qu'il n'y resterait pas pierre sur pierre. Il alla avec ses disciples à la montagne des Oliviers. Il y avait à une certaine hauteur, un siège de pierre entouré de bancs de gazon près d'une espèce de jardin où les prêtres venaient souvent, le soir, s'asseoir et se reposer des travaux de la journée. Jésus s'assit sur ce siège et quelques apôtres lui demandèrent quand aurait lieu cette destruction du temple dont il parlait. Ce fut alors qu'il annonça les malheurs à venir (Matth., XXIX, 4-14). Ses derniers mots furent : " Heureux celui qui persévérera jusqu'à la fin ". Jésus ne resta guère là qu'un quart d'heure.

On avait de cet endroit une vue merveilleusement belle sur le temple illuminé par les rayons du soleil couchant, et dont l'éclat éblouissait les yeux. C'était un magnifique aspect que celui de ces murs construits en beaux blocs de pierre d'un rouge foncé et d'un jaune brillant, dont l'appareillage régulier les faisait ressembler à un immense échiquier. Le temple de Salomon avait plus de dorures : la splendeur de celui-ci était dans les pierres elles-même [...]

Lorsqu'ils arrivèrent devant le temple, au parvis dont l'accès était permis aux païens, il y en avait là un grand nombre qui voulaient s'adresser à Jésus."

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Lors de la Passion du Christ, après qu'il eut rendu l'esprit.

"Le tremblement de terre qui fendit la roche du Calvaire causa beaucoup d'écroulements, surtout à Jérusalem et dans la Palestine. On avait à peine repris courage au retour de la lumière dans la ville et dans le Temple, que les secousses qui agitaient le sol et le fracas des édifices qui s'écroulaient répandirent une terreur encore plus grande. Cette terreur fut portée au plus haut degré quand les gens qui fuyaient en pleurant rencontrèrent sur leur chemin des morts ressuscités qui les avertissaient et les menaçaient. Dans le Temple, les Princes des Prêtres venaient de reprendre le sacrifice, momentanément interrompu par la frayeur qu'avaient répandue les ténèbres, et ils triomphaient du retour de la lumière lorsque tout à coup le sol trembla, le bruit des murs qui s'écroulaient et du voile du Temple qui se déchirait frappa la foule d'une terreur muette, à laquelle succédèrent par endroits des cris lamentables. Mais il y avait tant d'ordre partout, l'immense édifice était si plein, les allées et venues des gens qui sacrifiaient si parfaitement réglées, les cérémonies de l'immolation des agneaux et de l'aspersion de l'autel avec Leur sang se développaient si régulièrement, à travers les longues files des prêtres, au milieu du chant des cantiques et du bruit des trompettes, tout cela occupait tellement les yeux et les oreilles, que la peur ne produisit pas tout d'abord un désordre et une déroute générale. [...]

Les deux grandes colonnes situées à l'entrée du sanctuaire du Temple, et entre lesquelles était suspendu un magnifique rideau s'écartèrent l'une de l'autre ; le linteau qu'elles supportaient s'affaissa, le rideau se déchira avec bruit dans toute sa longueur, et le sanctuaire fut ouvert à tous les regards. Ce rideau était rouge, bleu, blanc et jaune. Plusieurs cercles astronomiques y étaient représentés ainsi que diverses figures comme celle du serpent d'airain. Près de la cellule où priait habituellement le vieux Siméon, laquelle était à côté du sanctuaire, dans les murs du nord, une grosse pierre tomba et la voûte s'écroula. Dans quelques salles, le sol s'abaissa, les seuils se déplacèrent et des colonnes s'écartèrent [...]

Jérémie parut près de l'autel, et proclama d'une voix menaçante la fin de l'ancien sacrifice et le commencement du nouveau. Ces apparitions ayant eu lieu en des endroits où les prêtres seuls en avaient eu connaissance, furent niées ou tenues secrètes, il fut défendu d'en parler sous une peine sévère. Mais un grand bruit se fit entendre : les portes du sanctuaire s'ouvrirent, et une voix cria : “  Sortons d'ici. ” Je vis alors des anges s'éloigner. L'autel des parfums trembla : un encensoir tomba l'armoire qui contenait les écritures se renversa, et tous les rouleaux furent jetés pêle-mêle ; la confusion augmenta on ne savait plus où l'on en était. Nicodème, Joseph d'Arimathie et plusieurs autres quittèrent le Temple. Des morts ressuscités s'y montraient encore ou erraient parmi le peuple qui se retirait du Temple. A la voix des anges qui prononçaient des paroles menaçantes, ils rentrèrent dans leurs tombeaux. La chaire qui était dans le vestibule s'écroula. "

http://livres-mystiques.com/partieTEXTES/CatherineEm/LaPassion/46trembl.html

 

Le temple vers l'an 16 avant notre ère

"Il n'y a pas abondance d'eau dans la ville. On voit des suites d'arcades sur lesquelles on la fait passer, et des tours où on la pompe et où on l'élève à une grande hauteur. Au temple, où il faut beaucoup d'eau pour laver et nettoyer les vases, on en est très économe. On l'y fait monter à l'aide de grandes machines hydrauliques.

[...] La montagne sur laquelle le temple est bâti est du côté où la pente est la plus douce, entourée de maisons qui forment plusieurs rues derrière des murs épais ; elles sont sur des terrasses placées les unes au-dessus des autres. Il y loge des prêtres et aussi des serviteurs subalternes du temple, qui font les gros ouvrages, comme, par exemple, de nettoyer les fosses où se rendent les immondices provenant des sacrifices d'animaux faits dans le temple.

Il y a un côté, celui du nord, si je ne me trompe, ou la montagne du temple est très escarpée. En haut, tout autour du sommet, se trouve une zone de verdure formée par de petits jardins qu'ont là les prêtres. Même au temps de Jésus-Christ, on travaillait toujours à certaines parties du temple. Ce travail ne cessa jamais. Dans la montagne du temple, il y avait beaucoup de minerai qu'on en retira lorsqu'on bâtit et qu'on employa dans la construction de l'édifice. Il y a sous le temple plusieurs caves et des endroits pour fondre des métaux. Je n'ai jamais trouvé dans le temple une place où je pusse bien prier. Tout y est extraordinairement massif, haut et solide. Les nombreuses cours qui s'y trouvent, sont étroites et sombres, encombrées d'échafaudages et de sièges ; et, quand la foule y est grande, on se trouve à l'étroit entre ces gros murs et ces épaisses colonnes, au point d'en être effrayé. Je n'aime pas non plus ces sacrifices continuels et ce sang versé en abondance, quoique tout cela s'y fasse avec un ordre et une propreté incroyables. Il y avait longtemps, ce me semble, que je n'avais vu tous les bâtiments, les chemins et les passages, aussi distinctement qu'aujourd'hui. Mais il y a tant de choses, que je ne puis pas en bien rendre compte [...]

XXXI Entrée de Marie dans le temple et Présentation

[...] Lorsque le cortège arriva, je vis plusieurs serviteurs du temple occupés à ouvrir, avec de grands efforts, une porte très grande et très lourde, brillante comme de l'or, et sur laquelle étaient sculptés des têtes, des grappes de raisin et des bouquets d'épis'. C'était la porte dorée. Le cortège passa par cette porte Il fallait monter cinquante marches pour y arriver ; je ne sais plus s'il y avait entre elles des intervalles de plain-pied. On voulut conduire Marie par la main, mais elle s'y refusa. Elle monta les degrés rapidement et sans trébucher, pleine d'un joyeux enthousiasme. Tout le monde était vivement ému.


Sous la porte elle fut reçue par Zacharie, par Joachim et par quelques prêtres qui la conduisirent à droite sous la large arcade de la porte, dans des salles élevées où un repas était préparé pour quelqu'un. Le cortège se sépara ici. La plupart des femmes et des enfants se rendirent dans le temple à l'endroit où priaient les femmes ; Joachim et Zacharie allèrent au lieu du sacrifice [...]

On ne pouvait arriver à l'autel que de trois côtés. Les morceaux préparés pour le sacrifice n'étaient pas réunis en un seul endroit, mais rangés autour en différentes places. Aux quatre coins de l'autel étaient quatre colonnes de métal, creuses à l'intérieur, sur lesquelles reposaient comme des conduits de cheminée C'étaient de larges entonnoirs en cuivre qui se terminaient à l'extérieur par des tuyaux en forme de cornes, en sorte que la fumée s'en allait par là en passant par-dessus la tête des prêtres qui sacrifiaient.

Pendant que le sacrifice de Joachim se consumait sur l'autel, Anne alla avec Marie et les jeunes filles qui l'accompagnaient dans le vestibule des femmes, qui était la place où se tenaient les femmes dans le temple. Ce lieu était séparé de l'autel du sacrifice par un mur qui se terminait en haut par un grillage. Au milieu de ce mur de séparation, il y avait pourtant une porte. Le vestibule des femmes, à partir du mur de séparation, allait toujours en montant, en sorte que celles au moins qui étaient aux places les plus éloignées pouvaient voir, jusqu'à un certain point, l'autel du sacrifice. Quand la porte du mur de séparation était ouverte, une partie d'entre elles pouvait voir l'autel. Marie et les autres jeunes filles étaient debout devant Anne, et les autres femmes de la famille à peu de distance de la porte. A une place à part se tenait une troupe d'enfants du temple, vêtus de blanc, qui jouaient de la flûte et de la harpe [...]

Je vis alors deux prêtres prendre Marie par la main et la conduire par plusieurs marches à une place élevée du mur qui séparait le vestibule du sanctuaire d'avec ce dernier lieu. Ils placèrent l'enfant dans une espèce de niche située au milieu de ce mur [de sorte] qu'elle pouvait voir dans le temple, où se tenaient rangés en ordre plusieurs hommes qui me parurent consacrés au temple. Deux prêtres étaient à ses côtés ; il y en avait sur les marches quelques autres qui récitaient à haute voix des prières écrites sur des rouleaux. De l'autre côté du mur, un vieux prince des prêtres se tenait debout près d'un autel, à un endroit assez élevé pour qu'on pût le voir à moitié. Je le vis présenter de l'encens dont la fumée se répandit autour de Marie [...]

Marie se rendit alors avec les maîtresses et plusieurs jeunes filles dans le logement des femmes, attenant au côté septentrional du temple proprement dit. Elles habitaient des chambres qui avaient été pratiquées dans les gros murs du temple. Elles pouvaient, par des passages et des escaliers, monter à de petits oratoires placés près du sanctuaire et du Saint des saints.

Les parents de Marie revinrent à la salle voisine de la porte dorée où ils s'étaient arrêtés d'abord, et y prirent un repas avec les prêtres. Les femmes mangeaient dans une salle séparée. J'ai oublié, parmi beaucoup d'autres choses, pourquoi la fête avait été si brillante et si solennelle. Je sais pourtant que ce fut par suite d'une révélation de la volonté divine à cet égard [...]

Les femmes du temple portaient de longs et amples vêtements blancs avec des ceintures, et des manches très - larges qu'elles relevaient pour travailler. Elles étaient voilées. Je ne me souviens pas d'avoir jamais vu qu'Hérode ait fait rebâtir à neuf le temple entier. Je vis seulement qu'on y fit sous son règne divers changements. Lorsque Marie vint au temple, onze ans avant la naissance de Jésus-Christ, on ne faisait pas de travaux dans le temple proprement dit, mais, comme toujours, on travaillait aux constructions extérieures : cela ne cessa jamais.


Le 21 novembre, la soeur dit ce qui suit : J'ai vu aujourd'hui la chambre qu'habitait Marie au temple. Dans la partie septentrionale du temple, vis-à-vis du sanctuaire se trouvaient dans le haut plusieurs chambres qui communiquaient avec les habitations des femmes. La chambre de Marie était l'une des plus reculées vis-à-vis du Saint des saints. On passait du corridor en levant un rideau dans une pièce antérieure, qui était séparée de la chambre proprement dite par une cloison de forme convexe ou terminée en angle. Dans l'angle, à droite et à gauche, étaient des compartiments pour mettre des habits et des effets ; vis-à-vis de la porte pratiquée dans cette cloison, des marches conduisant plus haut à une ouverture devant laquelle était une tapisserie, et d'où l'on pouvait voir dans le temple. à gauche, contre le mur de la chambre était un tapis roulé qui. Lorsqu'il était étendu, formait la couche où Marie reposait.


Dans une niche de la muraille était placée une lampe près de laquelle j'ai vu l'enfant debout sur un escabeau, lire des prières dans un rouleau de parchemin. C'était très touchant. Elle avait une petite robe rayée de blanc et de bleu et parsemée de fleurs jaunes. Il y avait dans la chambre une table basse, de forme ronde. Je vis entrer la prophétesse Anne. Elle plaça sur la table un plat où étaient des fruits de la grosseur d'une fève et une petite cruche. Marie avait une adresse au-dessus de son âge ; je la vis déjà travailler à de petites pièces de toile blanche"

http://livres-mystiques.com/partieTEXTES/CatherineEm/Viedemarie/chapit21.html

" C'était un jour de sabbat : on fit trois instructions ou prédications, sur les enfants d'Israël, sur leur sortie d'Egypte et sur l'agneau pascal. J'ai vu aussi sur un autel un sacrifice d'encens ; on ne pouvait pas voir le prêtre, mais bien l'encens et le feu. J'ai vu le feu à travers une espèce de grille au-dessus de laquelle avait été placé comme un agneau pascal avec des ornements et des rayons : je vis aussi le feu briller à travers. Cet autel était près du Saint des Saints : ses cornes me paraissaient arriver jusque dans le Saint des Saints. Je vis des pharisiens en prière rouler plusieurs fois autour d'un de leurs bras une longue bandelette qui était proprement un voile [...]

(10 avril.) [fête de la Pâque de l'an 29] Après le repas les agneaux de Pâques furent immolés dans le temple. Cela se fit avec un ordre et une dextérité merveilleux. Chacun apportait son agneau sur ses épaules ; on se tenait en très bon ordre, il y avait suffisamment de place pour tous : autour de l'autel se trouvaient trois cours où l'on pouvait se tenir : entre l’autel et le temple il n'y avait personne. Devant ceux qui immolaient les victimes étaient placées des balustrades et des tablettes avec tout ce qui était nécessaire : toutefois ils étaient si serrés que le sang d'un agneau rejaillissait sur celui qui immolait l'autre : leurs habits étaient tout ensanglantés. Les prêtres se tenaient sur plusieurs rangs jusqu'à l'autel et les bassins pleins de sang ou vides passaient de main en main. Avant que les Israélites vidassent les agneaux, ils les frappaient et les périssaient d'une façon particulière, en sorte que les entrailles se retiraient facilement en une fois, avec l'aide du voisin qui tenait l'agneau. L'écorchement allait très vite, ils retiraient un peu la peau et l'assujettissaient à un bâton rond qu'ils avaient avec eux, pendaient l'agneau par la partie antérieure du cou, et alors avec les deux mains ils faisaient tourner le bâton sur lequel la peau s'enroulait. L'immolation fut terminée vers le soir. Je vis le ciel rouge comme du sang au coucher du soleil. "

http://livres-mystiques.com/partieTEXTES/CatherineEm/Volume2/chapitr9.html

"Jésus dans le désert. Son jeûne de quarante jours.

Vers le soir du jour suivant, je vis Satan, sous la figure d'un ange puissant, voler vers Jésus avec grand bruit Il avait une espèce de vêtement de guerre, comme je le vois aux apparitions de saint Michel ; mais à travers son plus grand éclat on peut toujours distinguer quelque chose de sombre et de furieux. Il se vanta en présence de Jésus, et lui dit à peu près : " Je veux te faire voir qui je suis, ce que je puis, et comment les anges me portent dans leurs mains. Voilà Jérusalem ! voilà le temple ! Je te porterai sur son faite le plus élevé. Montre alors ce que tu peux faire : voyons si les anges te porteront jusqu'en bas. "Pendant qu'il parlait ainsi, il me sembla voir Jérusalem et le temple tout contre la montagne, mais je crois que c'était seulement une vision. Jésus ne lui fit aucune réponse. Alors Satan le prit par les épaules et le porta à travers les airs, à Jérusalem, mais en volant près de terre : il le posa sur la cime d'une des quatre tours qui s'élevaient aux quatre coins de l'enceinte du temple, et que jusqu'alors je n'avais pas remarquées.

Cette tour était du côté occidental, vis à vis la forteresse Antonia. La montagne du temple était presque à pic en cet endroit. Ces tours étaient comme des prisons : dans une d'elles on gardait les vêtements précieux du grand prêtre. Elles étaient terminées par une plate forme autour de laquelle on pouvait marcher. Au milieu s'élevait encore une coupole creuse que surmontait une grosse boule sur laquelle il y avait place pour deux personnes. On pouvait de là voir au dessous de soi le temple tout entier.

Ce fut sur ce point culminant de la tour que Satan plaça Jésus : celui ci gardait le silence. Mais Satan vola d'en haut jusqu'au sol et lui dit : "Si tu es le Fils de Dieu, montre ta puissance et descends à ton tour, car il est écrit : il ordonnera à ses anges de te porter dans leurs mains, de peur que tu ne te heurtes contre la pierre. "Mais Jésus répondit : `` il est écrit aussi : Tu ne tenteras pas ton Seigneur. "Sur quoi Satan revint à lui plein de rage, et Jésus dit : " use du pouvoir qui t'a été donné."

http://livres-mystiques.com/partieTEXTES/CatherineEm/Volume1/chapitr5.html

 

 

LE TEMPLE en l'an 30 (résumé)

Photographie d'une maquette du temple au temps d'Hérode. Elle est située à Jérusalem dans le parc de l'hôtel Holyland.

Hérode n'a pas fait rebâtir à neuf le temple entier. mais on fit sous son règne divers changements. Vers 16 avant notre ère on ne faisait pas de travaux dans le temple proprement dit, mais, on travaillait aux constructions extérieures : cela ne cessa jamais.
Le temple, illuminé par les rayons du soleil couchant, était magnifique avec ces murs construits en beaux blocs de pierre d'un rouge foncé et d'un jaune brillant, dont l'appareillage régulier les faisait ressembler à un immense échiquier. Tout y était extraordinairement massif, haut et solide.
 
Voici quelques descriptions:
- La porte dorée était une porte très grande et très lourde, brillante comme de l'or, et sur laquelle étaient sculptés des têtes, des grappes de raisin et des bouquets d'épis. Il fallait monter cinquante marches pour y arriver. Elle avait une large arcade et des salles élevées voisines.
- En partant du côté du midi du temple, un long passage voûté, à peine éclairé par quelques ouvertures pratiquées dans le haut, mène au parvis des femmes. Tournant ensuite à l'est, on passe par la porte d'ignominie où se plaçaient les femmes suspectes d'adultère, et, traversant le lieu des offrandes, on gagne la chaire qui était dans le vestibule, la première salle du temple.
- Les nombreuses cours sont étroites et sombres, encombrées d'échafaudages et de sièges. Quand la foule y est grande, on se trouve à l'étroit entre ces gros murs et ces épaisses colonnes.
- Les vendeurs du temple étaient généralement dans les cours mais venaient s'installer devant le temple et dans les premières salles. Couchés sur des tables basses derrière leurs marchandises, ils avaient une quantité d'objets étalés derrière eux et au-dessus d'eux avec des corbeilles superposées contenant des oiseaux et avaient beaucoup de bétail.
- On ne pouvait arriver à l'autel des sacrifices que de trois côtés. Aux quatre coins de l'autel étaient quatre colonnes de métal, creuses à l'intérieur, sur lesquelles reposaient comme des conduits de cheminée. C'étaient de larges entonnoirs en cuivre qui se terminaient à l'extérieur par des tuyaux en forme de cornes, en sorte que la fumée s'en allait par là en passant par-dessus la tête des prêtres qui sacrifiaient.
- Un autel pour les sacrifices d'encens autel était près du Saint des Saints. Le feu passait à travers une espèce de grille au-dessus de laquelle avait été placé comme un agneau pascal avec des ornements et des rayons : je vis aussi le feu briller à travers. Ses cornes me paraissaient arriver jusque dans le Saint des Saints. Une armoire contenait les rouleaux  des écritures.
- Une salle circulaire où Jésus enseignait était en face de la porte; à droite et à gauche se trouvaient des degrés par lesquels on montait au sanctuaire, et de celui-ci d'autres marches conduisaient au saint des saints.
- Entre les deux grandes colonnes situées à l'entrée du sanctuaire du Temple était suspendu un magnifique rideau. Ce rideau était rouge, bleu, blanc et jaune. Plusieurs cercles astronomiques y étaient représentés ainsi que diverses figures comme celle du serpent d'airain.
- Dans une autre partie du temple se trouvait, sur une hauteur séparée, l'école dans laquelle Marie avait été élevée.
- La synagogue était bien aussi grande qu'une église (comme celle de Dulmen). Il y avait beaucoup de sièges placés derrière des grilles ; il s'y trouvait aussi une table pour les offrandes.
- De grandes machines hydrauliques font monter l'eau pour laver et nettoyer les vases.
- Il y a plusieurs caves et des endroits pour fondre des métaux sous le temple.
- Le vestibule des femmes, qui était la place où se tenaient les femmes dans le temple, était séparé de l'autel du sacrifice par un mur qui se terminait en haut par un grillage. Au milieu de ce mur de séparation, il y avait pourtant une porte. Le vestibule des femmes, à partir du mur de séparation, allait toujours en montant, en sorte que celles au moins qui étaient aux places les plus éloignées pouvaient voir, jusqu'à un certain point, l'autel du sacrifice.
- Le logement des femmes était constitué, attenant au côté septentrional (au nord) du temple proprement dit, vis-à-vis du sanctuaire, de chambres qui avaient été pratiquées dans les gros murs du temple. Des passages et des escaliers, montaient à de petits oratoires placés près du sanctuaire et du Saint des saints.

- Quatre tours s'élevaient aux quatre coins de l'enceinte du temple. Dans une d'elles on gardait les vêtements précieux du grand prêtre. Elles étaient terminées par une plate forme autour de laquelle on pouvait marcher. Au milieu s'élevait encore une coupole creuse que surmontait une grosse boule.


LE TEMPLE aujourd'hui

http://www.voyageplus.net/israel.html

"Le Kotel ou Mur occidental dit Mur des Lamentations, lieu de prières et de pèlerinages depuis la destruction du second Temple, est devenu depuis 1967 comme une vaste synagogue à ciel ouvert, avec une section réservée aux hommes et une section réservée aux femmes.

Pour la plupart, les Juifs religieux s'abstiennent de mettre le pied sur l'Esplanade des Mosquées, site du Temple, pour éviter de mettre le pied sur l'emplacement sacré du Saint des Saints. En effet le Mont du Temple est considéré comme le premier lieu saint du judaïsme." http://fr.wikipedia.org/wiki/Temple_de_J%C3%A9rusalem

Visite virtuelle du temple http://www.juif.org/video/3796,visite-du-temple-de-jerusalem.php

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Maria und Julia Gräfin Schmiesing-Kerssenbrock (vers 1860)

" Et moi je suis morte, je ne suis qu'un esprit; autrement je ne pourrais voir ces choses, car elles n'existent pas maintenant, et cependant maintenant elles existent. Mais cela n'existe pas dans le temps; en Dieu il n'y a pas de temps, en Dieu tout est présent ; je suis morte, je suis un esprit. " (Anne Catherine Emmerich)