QUI ETAIT ANNE CATHERINE EMMERICH ?

La plus grande visionnaire de tous les temps

Sa vie et l'Histoire

 

Repères historiques en France
Dates
VIE d'Anne Catherine EMMERICH
Début du règne de Louis XVI.
1774
8 sep: Naissance au hameau de Flamske près de Coësfeld à 3 lieues de Dulmen et baptême à l'Eglise.
1786
Elle entre comme fille de service chez une famille de paysans qui s'appelle aussi Emmerich pour garder les vaches

14 juil: Prise de la Bastille.

26 août: Déclaration des droits de l' homme et du citoyen.

2 nov : L'Assemblée propose de mettre en vente les biens du clergé pour éviter la banqueroute. En contre-partie la nation prend en charge l'entretien des prêtres, les frais du culte et d'instruction publique.

1789
12 juil: L'assemblée vote la constitution civile.Les ecclésiastiques doivent prêter serment. Le clergé se divise. Un clergé "jureur" constitutionnel schismatique et un clergé réfractaire qui engendrera un courant anticlérical.
1790
1791
Elle séjourne 3 ans à Coësfeld au service de la maîtresse couturière Elisabeth Krabbe.
10 août: Les Marseillais à la tête des insurgés envahissent le château des tuileries au chant de La Marseillaise et renversent la monarchie.
1792
Elle fait sa confirmation à la paroisse de Coësfeld.

21 jan: Louis XVI est guillotiné.

16 oct: Marie-Antoinette est guillotinée.

oct.: Adoption du calendrier révolutionnaire.La Commune de Paris demande la fermeture des églises transformées en temple de la raison.Culte de l'être suprême. Le décadi devient le jour de repos du citoyen. Les fêtes catholiques sont interdites.

1793
1794
Elle séjourne chez l'organiste Soentgen et sa fille Clara. Toutes deux font le projet de constituer une dot pour le couvent.
21 fev: La Convention établit la liberté des cultes avec séparation complète de l'Eglise et de l'Etat.
1795
1798
Elle reçoit de Dieu la couronne d'épines dans la chapelle des jésuites de Coësfeld.
Le Concordat permet la paix religieuse et le ralliement des Catholiques. Reconnaissance des cultes Protestant puis Judaïque.
1801
1802
Elle effectue son Noviciat chez les Augustines de Dulmen au couvent d'Agnetenberg.
1803
13 nov: Elle fait profession de religieuse comme augustine (ordre de Saint Augustin).
2 déc: Napoléon 1er est sacré Empereur.
1804
La Westphalie est englobée dans l'empire napoléonien.
1806
1811
3 déc.: La maison des Augustines est fermée et les nonnes dispersées. Anne Catherine est hébergée dans une chambre de la chaumière de la veuve Roters à Dulmen.
Campagne de Russie. Retraite désastreuse.
1812
20 déc.: Apparition des stigmates lors d'une extase.
Campagne d'Allemagne.
1813

22 mars: Début de l'enquête ecclésiastique.

De mars à juin : Divers examens médicaux.

10 au 20 juin: Garde à vue pour examens permanents par 20 bourgeois de Dulmen.

6 avr: Napoléon abdique et s'embarque pour l'île d'Elbe. Louis XVIII devient roi de France.
1814

1 mars: Retour de Napoléon à Paris.

18 juin: Défaite de Waterloo. Napoléon abdique.

1815
Naissance de Karl Marx.
1818
24 sept: Arrivée de Clément Brentano, écrivain et poète Allemand célèbre, auprès d' Anne Catherine. Début de la rédaction des notes sur les visions.
1819
6 au 28 août: Enlèvement par une commission d'enquête prussienne dirigée par le landrath (Préfet). Séquestration interrogatoires, examens médicaux et surveillance permanente pour prévenir la fraude
1821

7 fev : Mort de l'abbé Lambert, abbé français en exil.

6 août: Nouveau logement à Bocholt.

Charles X succède à Louis XVIII.
1824

lundi 9 fev: Mort d'Anne Catherine Emmerich +.

22 mars: Ouverture de la fosse. Le corps est trouvé intact sans odeur cadavéreuse.

27 juil: Insurrection parisienne.

9 août: Louis-Philippe 1er est proclamé "roi des français" .

1830

24 fev: Insurrection Parisienne.

10 dec: Louis-Napoléon Bonaparte est élu président de la deuxième république.

1848
1858
6 oct.: Nouvelle ouverture de la fosse. Ossements. Nouveau cercueil et tombeau.
1864
Edition des "Visions..." en France chez Bray.

Bibliographie: "Le temps des révolutions 1715-1870" BORDAS 1966

Voir aussi:

http://www.dülmen.de/kultur_bildung/emmerick/anna_katharina_emmerick_fra.htm

 

Où se trouve la Westphalie ?

Carte de l'Europe en 1811

 

Dulmen en 1818

"Le jeudi 21 septembre 1818, dit son journal, j'arrivai à Dulmen vers dix heures."

Voici un témoignage vivant de la vie courante dans une petite ville de campagne en Westphalie au début du XIXe siècle.

"La première impression que lui fit la petite ville est plaisamment décrite dans son journal.

'Cet endroit, dit-il, offre beaucoup de ces choses que peuvent goûter les âmes simples. C'est une petite ville agricole où il n'y a ni art, ni science, où l'on n'a nulle idée de la littérature, où l'on ne sait rien d'aucun poète, et où, le soir, on trait les vaches devant la porte de la plupart des maisons. Presque tous les habitants portent des sabots, y compris malheureusement les servants de messe. Les enfants courent dans la rue au-devant de tout passant qui a un peu d'apparence et lui font des baisemains. Maint pauvre promet à celui qui lui fait une aumône de faire pour lui le chemin de la croix dans la soirée avec ses enfants, et, en réalité, la veille des fêtes, ce chemin avec ses représentations de Jésus portant sa croix est toujours fréquenté par des familles en prière. Les travaux délicats du beau sexe consistent à cultiver les champs et les jardins, à préparer le lin, à le briser, à l'affiner, à le filer, à blanchir la toile, etc. ; même les filles de bourgeois aisés sont habillées comme les servantes le sont ailleurs. Dans tout l’endroit, on ne trouve pas un roman, et jusqu'à un certain point aussi la mode n'y existe pas ; chacun porte le vêtement qu'il a, jusqu'à ce qu'il tombe en lambeaux ; et, pourtant, il y a ici une grande route de poste, un hôtel de la poste et la résidence d'été d'un duc médiatisé de Croy-Dulmen lequel a une maison de trente personnes au moins. Avec tout cela, chacun parle des progrès inouïs qu'ont fait depuis dix ans le luxe et la corruption des moeurs.'"

(Vie de Anne Catherine Emmerich par le Père Schmœger http://livres-mystiques.com/partieTEXTES/CatherineEm/Vie/Volume1/Chapitre34.htm)

 

 

Influences politiques

"3. Le pays de Munster avait perdu en 1802 son dernier souverain ecclésiastique, le prince évêque Maximilien-Xavier, frère de l'empereur Joseph II, et la Prusse l'avait occupé pendant la vacance du siège. La décision rendue par la députation d'Empire, en l'an 1803, mit la Prusse en possession définitive de la ville épiscopale de Munster et de la partie méridionale du pays dont le reste fut partagé entre sept autres petits souverains. Dulmen échut à un catholique, le duc de Croy, qui plus tard fit entièrement démolir avec son église l'ancien couvent d'Agnetenberg qu'Anne Catherine a rendu célèbre. Coesfeld et Flamske échurent au comte de Salm.

Après la bataille d'Iéna, ces territoires furent de nouveau retirés à leurs possesseurs et unis au grand-duché de Berg que Napoléon avait érigé en faveur d'un enfant au berceau, le fils aîné de sa belle-sœur Hortense, reine de Hollande. L'année 1810 mit fin à cette union parce que Munster, avec Coesfeld et Dulmen, fut appelé à faire partie du grand Empire français, jusqu'au moment où la Prusse, au congrès de Vienne, se fit donner tout le pays de Munster. "

(Vie de Anne Catherine Emmerich par le Père Schmœger http://livres-mystiques.com/partieTEXTES/CatherineEm/Vie/Volume1/Chapitre19.htm)

 

 

 

"Le Clergé - La foi nouvelle" par Jules Michelet dans "Histoire de la Révolution française"

Dans son "Histoire de la Révolution française" publiée en 1847 (Gallimard 2007, tome 1, volume 1 pages 217 à 220) , Jules Michelet nous livre une vision du Clergé à travers le prisme des idées révolutionnaires.

"La résurrection du peuple qui brise enfin son tombeau, la féodalité elle-même écartant la pierre où elle le tint scellé, l'œuvre des temps en une nuit, voilà le premier miracle du nouvel Evangile, divin miracle, authentique! [...]

Une religion nous vient, deux s'en vont (qu'y faire?) : l'Église et la Royauté...
Féodalité, Royauté, Église, de ces trois branches du chêne antique, la première tombe au 4 août; les deux autres branlent; j'entends un grand vent dans les branches, elles luttent, elles tiennent fort, les feuilles jonchent la terre. Rien ne pourra résister. Périsse ce qui doit périr !...
Point de regrets, de vaines larmes. Ce qui croit mourir aujourd'hui, depuis combien de temps, bon Dieu! il était mort, fini, stérile!

Ce qui témoigne en 89 contre l'Église d'une manière accablante, c'est l'état d'abandon complet où elle a laissé le peuple. Elle seule, depuis deux mille ans, a eu charge de l'instruire; voilà comme elle l'a fait... Les pieuses fondations du moyen âge, quel but avaient-elles? quels devoirs imposaient-elles au Clergé? Le salut des âmes, leur amélioration religieuse, l'adoucissement des mœurs, l'humanisation du peuple... Il était votre disciple, abandonné à vous seuls; maîtres, qu'avez-vous enseigné ?..

Depuis le douzième siècle, vous continuez de lui parler une langue qui n'est plus la sienne, le culte a cessé d'être un enseignement pour lui. La prédication suppléait; peu à peu elle se tait ou parle pour les seuls riches. Vous avez négligé les pauvres, dédaigné la tourbe grossière... Grossière ? elle l'est par vous. Par vous, deux peuples existent; celui d'en haut, à l'excès civilisé, raffiné; celui d'en bas, rude et sauvage, bien plus isolé de l'autre qu'il ne fut dans l'origine. C'était à vous de combler l'intervalle, d'élever toujours ceux d'en bas, de faire des deux peuples un peuple... Voici la crise arrivée, et je ne vois, dans les classes dont vous vous faisiez les maîtres, nulle culture acquise, nul adoucissement de mœurs; ce qu'ils ont, ils l'ont d'eux-mêmes, de l'instinct de la nature, de la sève qu'elle mit en nous. Le bien est d'eux, et le mal, le désordre, à qui le rapporterai-je, sinon à ceux qui répondaient de leurs âmes, et les ont abandonnées?

Que sont en 89 vos fameux monastères, vos écoles antiques? Pleins d'oisiveté et de silence. L'herbe y pousse et l'araignée file... Et vos chaires? Muettes. Et vos livres? Vides. Le dix-huitième siècle passe, un siècle d'attaques, où, de moment en moment, vos adversaires vous somment en vain de parler, d'agir, si vous êtes vivants encore...

Une seule chose vous défendrait, beaucoup d'entre vous la pensent, nul ne l'avouera. C'est que, depuis longtemps, la doctrine avait tari, que vous ne disiez plus rien au peuple, n'ayant rien à dire, que vous aviez vécu vos âges, un âge d'enseignement, un âge de polémique... que tout passe et se transforme; les cieux mêmes passeront... Attachés pesamment aux formes, n'en pouvant séparer l'esprit, n'osant aider le phénix à mourir pour vivre encore, vous êtes restés muets, inactifs, au sanctuaire, occupant la place du prêtre... Mais le prêtre n'était plus.

Sortez du temple. Vous y étiez pour le peuple, pour lui donner la lumière. Sortez, votre lampe est éteinte. Ceux qui bâtirent ces églises, et vous les prêtèrent, vous les redemandent. Qui furent-ils? La France d'alors; rendez-les à la France d'aujourd'hui."

 

 

"As time goes by" (B.O.F. Casablanca) fichier midi sur le site

http://www.vracinformatique.com/sons/sons_midi.htm

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Holzstich der stigmatisierten Nonne von Dülmen (1819)