QUI ETAIT ANNE CATHERINE EMMERICH ?

La plus grande visionnaire de tous les temps

 

Découvrez le chemin de croix de Marie à Ephèse

 

Le chemin de croix de Rosalie Put

Anne Catherine Emmerich, stigmatisée et visionnaire, révèle énormément de détails sur la vie de Marie à Ephèse. Elle a ainsi permis en 1891 la découverte de la "maison de la Vierge" au sommet du mont Koressos, à 7 Km d'Ephèse.
Depuis, pèlerins et touristes affluent. Paul VI l'a consacrée lieu de pèlerinage en juillet 1967.

Comment ne pas s'étonner que l'Eglise n'ai pas cherché à approfondir les révélations d'AC Emmerich ? Quelles révélations direz-vous ? Celles qui concernaient le chemin de croix et le tombeau de Marie où eut lieu l'évènement extraordinaire de l'Assomption de la Vierge Marie.

Depuis le début du 20e siècle, grâce à la mystique belge Rosalie Put, des informations supplémentaires ont été rendues publiques.

Voilà une représentation du chemin de croix (reproduite le 1er novembre 1911) imprimé sur le bras droit de Rosalie Put :


(J'y ai ajouté des informations en couleurs pour en faciliter la lecture.)

Dans un extrait du journal de Mademoiselle Helena Hoffmann, nous trouvons les explications suivantes :

9 octobre 1911
" Le révérend B. lit à haute voix les questions de la lettre et voici les réponses de Rosalie.

Où commence le chemin de la Croix et que signifie la lettre M sur la carte ?

Réponse : le numéro 1 est la première station ; les stations se succèdent d'après les numéros indiqués sur la carte. Le M de la carte signifie la maison de la Mère de Dieu dont on a découvert les ruines […]

C'est la volonté de Dieu que le tombeau soit recherché et trouvé en obéissance au Pape et à l'Eglise et cela grâce aux révélations surnaturelles. Ceci ne réussira jamais par des tentatives privées telle que celle d'aujourd'hui. Cet honneur revient au Pape plutôt qu'à n'importe quel prêtre […]"

Elle répond à la question ce que représentaient les différentes stations du chemin de la Croix pour la Vierge; et au révérend R.B. et à Clara qui l'interrogent sur le sens de chaque station elle donne l'explication suivante:

"Aucun homme ne peut comprendre les souffrances de la Mère de Dieu pendant le chemin de la Croix. Ceci est un mystère, un secret de tous les temps." dit Rosalie."

 

 

Stations N°
Rosalie Put Prions en Eglise mars 2005
1ère station
la souffrance au jardin des Oliviers Jésus est condamné à mort
2e station
la nuit que le Seigneur passe en prison Jésus est chargé de sa croix
3e station
la condamnation à la mort en croix Jésus tombe sous le poids de la croix
4e station
les cris hostiles et les huées à l'adresse de son Fils Jésus rencontre sa mère
5e station
Marie voit Jésus, son fils, chargé de la croix Simon de Cyrène porte la croix de Jésus
6e station
la rencontre Véronique essuie le visage de Jésus
7e station

la première chute sous la croix

La miraculée déclare: "Marie ne vit pas cette chute, parce que la masse compacte lui cachait le Sauveur. Aux cris et aux gestes de la foule, elle comprit que Jésus était tombé. "

Jésus tombe une deuxième fois
8e station
la douleur d'être dans l'impossibilité d'aider son fils exténué et martyrisé Jésus rencontre les femmes de Jérusalem
9e station

la seconde chute de Jésus sous la croix

"Cette chute, la Mère de Dieu ne la vit pas non plus, Elle était trop éloignée de l'endroit et il y avait tant de monde qui se pressait autour de Jésus."

Jésus tombe pour la troisième fois
10e station
la croix au Golgotha Jésus est dépouillé de ses vêtements
11e station
la foule se rassemble et jouit du spectacle de la crucifixion Jésus est cloué sur la croix
l2e station
la crucifixion et en particulier les rudes coups de marteau Jésus meurt sur la croix
l3e station
"La miraculée reconnaît en obéissance que la l3e et l4e station existent également mais qu'elle ne seront pas révélées avant que ne soit découvert le tombeau" Dans les bras de sa mère
l4e station
Jésus est mis au tombeau

(Journal de Mademoiselle Helena Hoffmann, Rosalie Put de Lummen, Robert Ernst pr. Pages 153-155)

Il y a des différences notables entre le chemin de croix proposé par Rosalie et celui qui est célébré par L'Eglise Catholique actuellement. Rosalie le reconnait elle-même .

Celui de l'Eglise est plus fidèle aux Evangiles. La Tradition n'a probablement pas conservé les stations propres à la Passion, telle que Marie l'a vécue.

 

 

 

Rosalie nous dit : "Aucun homme ne peut comprendre les souffrances de la Mère de Dieu pendant le chemin de la Croix. Ceci est un mystère, un secret de tous les temps."
Pour nous aider à comprendre les souffrances de la Vierge Marie pendant la Passion, Anne Catherine Emmerich nous en révèle bien des aspects dans ses visions. En voici un exemple.

" Pendant tout le temps que dura le supplice [de la flagellation] du Sauveur, je vis la sainte Vierge plongée dans l'extase. Elle voyait et ressentait en esprit, avec un amour et une douleur indicibles, tout ce qu'endurait son fils. Souvent des cris plaintifs s'échappaient de sa bouche; ses yeux étaient rouges de larmes. Elle était voilée et étendue dans les bras de. sa sœur aînée, Marie d'Héli, qui était déjà âgée, et ressemblait beaucoup à Anne leur mère. Marie de Cléophas, fille de Marie d'Héli, était aussi là. Les saintes amies de Marie et de Jésus étaient toutes enveloppées de leurs voiles, serrées autour de la sainte Vierge, tremblant de douleur et d'angoisse: on eût dit qu'elles attendaient leur propre condamnation. Marie portait une longue robe bleu d'azur, et par dessus un ample manteau de laine blanche; son voile était d'un jaune pâle. Madeleine était bouleversée et hors d'elle-même ; ses long cheveux flottaient épars sous son voile. " (VNSJC3 p272-273)

Ainsi, pendant la Passion, la Vierge Marie participait aux douleurs de son fils. En extase (soustraite au monde sensible par l'intensité de sa contemplation mystique) elle ressentait les souffrances de Jésus.
L'Eglise, peu sensible au "phénomène mystique extatique" trouve ici une ambassadrice de premier ordre en la Vierge Marie.

Retrouvons Marie après le sabbat, dans la nuit du samedi précédent la résurrection.

" Il était à peu près onze heures de la nuit quand la sainte Vierge, tourmentée par son attente, se leva et quitta le cénacle, enveloppée de son manteau. J'éprouvai une vive inquiétude en voyant cette sainte mère, déjà brisée de fatigue et si affligée, parcourir seule les rues de la ville au milieu de la nuit. Elle alla d'abord à la maison de Caïphe, puis au palais de Pilate, et suivit ainsi toute la voie douloureuse à travers les rues, où régnait un profond silence. Elle s'arrêtait aux endroits où le Seigneur avait enduré les souffrances les plus cruelles ; on eût dit qu'elle cherchait un objet perdu. Souvent elle se prosternait par terre, touchait les pierres ou les baisait, comme si elle eût vu les traces du sang sacré de son fils. Elle adorait pleine d'amour, et toutes les places sanctifiées lui apparaissaient lumineuses. Je l'accompagnai durant tout le chemin, et je ressentis tout ce qu'elle éprouva, selon la mesure de mes forces. " (VNSJC3 p380-381)

Il est significatif de constater que la Vierge Marie a été la première a faire ce "chemin de croix" sur les traces même de Jésus, sur la " voie douloureuse ". Elle est à l'initiative d'une tradition pratiquée encore de nos jours le vendredi saint dans nos églises.

Que voit Anne Catherine Emmerich à propos du chemin de croix d'Ephèse ?

" Derrière la maison, sur le penchant de la montagne, la sainte Vierge avait établi un chemin de croix. Durant tout le temps qu'elle avait passé à Jérusalem après la mort du Seigneur, elle n'avait pas cessé de suivre la voie douloureuse, en l'arrosant de ses larmes. Elle avait mesuré pas à pas les intervalles de toutes les stations, et son amour ne pouvait se passer de cette contemplation incessante de la voie de douleur.
Dès qu'elle fut à Éphèse, elle parcourut journellement une partie de la montagne en méditant les mystères de la Passion. Au commencement elle allait seule, et après avoir mesuré les intervalles des stations, d'après le nombre des pas qu'elle avait si souvent comptés, elle dressait une pierre à chacune de ces places: ou, s'il s'y trouvait un arbre, elle le marquait. Le chemin conduisait dans le bois voisin, où une éminence figurait le Calvaire, et une petite grotte dans un autre monticule, le saint sépulcre.
Quand elle eut ainsi déterminé les douze stations de ce chemin de croix, elle le suivit avec sa servante en se livrant à de silencieuses méditations. A chaque station, elles s'asseyaient, renouvelaient dans leur cœur le souvenir des souffrances mystérieuses du Seigneur, et le louaient de son amour en versant d'abondantes larmes. Plus tard, elle arrangea mieux les stations; je la vis écrire avec un poinçon sur chacune des pierres la signification mystérieuse de la station, le nombre des pas, etc. Je les vis aussi toutes deux nettoyer la grotte du saint sépulcre, et la disposer pour la prière. Après la mort de Marie, je vis ce chemin de croix. encore embelli, fréquenté par les fidèles, qui s'y prosternaient en baisant la terre. " (VNSJC3 p 490)

Le chemin de croix d'Ephèse n'a, d'après Anne Catherine, que 12 stations. Elles étaient distantes les unes des autres de la même distance que sur le lieu de la Passion à Jérusalem.

Les stations étaient gravées dans la pierre. Il y avait une " éminence " pour symboliser le Calvaire et une " petite grotte dans un autre monticule " pour figurer le " saint sépulcre ".

On peut visualiser sur le croquis de Rosalie un point de repère évident : L'éminence qui représente le Golgotha à la station 10.

Ce qui est moins clair, c'est l'identification que fait Rosalie de la station 12 : "la crucifixion" alors que cette station semble très éloignée de la station 10. Il s'agit plus probablement de la dernière et 12e station que voit Anne Catherine : la petite grotte figurant le saint sépulcre.

Les 13e et 14e stations ne sont pas identifiables. La Vierge Marie n'en serait pas à l'origine si l'on en croit Anne Catherine. Auraient-elles un rapport avec Jésus ressuscité se montrant à Marie Madeleine ?


Où se trouve donc le tombeau de la Vierge Marie dans lequel eut lieu sa Dormition puis sa glorieuse Assomption ?

 

CONCLUSION


L'origine de la tradition du chemin de croix remonte donc directement à la Vierge Marie. Il est bouleversant de voir Marie qui parcourt inlassablement, pas à pas, un chemin qui a marqué le moment le plus douloureux de sa vie.

 

 

 

 

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William McNichols (c2005)

" Et moi je suis morte, je ne suis qu'un esprit; autrement je ne pourrais voir ces choses, car elles n'existent pas maintenant, et cependant maintenant elles existent. Mais cela n'existe pas dans le temps; en Dieu il n'y a pas de temps, en Dieu tout est présent ; je suis morte, je suis un esprit. " (Anne Catherine Emmerich)