QUI ETAIT ANNE CATHERINE EMMERICH ?

La plus grande visionnaire de tous les temps

 

Jérusalem au temps de Jésus : 24- LA PISCINE DE BETHSAIDA (ou BETHESDA)

 

Jean 5: 2-4 "Or il est à Jérusalem, près de la [porte] des Brebis, une piscine appelée en hébreux Bézatha, qui a cinq portiques. Sous ceux-ci gisaient une multitude de malades, d'aveugles, de boiteux, de perclus (qui attendaient le bouillonnement de l'eau [...]" (Osty)

 

"Le touriste ou le pèlerin qui arrive à Jérusalem aujourd'hui ne peut pas reconnaître la Ville que Jésus a connue. Vingt siècles ont passé, avec bien des destructions et des transformations. Les récits des Evangiles ont suscité chez le lecteur des images que l'état actuel des lieux bouscule et anéantit. C'est un choc. Un choc à surmonter pour chercher à comprendre ce qui s'est passé, pour faire la part des choses: l'archéologie et l'histoire d'un côté et les sources littéraires de l'autre. Elles ont chacune leur importance." (Philippe Gruson, Institut catholique de Paris, Le Monde de la Bible, Sur les pas de Jésus 2 Jérusalem, Bayard 2005)

 

"C'est là qu'on lave d'abord les agneaux avant de les conduire au Temple ; ils sont lavés une seconde fois solennellement dans la piscine de Bethsaïda, au midi du Temple."

http://livres-mystiques.com/partieTEXTES/CatherineEm/LaPassion/16palais.html

"La piscine de Béthesda, située vis-à-vis de l'angle du Saint des Saints qui regarde le sud-ouest, comme le Calvaire est situé vis-à-vis l'angle qui regarde le nord-ouest, était déjà délaissée depuis longtemps et tombait en ruines. Elle était, comme beaucoup de sanctuaires et d'anciens usages de l'Eglise à notre époque, complètement négligée, et n'était à l'usage que de quelques pauvres croyants, comme dans notre temps l'eau bénite, le chemin de la croix et certaines images miraculeuses. Ce n'est pas, comme bien des gens le croient, la même que la piscine des Brebis : celle-ci est située au nord du temple, près du marché aux bestiaux, dans le voisinage de la porte des Brebis, et elle est maçonnée en pierre. La piscine de Béthesda n'est pas maçonnée, elle est sur un fond de sable d'où jaillissent plusieurs sources ; elle sert aussi d'égout au sang des sacrifices qu'on fait au temple ; ce sang s'y déverse par des conduits placés sous l'autel. Jésus y a guéri et enseigne plusieurs fois : le miracle qu'il y a fait en guérissant le paralytique a remis un peu la piscine en honneur, mais l'a rendue plus odieuse aux Pharisiens.

Pendant l'absence que fit Jésus après la résurrection de Lazare, les disciples s'y tinrent souvent, car il y a là des recoins, des terrassements, des murs en grand nombre, et sur l'une des pentes qui descend dans la vallée, on trouve des bouquets de genévriers. Après le crucifiement et la résurrection, lorsque les Juifs dévastèrent les chemins, les passages, les lieux où résidaient les partisans de Jésus, afin d'isoler ceux-ci et de leur fermer l'accès aux autres parties de la ville, ils murèrent la porte par laquelle Jésus avait passé, le dimanche des Rameaux, barrèrent le chemin qui allait de la montagne de Sion au temple et interceptèrent celui du Calvaire par des haies, des barrières et des fossés ; ils firent aussi beaucoup de dégâts à la piscine de Béthesda, où les disciples et les fidèles s'étaient tenus cachés habituellement avant et pendant le crucifiement.

La piscine de Bethesda est de forme ovale. Les cinq enceintes, avec leurs terrasses qui s'abaissent en pente douce, entourent la piscine comme un amphithéâtre et sont coupées par cinq chemins qui descendent et aboutissent à quelques marches. Les murs de derrière des terrasses contiennent de petites salles voûtées dans lesquelles sont disposées des couches en pierre pour les malades. La rampe intérieure de ces terrasses n'a pas de murs d'appui du côté de la piscine. On peut voir de partout si l'eau de la piscine s'agite. Le fond de la piscine est de sable blanc brillant. Trois sources bouillonnent au milieu et mettent le sable en mouvement : souvent aussi ces sources jaillissent au dessus de la surface.

Les dépendances de la piscine avec toutes les constructions qui en font partie occupent un très grand espace : lorsqu'on est entré, on monte d'abord un peu, puis on descend devers le bassin. Le bâtiment ovale qui entoure la piscine couvre le ravin qui se trouve entre Sion et le reste de Jérusalem, au sud-ouest du temple. Il s'étend en longueur dans le sens de la vallée qui descend à l'est par une pente escarpée. Plus à l'ouest derrière la piscine, la vallée est moins profonde et des ponts la franchissent. L'enceinte extérieure est comme un rempart percé seulement de trois entrées, mais dans l'intérieur on arrive à l'étang par cinq passages qui coupent les terrasses. Le côté du nord est escarpé et couvert de végétation : il y a au nord-est, en face du temple, une entrée qui maintenant est fermée et tombe en ruines. Depuis longtemps déjà la piscine était abandonnée et ses environs inhabités. Les murs d'enceinte extérieurs sont en très mauvais état et les terrasses sont en grande partie très dégradées. De même la pompe jaillissante ne marchait plus, mais peu après la Pentecôte je la vis réparée et employée pour le baptême. L'école qui est ici ne servait qu'aux étrangers à l'époque des fêtes, de même aussi les nombreux pèlerins qui venaient pour Pâques résidaient ordinairement près de la piscine : c'est surtout maintenant le cas pour ceux qu'ont attirés les fêtes de la Pentecôte.

Lorsque les apôtres et les disciples eurent pris possession du cénacle et de cette école voisine de la piscine de Béthesda, on fit quelques réparations et de nouveaux arrangements. Aujourd'hui de très bonne heure, je vis les brèches des murs écroulés masquées par des couvertures tendues entre des pieux, et le chemin qui mène à la synagogue abrité par des toiles formant une espèce de voûte.

A l'ouest de la piscine, sur un point élevé de la montagne de Sion, se trouve l'ancienne maison des héros de David. Cet endroit est en face de l'angle sud-est du Saint des Saints. Il y a là de petits sentiers qui conduisent dans la ville sans passer par les portes. Jésus se servait souvent de ces sentiers [...]

La piscine est établie dans une vallée qui sépare la montagne de Sion de celle du Temple, et qui, passant au midi du temple, va rejoindre la vallée de Josaphat. Les constructions de la piscine semblent avoir séparé cette vallée du temple du côté de l'ouest, car il y a un côté de la piscine autour duquel on ne peut pas circuler comme on le peut de tous les autres côtés. Il y avait bien encore là un chemin assez large mais les murs s'étaient écroulés en partie, ce chemin était couvert d'herbe et de jonc, et il aboutissait à un ravin dont le fond surtout était tout tapissé de verdure. Les genévriers abondaient dans cet endroit, et on y voyait beaucoup d'ossements amoncelés. C'était là peut-être que se déversait un des égouts du temple. La montagne de Sion se compose de trois éminences : sur la plus élevée, qui est aussi la plus occidentale, se trouve l'ancien château de David où maintenant les caravanes trouvent une espèce d'abri. Sur la pente orientale de ce point culminant de Sion est située l'habitation des héros de David qui est aujourd'hui le cénacle. Au sortir de la cour du cénacle, le chemin descend à l'est en contournant la montagne de Sion ; il fait un coude au nord, puis une autre à l'ouest, après quoi il revient à l'est et se dirige vers la piscine de Béthesda qui occupe là la vallée située entre le temple et Sion.

La partie de Sion qui s'étend jusqu'à la vallée de Josaphat, entre le cénacle et la piscine, est à peu près inhabitée, pleine d'espaces vides, de jardins, d'édifices en ruines et de méchantes cabanes où s'abritent des pauvres. Les Juifs l'évitent soigneusement depuis qu'après la mort du Christ elle est devenue un centre pour la communauté chrétienne, et ils l'ont isolée de la ville en obstruant la plupart des chemins qui y communiquaient. Il y avait dans ce quartier une espèce de grande cour, entourée de vieux murs, ou des caravanes installaient souvent leurs nombreuses bêtes de somme. Le reste de Sion était très habité. La cour du cénacle n'est pas entièrement dégagée : elle a un côté attenant à une rue bordée de maisons [...]

Sur le rebord en maçonnerie de l'étang de Béthesda, il y avait cinq endroits ou l'on descendait à l'eau par des marches : près de ces marches se trouvaient de petits canots ou des cuves flottantes dans lesquelles les malades se couchaient ou s'asseyaient, de façon à ce que l'eau rejaillit sur eux et les arrosât, quand elle viendrait à s'agiter. D'un des côtés de la piscine, il y avait dans l'eau un tuyau de cuivre, s'élevant au moins à hauteur d'homme et gros à peu près comme une petite baratte. On arrivait là par un petit pont de bois garni d'une balustrade et je vis près de ce pont un tube muni d'un piston qui communiquait avec le tuyau principal : quand on appuyait sur le piston, une soupape s'ouvrait et il en jaillissait un jet d'eau. On pouvait changer quelque chose à l'ouverture de manière à rendre le filet d'eau plus fort ou plus mince et à le diriger sur divers points. On pouvait aussi fermer l'ouverture supérieure et faire jaillir l'eau comme d'un arrosoir par des trous pratiqués sur les côtés. Je vis souvent des malades aller en canot jusqu'au tuyau de pompe et se faire ainsi arroser.

Ce tuyau de pompe, depuis longtemps hors d'usage, n'était pas encore réparé le jour de la Pentecôte, mais il le fut les jours suivants, et je vis dès lors baptiser là d'ordinaire les nouveaux convertis."

http://livres-mystiques.com/partieTEXTES/CatherineEm/Volume6/chapit13.html


 

LA PISCINE DE BETHSAIDA (ou BETHESDA) en l'an 30 (résumé)

La piscine de Béthesda est située vis-à-vis de l'angle du Saint des Saints qui regarde le sud-ouest. Elle était déjà délaissée depuis longtemps et tombait en ruines. Ce n'est pas, comme bien des gens le croient, la même que la piscine des Brebis : celle-ci est située au nord du temple, près du marché aux bestiaux, dans le voisinage de la porte des Brebis, et elle est maçonnée en pierre.
- Le bâtiment ovale qui entoure la piscine couvre le ravin qui se trouve entre Sion et le reste de Jérusalem, au sud-ouest du temple et s'étend en longueur dans le sens de la vallée qui descend à l'est par une pente escarpée. La partie de Sion qui s'étend jusqu'à la vallée de Josaphat est à peu près inhabitée, pleine d'espaces vides, de jardins, d'édifices en ruines et de méchantes cabanes où s'abritent des pauvres.
- Plus à l'ouest derrière la piscine, la vallée est moins profonde et des ponts la franchissent.
- Les genévriers abondent dans cet endroit, et on y voit beaucoup d'ossements amoncelés. C'était là peut-être que se déversait un des égouts du temple.
- L'enceinte extérieure est comme un rempart percé seulement de trois entrées.
- Le côté du nord est escarpé et couvert de végétation.
- Il y a au nord-est, en face du temple, une entrée qui maintenant est fermée et tombe en ruines.
- Les cinq enceintes, avec leurs terrasses qui s'abaissent en pente douce, entourent la piscine comme un amphithéâtre et sont coupées par cinq chemins qui descendent et aboutissent à quelques marches.
- Les murs de derrière des terrasses contiennent de petites salles voûtées dans lesquelles sont disposées des couches en pierre pour les malades.
- La rampe intérieure de ces terrasses n'a pas de murs d'appui du côté de la piscine. On peut voir de partout si l'eau de la piscine s'agite.
- La piscine de Béthesda n'est pas maçonnée, elle est sur un fond de sable brillant d'où jaillissent plusieurs sources.
- Elle sert aussi d'égout au sang des sacrifices qu'on fait au temple ; ce sang s'y déverse par des conduits placés sons l'autel.
- D'un des côtés de la piscine, il y avait dans l'eau un tuyau de cuivre, s'élevant au moins à hauteur d'homme et gros à peu près comme une petite baratte.

Carte de Jérusalem au format .pdf disponible en cliquant ici.

LA PISCINE DE BETHSAIDA (ou BETHESDA) aujourd'hui

http://fr.wikipedia.org/wiki/Piscine_de_Bethesda

"Bethesda Ou Bezatha, en araméen "la fente". Nom d’une piscine située au nord-est de l’enceinte du Temple près de l'église sainte Anne et de la Porte des Brebis d’où son nom également de piscine probatique (" probata " en grec signifie " brebis ") .

C'est là que Jésus guérit un homme infirme depuis trente-huit ans (Jn 5,8). Cet ensemble construit au IIème siècle avant Jésus-Christ est constitué de deux bassins séparés par une digue centrale formait un quadrilatère d’environ 100 mètres de long sur une largeur de 60 à 90 mètres ce qui justifie l’expression " aux cinq portiques " (et non un pentagone) utilisée en Jn 5,2. C’était en fait un sanctuaire dédié à Asclépios ou Esculape, le dieu gréco-romain de la médecine où de nombreux ex-voto païens ont été découverts. Une foule de malades et d'handicapés s'y pressaient dans l'espoir d'une guérison miraculeuse. Au Vème siècle, la nef centrale d'une basilique byzantine fut construite sur la digue qui séparait les deux bassins avec son choeur, reposant par huit grandes arches au-dessus des anciens bains païens en partie comblés." http://www.ebior.org/Dico/gl_topo.htm

Pour Anne Catherine, la piscine près de la porte des Brebis n'est pas celle de Bézatha. Même l'évangéliste Jean semble se tromper. Les descriptions que fait la soeur sont suffisament précises pour leur accorder un réel crédit. L'explication que l'on peut faire est la suivante: Le mot Bézatha a le sens de "Fossé" (notes de la Bible Osty). Selon Anne Catherine, il y avait un fossé qui séparait le mont du temple des habitations voisines comme de la piscine des brebis "Derrière ces bâtiments est encore un fossé (1) qui les sépare de la montagne du Temple". Sa piscine de Bezatha est aussi enclavée dans un fossé "Le bâtiment ovale qui entoure la piscine couvre le ravin qui se trouve entre Sion et le reste de Jérusalem, au sud-ouest du temple." Dans les deux cas il y a présence d'un fossé (bezatha).

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Maria und Julia Gräfin Schmiesing-Kerssenbrock (vers 1860)

" Et moi je suis morte, je ne suis qu'un esprit; autrement je ne pourrais voir ces choses, car elles n'existent pas maintenant, et cependant maintenant elles existent. Mais cela n'existe pas dans le temps; en Dieu il n'y a pas de temps, en Dieu tout est présent ; je suis morte, je suis un esprit. " (Anne Catherine Emmerich)