QUI ETAIT ANNE CATHERINE EMMERICH ?

La plus grande visionnaire de tous les temps

 

Marie Madeleine identifiée au saint Graal ?

 

" Sophie scrutait le visage de Langdon […]
Langdon hocha la tête avec le plus grand sérieux. - Exactement. Sangréal signifiait Sang royal, ou Sang sacré. On l'orthographiait aussi San Réal, ou San Graal […]
- Mais je croyais que le Graal était un calice. Et vous me dites que c'est une collection de documents qui révèlent un mystérieux secret! […]
Elle avait toujours cru que le Saint-Graal était le calice de vin consacré par Jésus la veille de sa mort, et dont Joseph d'Arimathie se serait servi pour recueillir le sang de ses plaies après la crucifixion [...]
- Sophie, dit Langdon en s'inclinant vers elle, pour le Prieuré de Sion, la légende du calice est allégorique [...]
- Si ce n'est pas une coupe, qu'est-ce que c'est ? " (p 260-261 Da Vinci code JC Lattès Pocket)

" Sophie se pencha sur la reproduction. Tous les apôtres, ainsi que Jésus, avaient devant eux un petit verre rempli de vin. Treize en tout. Il n'y avait pas de calice. Pas de Saint-Graal.
Les yeux de Teabing pétillaient de joie.
- C'est bizarre, vous ne trouvez pas? Quand on sait que le dogme établi par la Bible - tout comme la légende du Graal - évoque unanimement le calice dans lequel le Christ avait transformé le vin en son propre sang. Comment se fait-il que Leonardo Da Vinci ne l'ait pas représenté ? […]
[ cette fresque ] est en fait la clé de tout le mystère du Graal. En réalité, Leonardo l'y étale clairement sous nos yeux.
Sophie observa très attentivement la double page. - C'est là qu'on voit. ce qu'est vraiment le Graal ?
- Pas ce qu'il est, mais qui il est. Le Graal n'est pas une chose... c'est une personne. "
(p 382-383 Da Vinci code JC Lattès Pocket)

" Après un long silence, Sophie demanda : […]
- Mais vous disiez que le Graal, c'est Marie Madeleine en personne. Pourquoi donc appeler quête du Graal la recherche de documents ?
Teabing fixa Sophie dans les yeux et parla d'une voix douce :
- Parce que le trésor du Graal renferme aussi un sarcophage. Littéralement, la fameuse quête du Graal n'est rien d'autre que le désir de s'agenouiller devant les reliques de Marie Madeleine. Le voyage qui conduit à se recueillir devant celle qui a été rejetée, devant le Féminin sacré. "
(p 415-416 Da Vinci code JC Lattès Pocket)

 

 

 

Marie Madeleine (# Les clefs du Da Vinci code, National Geographique channel)

Dan Brown utilise ici une théorie développée par un de ses enseignants et qui l'avait marqué à l'époque :
" La première fois que j'ai entendu parler de Marie Madeleine et de Léonard De Vinci, c'était il y a 15 ans. Un jour notre professeur a commencé son cour en nous projetant une diapo de la Cène ; et il a attiré notre attention sur ce qui m'a paru être une omission flagrante, à savoir, l'absence évidente sur la table de la coupe du Christ […]
Et puis le professeur nous a dit que le Saint Graal était peut être quand même bien présent [...] et il a dit : 'Si vous regardez à la droite de Jésus vous verrez le Saint Graal et son nom est Marie Madeleine'. " (# Les clefs du Da Vinci code, National Geographique channel)

Compte tenu du succès du roman, ce professeur mériterait une gratification substantielle de la part de son ancien élève. Dan Brown reprend d'ailleurs de nombreuses idées tirées de livres écrits par Magaret Starbird ou Henry Lincoln ("L'Enigme sacrée. Le Message", de Henry Lincoln, Michael Baigent et Richard Leigh #).

Rien n'est écrit au sujet du saint Graal dans les Evangiles canoniques comme apocryphes (évangile de Nicodème, de Pierre). Le saint Graal a été rendu populaire par la légende d'Arthur et des chevaliers de la table ronde ou par Indiana Jones et la dernière croisade.


Indiana Jones et la dernière croisade Lucasfilm Ltd, Paramount Pictures.

Anne Catherine Emmerich, non plus, ne dit rien de l'acte de Joseph d'Arimathie recueillant du sang de Jésus crucifié dans un calice. Par-contre elle décrit avec beaucoup de détail le calice utilisé lors de la Cène. Ce calice a contenu le " sang du Christ " dans le sens Eucharistique du mot :
" Et, ayant pris une coupe et rendu grâce, [Jésus la] leur donna, en disant : 'Buvez-en tous car ceci est mon sang, celui de l'Alliance, qui est répandu pour beaucoup en rémission des péchés. " (Matthieu 26 :27-28 Osty)

Aurait-on amalgamé, au fil des siècles, le sang versé par Jésus-Christ sur la croix, qui aurait été recueilli dans une coupe par Joseph d'Arimathie, avec son sang offert dans la coupe lors de son repas pascal ?

 

 

Anne Catherine Emmerich, à la fin de sa vie, revivait chaque vendredi la Passion du Christ. Elle nous détaille sans malice ce qui se passe lors de la Cène.

" Au milieu de la table était l'agneau pascal, sur un grand plat. Sa tête reposait sur les pieds de devant mis en croix; les pieds de derrière étaient étendus, le bord du plat était couvert d'ail. A côté, se trouvait le rôti de Pâque, puis une assiette avec des légumes verts dressés et serrés les uns contre les autres, et une seconde assiette remplie d'herbes amères. Les convives avaient devant eux des pains ronds en guise d'assiettes; ils se servaient de couteaux d'ivoire.
Après la prière, le majordome plaça devant Jésus, sur la table, le couteau qui devait servir à découper l'agneau. Puis il mit une coupe de vin devant le Seigneur, en remplit six autres, et les plaça chacune entre deux apôtres. Jésus bénit le vin et en but; les apôtres buvaient à deux dans une même coupe. Le Seigneur découpa l'agneau ; les apôtres tendirent leur pain tour à tour avec un petit crochet de bois, et reçurent ainsi leur part; ils la mangèrent très vite, en détachant la chair des os avec leurs couteaux d'ivoire. On brûla plus tard les ossements. Ils mangèrent très vite aussi de l'ail et des herbes vertes, qu'ils trempaient dans la sauce. " " (VNSJC3 pages 125-129)

De nombreux détails décrivent un repas pascal dans la tradition de l'Ancien Testament Pour plus de détails
Contrairement à la fresque de Léonard De Vinci, les apôtres utilisent des pains ronds en guise d'assiette, des couteaux d'ivoire et des crochets de bois en guise de couverts. Ils boivent deux par deux dans des coupes. Jésus aussi a une coupe.

La Cène décrite par Anne Catherine Emmerich est bien plus " réaliste " ou " crédible " que celle de Léonard De Vinci. Cette dernière est plutôt révélatrice des arts de la table en son temps.

 

 

Quelle que soit l'origine du mot " saint Graal ", la coupe utilisé par Jésus lors de son dernier repas avait déjà eu une histoire extraordinaire. Loin de n'être que le calice d'un charpentier en " bois doré " (suggéré dans le film par Indiana Jones) son origine et sa matière sont mystérieuses. Voici ce que nous dévoile Anne Catherine Emmerich :

" Ceux qui ont apporté à Noé le calice et les trésors qu'il renfermait. étaient vêtus de longues robes blanches et ressemblaient aux trois hommes qui vinrent chez Abraham et lui promirent un fils. Ils avaient enlevé d'une ville condamnée à être ensevelie sous les eaux du déluge cet objet mystérieux, qui ne devait pas périr. Le calice se trouva plus tard chez de pieux descendants de Noé, qui demeuraient aux environs de Babylone. Sémiramis voulant les soumettre à l'esclavage, Melchisédech les conduisit dans la terre de Chanaan et emporta le calice. Avant de les emmener, il bénit dans sa tente le pain qu'il leur distribua; sans quoi ils n'auraient pas eu la force de le suivre. Ces gens avaient un nom, je crois, comme les Samanéens. Melchisédech se servit d'eux et de quelques habitants de Chanaan pour élever de vastes constructions sur les collines où fut depuis édifiée Jérusalem. Il creusa des fondements profonds aux lieux mêmes où s'élevèrent ensuite le cénacle et le Temple, et aussi vers le Calvaire. Il cultiva dans ces contrées la vigne et le blé. Après son sacrifice, Melchisédech remit à Abraham le calice, qui plus tard fut porté en Égypte, où il passa dans les mains de Moïse. Il était fait d'une matière compacte comme celle de nos cloches, et qui semblait être un produit primitif de la nature. Jésus seul savait ce que c'était.

Le calice que les apôtres apportèrent de chez Véronique est un vase merveilleux et plein de mystères. Il était resté longtemps dans le Temple, parmi d'autres objets précieux d'une haute antiquité, dont on avait oublié l'usage et l'origine. Quelque chose de semblable est arrivé dans l'Église chrétienne, où, par le malheur des temps, beaucoup de trésors sont restés dans l'oubli. On avait souvent mis de côté, vendu ou fait réparer des vases et d'autres objets anciens dont on ignorait l'usage. C'est ainsi que, par la volonté de Dieu, ce saint vase, qu'on n'avait pas voulu fondre à cause de sa matière inconnue, avait été trouvé parmi d'autres objets hors d'usage, et vendu à des amateurs d'antiquité. Le calice avait été acheté par Séraphia [surnommée plus tard Véronique] avec différents objets qui s'y rattachaient, et, Jésus s'en étant servi plusieurs fois dans des festins solennels, il devint définitivement la propriété de l'Église. Il était d'une matière brunâtre et polie en forme de poire; il était incrusté d'or et avait deux petites anses qui servaient à le soulever, car il était assez lourd. Le pied était d'or vierge artistement travaillé. Ou y voyait, entre autres choses, un serpent et une grappe de raisin. Il était en outre orné de pierres précieuses. Le calice est resté auprès de saint Jacques-le-Mineur à Jérusalem; je le vois encore caché quelque part. Il reparaîtra un jour, comme il est reparu pour la cène. D'autres églises se sont partagé les petites coupes qui l'entourent; l'une d'elles est venue à Antioche, une autre à Éphèse; elles appartenaient aux. patriarches, qui y buvaient un breuvage mystérieux, lorsqu'ils recevaient et donnaient la bénédiction, ainsi que je l'ai vu plusieurs fois. " (VNSJC 3 page 120-122)

Anne Catherine Emmerich avait cette particularité d'avoir des visions qui reliaient les faits concernant un lieu ou un objet dans le temps. Sa description de la coupe est très détaillée. Quel bonheur de savoir qu'un jour on la retrouvera.

 

 

Voici un extrait de ce que nous dévoile Anne Catherine Emmerich concernant l'embaumement du Seigneur, après la descente de la croix:

" Les saintes femmes donnaient les vases, les éponges, les linges, les onguents et les aromates, là où il était nécessaire : et, le reste du temps, se tenaient attentives à quelque distance. Parmi elles se trouvaient Marie de Cléophas, Salomé et Véronique. Madeleine était toujours occupée près du corps de Jésus : Quant à Marie d'Héli, soeur aînée de la sainte Vierge, femme d'un âge avancé, elle était assise sur le rebord de la plate-forme circulaire et regardait. Jean aidait continuellement la sainte Vierge, il servait de messager entre les hommes et les femmes, et prêtait assistance aux uns et aux autres. On avait pourvu à tout. Les femmes avaient prés d'elles des outres de cuir et un vase plein d'eau, placé sur un feu de charbon. Elles présentaient à Marie et à Madeleine, selon que celles-ci en avaient besoin, des vases pleins d'eau pure et des éponges, qu'elles exprimaient ensuite dans les outres de cuir. Je crois du moins que les objets ronds que je les vis ainsi presser dans leurs mains étaient des éponges [...]


Les saintes femmes s'agenouillant vis-à-vis d'elle, lui présentaient tour à tour une boite où elle prenait entre le pouce et l'index de je ne sais quel baume ou onguent précieux dont elles remplissait et enduisait les blessures. Elle oignit aussi la chevelure : elle prit dans sa main gauche les mains de Jésus, les baisa avec respect, puis remplit de cet onguent ou de ces aromates les larges trous faits par les clous. Elle en remplit aussi les oreilles, les narines et la plaie du côté. Madeleine essuyait et embaumait les pieds du Seigneur : puis elle les arrosait encore de ses larmes et y appuyait souvent son visage.

On ne jetait pas l'eau dont on s'était servi, mais on la versait dans les outres de cuir où l'on exprimait les éponges. Je vis plusieurs fois Cassius ou d'autres soldats aller puiser de nouvelle eau à la fontaine de Gihon, qui était assez rapprochée pour qu'on pût la voir du jardin ou était le tombeau. " (http://livres-mystiques.com/partieTEXTES/CatherineEm/LaPassion/51lecorp.html)

Si le Saint Graal n'est pas le calice de la Cène, il n'y aurait pas eu d'autre calice utilisé pour recueillir du sang du Christ, seulement des outres en cuir.

 

 

CONCLUSION


Encore une fois, Léonard De Vinci fait une interprétation personnelle de la Cène qui ne repose pas sur l'observation oculaire de l'événement. Dire qu'il n'y avait pas de coupe, parce que Léonard De Vinci n'en a pas peinte 14 siècle après l'événement, est ridicule. Cela n'en fait pas une preuve de l'absence de coupe sur la table lors de la Cène. C'est juste sa façon de représenter l'événement quelque soit le message qu'il y a placé.

 

 

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Thomas Wegener (1900)

" Et moi je suis morte, je ne suis qu'un esprit; autrement je ne pourrais voir ces choses, car elles n'existent pas maintenant, et cependant maintenant elles existent. Mais cela n'existe pas dans le temps; en Dieu il n'y a pas de temps, en Dieu tout est présent ; je suis morte, je suis un esprit. " (Anne Catherine Emmerich)