QUI ETAIT ANNE CATHERINE EMMERICH ?

La plus grande visionnaire de tous les temps

 

Pourquoi aller à la messe ?

 

 

LA MESSE A QUOI CA SERT ?

Croire en Dieu n'est-ce pas suffisant ? Pourquoi aller à la messe tous les dimanches ?

Cette page est une réponse à la question d'un ami chrétien. Nombreux sont nos contemporains chrétiens qui "ne pratiquent pas". Suivant les générations, les autres vont à la messe par habitude ou parce que la manquer est un "péché mortel"... Un ami m'a répondu : "C'est pour voir les copains!". En fait, cette réponse est plus pertinente qu'il n'y parait. Mais combien y vont parce que Jésus nous l'a demandé ? Rappelons-nous ces paroles de Jésus Christ lors de son dernier repas:

LUC 22: 19 Et, ayant pris du pain, rendu grâce, [Jésus le] rompit et le leur donna, en disant: 'Ceci est mon corps, qui est donné pour vous; faites ceci en mémoire de moi.' 20 Et [il prit] la coupe, de même, après le dîner, en disant: 'Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang, qui est répandu pour vous.'." (Osty)

Voici quelques rappels tirés du "Catéchisme de l'Eglise catholique" disponible sur Internet. Abordons, tout d'abord, la signification de l'Eglise (et non pas de l'église qui n'est qu'un édifice de pierres)

"Paragraphe 1. L’ÉGLISE DANS LE DESSEIN DE DIEU I. Les noms et les images de l’Église

751 Le mot " Église " [ekklèsia, du grec ek-kalein, " appeler hors "] signifie " convocation ". Il désigne des assemblées du peuple (cf. Ac 19, 39), en général de caractère religieux. C’est le terme fréquemment utilisé dans l’Ancien Testament grec pour l’assemblée du peuple élu devant Dieu, surtout pour l’assemblée du Sinaï où Israël reçut la Loi et fut constitué par Dieu comme son peuple saint (cf. Ex 19). En s’appelant " Église ", la première communauté de ceux qui croyaient au Christ se reconnaît héritière de cette assemblée. En elle, Dieu " convoque " son Peuple de tous les confins de la terre. Le terme Kyriakè dont sont dérivés church, Kirche, signifie " celle qui appartient au Seigneur "..http://www.vatican.va/archive/FRA0013/__P21.HTM

L'Eglise est l'assemblée du peuple de Dieu. La messe permet de se rassembler. C'est donc bien pour voir les "copains" (nos frères) que l'on va à la messe. Mais pas seulement...

"II. L’Église – Corps du Christ - L’Église est communion avec Jésus

787 Dès le début, Jésus a associés ses disciples à sa vie (cf. Mc 1, 16-20 ; 3, 13-19) ; il leur a révélé le mystère du Royaume (cf. Mt 13, 10-17) ; il leur a donné part à sa mission, à sa joie (cf. Lc 10, 17-20) et à ses souffrances (cf. Lc 22, 28-30). Jésus parle d’une communion encore plus intime entre Lui et ceux qui le suivraient : " Demeurez en moi, comme moi en vous (...). Je suis le cep, vous êtes les sarments " (Jn 15, 4-5). Et Il annonce une communion mystérieuse et réelle entre son propre corps et le nôtre : " Qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui " (Jn 6, 56)." http://www.vatican.va/archive/FRA0013/__P22.HTM

"II. L’œuvre du Christ dans la liturgie - Le Christ glorifié...... est présent dans la Liturgie terrestre ...

1088 " Pour l’accomplissement d’une si grande œuvre " – la dispensation ou communication de son œuvre de salut, – " le Christ est toujours là auprès de son Église, surtout dans les actions liturgiques. Il est là présent dans le Sacrifice de la Messe, et dans la personne du ministre, ‘le même offrant maintenant par le ministère des prêtres qui s’offrit alors Lui-même sur la Croix’ et, au plus haut point, sous les espèces eucharistiques. Il est là présent par sa vertu dans les sacrements, au point que lorsque quelqu’un baptise, c’est le Christ Lui-même qui baptise. Il est là présent dans sa parole, car c’est Lui qui parle tandis qu’on lit dans l’Église les Saintes Écritures. Enfin il est là présent lorsque l’Église prie et chante les psaumes, Lui qui a promis : ‘Là où deux ou trois sont rassemblés en mon nom, je suis là, au milieu d’eux’ (Mt 18, 20) " (SC 7)." http://www.vatican.va/archive/FRA0013/__P2R.HTM

L'assemblée rentre "en communion" avec Jésus présent lors de la messe. On y va pour "voir" Jésus.

" 'Faites ceci en mémoire de moi'

1341 Le commandement de Jésus de répéter ses gestes et ses paroles " jusqu’à ce qu’il vienne ", ne demande pas seulement de se souvenir de Jésus et de ce qu’il a fait. Il vise la célébration liturgique, par les apôtres et leurs successeurs, du mémorial du Christ,de sa vie, de sa mort, de sa résurrection et de son intercession auprès du Père.

1342 Dès le commencement l’Église a été fidèle à l’ordre du Seigneur. De l’Église de Jérusalem il est dit :

Ils se montraient assidus à l’enseignement des apôtres, fidèles à la communion fraternelle, à la fraction du pain et aux prières... Jour après jour, d’un seul cœur, ils fréquentaient assidûment le Temple et rompaient le pain dans leurs maisons, prenant leur nourriture avec joie et simplicité de cœur (Ac 2, 42. 46)." http://www.vatican.va/archive/FRA0013/__P3U.HTM

Faire "mémoire" du dernier repas de Jésus va au delà du simple souvenir. "Communion fraternelle" et "fraction du pain", depuis l'origine du christianisme les frères se sont réunis pour commémorer le dernier repas de Jésus. En voici un témoignage historique.

"IV. La célébration liturgique de l’eucharistie - La messe de tous les siècles

1345 Dès le deuxième siècle, nous avons le témoignage de S. Justin le Martyr sur les grandes lignes du déroulement de la célébration eucharistique. Elles sont restées les mêmes jusqu’à nos jours pour toutes les grandes familles liturgiques. Voici ce qu’il écrit, vers 155, pour expliquer à l’empereur païen Antonin le Pieux (138-161) ce que font les chrétiens :

[Le jour qu’on appelle jour du soleil, a lieu le rassemblement en un même endroit de tous ceux qui habitent la ville ou la campagne.

On lit les mémoires des Apôtres et les écrits des Prophètes, autant que le temps le permet.

Quand le lecteur a fini, celui qui préside prend la parole pour inciter et exhorter à l’imitation de ces belles choses.

Ensuite, nous nous levons tous ensemble et nous faisons des prières] pour nous-mêmes ... et pour tous les autres, où qu’ils soient, afin que nous soyons trouvés justes par notre vie et nos actions et fidèles aux commandements, pour obtenir ainsi le salut éternel.

Quand les prières sont terminées, nous nous donnons un baiser les uns aux autres.

Ensuite, on apporte à celui qui préside les frères du pain et une coupe d’eau et de vin mélangés.

Il les prend et fait monter louange et gloire vers le Père de l’univers, par le nom du Fils et du Saint-Esprit et il rend grâce (en grec : eucharistian) longuement de ce que nous avons été jugés dignes de ces dons.

Quand il a terminé les prières et les actions de grâce, tout le peuple présent pousse une acclamation en disant : Amen.

Lorsque celui qui préside a fait l’action de grâce et que le peuple a répondu, ceux que chez nous on appelle diacres distribuent à tous ceux qui sont présents du pain, du vin et de l’eau "eucharistiés" et ils en apportent aux absents (S. Justin, apol. 1, 65 [le texte entre crochets est du chapitre 67]).

1346 La liturgie de l’Eucharistie se déroule selon une structure fondamentale qui s’est conservée à travers les siècles jusqu’à nous. Elle se déploie en deux grands moments qui forment une unité foncière :

le rassemblement, la liturgie de la Parole, avec les lectures, l’homélie et la prière universelle ;

la liturgie eucharistique, avec la présentation du pain et du vin, l’action de grâce consécratoire et la communion." http://www.vatican.va/archive/FRA0013/__P3V.HTM

Déjà au 2e siècle la messe est une pratique hebdomadaire (le dimanche) qui ressemble beaucoup aux célébrations de notre temps.

"VI. Le banquet pascal

1382 La messe est à la fois et inséparablement le mémorial sacrificiel dans lequel se perpétue le sacrifice de la croix, et le banquet sacré de la communion au Corps et au Sang du Seigneur. Mais la célébration du sacrifice eucharistique est toute orientée vers l’union intime des fidèles au Christ par la communion. Communier, c’est recevoir le Christ lui-même qui s’est offert pour nous." http://www.vatican.va/archive/FRA0013/__P3X.HTM

Aller à la messe n'est pas une simple "option". Jésus nous le demande. Si on aime Dieu et si on aime son prochain alors on aime aller à leur rencontre lors de la messe.

D'autres réponses sur le site: http://catholique-nanterre.cef.fr/faq/messe.htm#apporte

 

 

 

Karl Erhard Schmöger (1819-1883)

Le père K. E. Schmoeger a compilé toute une série de témoignage sur Anne Catherine Emmerich (1774-1824). La vie de cette mystique stigmatisée est ainsi dévoilée par ses contemporains. Voici ce que l'on peut lire dans : "Vie d'Anne Catherine Emmerich - Tome1." (Editions Pierre Téqui http://www.librairietequi.com/)

La messe à travers ses yeux d'enfant

" 13. Son sentiment constant à l'égard de la pureté se. manifestait dans sa première jeunesse d'une manière singulièrement touchante comme on peut le voir par la communication suivante qu'elle fit un jour qu'elle avait à raconter ses contemplations touchant le Paradis.

'Je me souviens qu'à l'âge de quatre ans, un jour que mes parents me conduisaient à l'Eglise, j'avais la ferme confiance que j'y verrais Dieu et des personnes tout autres que celles que je connaissais, bien plus belles et plus brillantes.
Lorsque j'y entrai, je regardais de tous les côtés et il n'y avait rien de ce que je m'étais figuré.
Le prêtre à l'autel, me disais-je, ce pouvait être Dieu ; mais je cherchais la sainte vierge Marie ; je pensais que là, ils devaient avoir tout le reste au-dessous d'eux, car telle était mon idée ; mais je ne trouvai rien de ce que je m'imaginais.
Plus tard j'eus encore ces pensées et je regardais toujours deux bonnes dévotes qui portaient des capuchons et semblaient plus modestes que les autres : je me disais que ce pourrait bien être ce que je cherchais, mais ce n'était pas cela.
Je croyais toujours que Marie devait avoir un manteau bleu céleste, un voile blanc et là-dessous une robe blanche très simple.
J'eus alors la vue du Paradis et je cherchai dans l'Eglise Adam et Eve avant la chute, beaux comme ils étaient alors : et je me disais : " quand tu te seras confessée, tu les trouveras." Mais même alors je ne les trouvai pas.
Je vis enfin dans l'Eglise une pieuse famille noble ; les filles étaient habillées tout eu blanc. Je pensais qu'elles avaient un peu de ce que je cherchais et je me sentis un grand respect pour elles, mais ce n'était pas encore cela. J'avais toujours l'impression que tout ce que je voyais était devenu très laid et très sale.
J'étais continuellement plongée dans des pensées de ce genre et j'en oubliais le boire et le manger, en sorte que j'entendais souvent mes parents dire : " qu'a donc cette enfant ! qu'est-il arrivé à Anne Catherinette ?"
Souvent, dans mon enfance, je me plaignais à Dieu très familièrement de qu'il avait fait telle ou telle chose. Je ne pouvais pas comprendre comment Dieu avait pu laisser naître le péché, lui qui avait tout dans sa main ; surtout l'éternité des peines de l'enfer me paraissait d'une dureté incompréhensible. Mais alors je voyais des tableaux qui m'avertissaient et m'instruisaient si bien que je fus parfaitement convaincue que Dieu est infiniment bon et infiniment juste, et que, si j'avais voulu faire quelque chose selon mes idées, c'eût été bien misérable."
(p44 et sur le site http://livres-mystiques.com/partieTEXTES/CatherineEm/Vie/Volume1/Chapitre3.htm)

Dans l'innocence de l'enfance, Anne Catherinette pense trouver à l'église les réalités spirituelles de ses visions comme elle se les figurait. Pour nous il en est de même lorsqu'on ne distingue pas le sens spirituel des gestes et des paroles lors de la célébration de la messe.

 

Sa relation avec le saint Sacrement

"3. Ce fut dans sa douzième année qu'Anne Catherine fit sa première communion. Depuis le jour de son baptême, son âme se trouvait si fortement attirée vers le très saint Sacrement qu'elle éprouvait dans son voisinage un merveilleux sentiment de joie et de bonheur qui se communiquait même à son corps. Elle n'était jamais dans la maison de Dieu sans être accompagnée de son ange et sans voir, dans la manière dont celui-ci adorait le très saint Sacrement, le modèle du respect avec lequel l'homme mortel doit s'en approcher. Elle avait appris dans ses visions, et le Sauveur lui-même lui avait enseigné, quelle était la magnificence, la grandeur de ses mystères : cela lui avait inspiré un tel respect pour le sacerdoce de l'Eglise catholique, que rien sur la terre ne lui paraissait comparable en dignité et que, comme nous le verrons plus tard, il n'y avait aucune offense qu'elle se chargeât d'expier, par de plus terribles souffrances que les péchés des prêtres. S'agenouillait-elle devant l'autel, elle n'osait pas regarder d'un autre côté. Son cœur et ses yeux s'attachaient au très saint Sacrement et le silence du lieu saint correspondait au recueillement solennel de son âme. Elle parlait à Jésus dans le sacrement avec une ferveur pleine de confiance et lui chantait les jours de fête les hymnes de l'Eglise. Mais, comme elle ne pouvait s'arrêter dans les églises aussi longtemps qu'elle l'eût désiré, en faisant sa prière nocturne, elle se tournait comme involontairement vers le point de l'horizon où elle savait qu'était le tabernacle d'une église. " (p68-69 et sur le site http://livres-mystiques.com/partieTEXTES/CatherineEm/Vie/Volume1/Chapitre5.htm)

Anne Catherinette nous montre la valeur spirituelle du saint Sacrement qu'il n'est pas toujours facile de percevoir dans le tumulte de nos vies modernes.

 

Son attitude pour recevoir l'Eucharistie

"4. L'ardent amour qui enflammait son cœur l'avait poussée, dès ses premières années, à faire la communion spirituelle : mais quand vint le moment où elle eut à se préparer à la réception réelle de l'Eucharistie, elle ne crut jamais en pouvoir faire assez. La grandeur de son désir n'était égalée que par le soin avec lequel elle s'efforçait de rendre son âme digne de recevoir l'hôte céleste. Elle s'appliqua à repasser de nouveau dans sa mémoire tous les instants de sa vie, afin de paraître pure devant son Seigneur et son Dieu. Plus encore qu'à sa première confession, elle était pénétrée de la crainte de porter en elle une tache par suite d'une ignorance coupable et elle n'était pas peu tourmentée par la pensée qu'elle n'avait peut-être pas confessé ses fautes aussi sincèrement et aussi complètement que Dieu le voulait, car elle n'avait jamais cessé de se regarder comme la pire de tous les enfants et son humilité ne tolérait ni échappatoire ni excuse. Elle pria instamment son père et sa mère de lui venir en aide pour arriver à la parfaite connaissance de ses péchés ; elle leur disait 'Je ne veux pas de secret, pas de replis dans mon cœur. S'il venait à moi un ange dans lequel je verrais un repli, je ne pourrais m'empêcher de dire qu'il a part avec le mauvais esprit, lequel cherche à se cacher dans les recoins et les replis des cœurs.' Le jour de la communion, elle tint ses yeux fermés en allant à l'église, afin qu'aucun objet ne pût les frapper et troubler le recueillement de son esprit. Elle était si remplie du désir de se donner entièrement et parfaitement à Dieu et de consacrer à son service toutes les puissances de son âme et de son corps, qu'elle s'offrait sans cesse au Seigneur pour se sacrifier à sa gloire et au salut du prochain. Voici ce que rapporte Overberg à ce sujet 'Lors de sa première communion, Anne Catherine n'a pas demandé beaucoup de choses à Dieu : elle priait par dessus tout pour qu'il fît d'elle une enfant tout à fait bonne, qu'il la fît devenir telle qu'il la voulait. Elle se donna à Dieu tout entière et sans réserve.'" (p69-70 et sur le site http://livres-mystiques.com/partieTEXTES/CatherineEm/Vie/Volume1/Chapitre5.htm)

Anne Catherinette guide l'attitude qui est requise avant d'aller communier.

 

Son état spirituel pendant la messe

"12. « Elle assistait à la sainte messe avec une dévotion extrême. Quand le prêtre commençait les prières, elle se transportait en esprit sur la montagne des oliviers et y contemplait Jésus. Elle priait alors Dieu pour tous les hommes afin qu'il leur fit la grâce d'assister pieusement à la sainte messe ; pour le prêtre afin qu'il offrît le saint sacrifice de la manière la plus agréable à Dieu ; enfin pour que Jésus voulût bien jeter sur tous les assistants un regard miséricordieux comme il l'avait fait pour saint Pierre.

« Au Gloria, elle louait Dieu avec tous les anges, tous les saints, tous les pieux chrétiens existant sur la terre et rendait grâce au Sauveur de ce qu'il renouvelle tous les jours son sacrifice : elle le priait d'éclairer tous les hommes et de consoler les pauvres âmes du purgatoire.

« A l'Evangile, elle demandait à Dieu pour elle-même et pour tous les autres hommes, la grâce de bien pratiquer les enseignements évangéliques.

« A l'Offertoire, elle offrait à Dieu le pain et le vin avec le prêtre et priait pour qu'ils fussent changés au corps et au sang de Jésus-Christ : elle se disait aussi que le moment où le Sauveur allait venir était proche.

« Au Sanctus, elle priait afin que le monde entier s'unît à elle pour louer Dieu.

« A la Consécration, elle députait le Sauveur vers le père céleste, l'offrait pour le monde entier, spécialement pour la conversion des pécheurs, pour le soulagement des âmes du purgatoire, pour ceux qui se trouvaient à l'article de la mort, et pour ses sœurs les religieuses. Elle se représentait alors l'autel comme entouré d'anges qui n'osaient pas lever les yeux sur le Sauveur et se disait qu'il serait bien audacieux à elle de regarder l'autel et qu'elle ne devait pas se le permettre.

13. « Souvent elle voyait autour du Saint-Sacrement une lumière éblouissante, souvent aussi dans la sainte hostie une croix de couleur brune, ou d'une autre couleur, quoique jamais blanche. Si elle eût été blanche elle n'aurait pas pu la voir. La croix ne lui apparaissait pas plus grande que l'hostie, mais l'hostie était souvent alors plus grande que les hosties.

Depuis l'élévation du calice jusqu'à l'Agnus Dei, elle priait pour les âmes du purgatoire, présentait à Dieu le Christ sur la croix et demandait que celui-ci accomplit ce qu'elle-même ne pouvait pas faire. Souvent alors elle était tout-à-fait absente (hors d'elle-même), ce qui arrivait aussi quelquefois avant la consécration.

« A la communion, elle pensait à la mise au tombeau de Jésus-Christ et le priait d'ensevelir le vieil homme et de nous revoir de l'homme nouveau

Si pendant la sainte messe ou en tout autre moment, elle entendait le chant ou l'orgue, elle se disait : « Ah ! qu'il est beau de voir ainsi tout en parfait accord ! Les choses inanimées forment entre elles une aimable harmonie pourquoi les cœurs des hommes ne font-ils pas de même ! combien ce serait charmant !» Et alors elle ne pouvait s'empêcher de pleurer. " (p251-252 et sur le site http://livres-mystiques.com/partieTEXTES/CatherineEm/Vie/Volume1/Chapitre15.htm)

Anne Catherine nous montre comment il est possible de prier pendant la messe.

 

Sa foi en l'Eglise Catholique

"10. Ces dernières phrases se rapportaient aux divers entretiens dans lesquels Anne Catherine avait combattu les vues erronées du pèlerin et avait fait ressortir avec force la pureté et la complète vérité de la foi catholique. Encore dominé par le faux mysticisme d'après lequel il ne voyait dans l'Église 'qu'une communauté formée de tous les enfants de Dieu, sans distinction de confession extérieure,' il n'avait pas été médiocrement surpris lorsqu'Anne Catherine, dès les premiers jours de son séjour à Dulmen, l'entendant parler dans les termes les plus élogieux 'des frères séparés extérieurement, mais unis par l'esprit parce que tous appartiennent à l'Eglise universelle,' lui fit cette réponse grave et concluante :

« Il n'y a qu'une Eglise, l'Eglise catholique romaine ! Et, quand il ne resterait sur la terre qu'un seul catholique, celui-ci constituerait l'Eglise une, universelle, c'est-à-dire catholique, l'Eglise de Jésus-Christ, contre laquelle les portes de l'enfer ne prévaudront pas.» Et comme il objectait que pourtant tous ceux qui croient au Christ sont certainement enfants de Dieu, elle répondit : « Si Jésus-Christ dit que les enfants de Dieu doivent honorer et aimer Dieu comme leur père, il faut bien aussi qu'ils appellent leur mère la mère bien-aimée de Dieu et qu'ils aient le sentiment qu'elle est leur mère. Quant à celui qui ne voit pas cela, qui ne le fait pas et ne le pratique pas de lui-même sans autre explication, le Notre Père est pour lui une vaine formule et lui-même est loin d'être un enfant de Dieu.» Puis, revenant à l'Eglise ; elle continua

« La connaissance de la grandeur et de la magnificence de cette Eglise, dans laquelle les sacrements sont conservés avec toute leur vertu et leur sainteté inviolable, est malheureusement une chose rare de nos jours, même chez les prêtres. Et c'est parce que tant de prêtres ne savent plus ce qu'ils sont que tant de fidèles aussi ne savent plus ce qu'ils sont et ne comprennent plus le sens de cette parole, « appartenir à l'Eglise» . Afin que nul pouvoir humain ne pût détruire l'Eglise, Dieu a fait de la consécration sacerdotale un signe ineffaçable. Quand il n'y aurait sur la terre qu'un seul prêtre régulièrement ordonné, Jésus-Christ serait vivant dans son Eglise comme Dieu et homme au moyen du très-saint sacrement de l'autel ; quiconque, étant absous de ses péchés par le prêtre, reçoit ce sacrement, celui-là seul est véritablement uni à Dieu.»" (p528 et sur le site http://livres-mystiques.com/partieTEXTES/CatherineEm/Vie/Volume1/Chapitre34.htm)

Pour Anne Catherine une seule Eglise est légitime et garante des sacrements.

Anne Catherine est un modèle pour comprendre la valeur spirituelle de la messe et nous encourager à persévérer dans la foi.

 

 

Pour approfondir encore le sens des différentes étapes de la messe, voici le témoignage de la stigmatisée Catalina Rivas (Bolivie) : la Sainte Messe

http://www.temoins-amour-esperance.org/Francais/Messages_fichiers/Biographies/Catalina.htm

"Lorsque le jour suivant j'arrivai à l'Église avec un peu de retard, Monseigneur l'Archevêque et les prêtres étaient en train de pénétrer dans le choeur. A ce moment, la Sainte Vierge me dit d'une voix douce et suave qui radoucit l'âme :
« Aujourd'hui, pour toi, c'est un jour d'enseignement et je veux que tu fasses très attention, parce que, de ce dont tu vas être aujourd'hui le témoin, tout ce que tu vivras en ce jour, tu devras le donner en partage à l'humanité.»
"

http://www.michaeljournal.org/saintemesse.htm ou http://trinite.1.free.fr/MESSINDEX/lasaintemesse.pdf

 

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Gabriel von Max (1885)

" Et moi je suis morte, je ne suis qu'un esprit; autrement je ne pourrais voir ces choses, car elles n'existent pas maintenant, et cependant maintenant elles existent. Mais cela n'existe pas dans le temps; en Dieu il n'y a pas de temps, en Dieu tout est présent ; je suis morte, je suis un esprit. " (Anne Catherine Emmerich)