QUI ETAIT ANNE CATHERINE EMMERICH ?

La plus grande visionnaire de tous les temps

 

Comment ont été écrits les Evangiles ?

 

 

 

Alors que l'Ancien Testament forme un ouvrage qui rassemble une série de livres différents (Pentateuque, livres historiques, littérature de sagesse, prophètes), comment ne pas s'interroger sur le fait que pour la vie de Jésus-Christ il en existe quatre qui racontent "la même histoire."

Un seul Evangile n'était pas suffisant ?

L'Eglise a reconnu (canonisé) quatre Evangiles. Il en existe d'autres qualifiés "d'apocryphes" (douteux). Le sujet étant toujours la bonne nouvelle annoncée par Jésus-Christ, les ressemblances sont nombreuses. Néanmoins il y a beaucoup de différences, voire de divergences.

"Les Evangiles Synoptiques Matthieu, Marc et Luc :

Les Synoptiques sont trois évangiles dont le plan et les événements rapportés comportent de nombreuses similitudes. Il est ainsi possible d'établir une comparaison entre les relations qu'ils offrent d'un même récit.

Le mot "synoptique" vient du grec sunoptikos, qui signifie "que l'on peut saisir d'un seul regard". Les Evangiles selon Matthieu, Marc et Luc peuvent être présentés en parallèle comme une synopse, car ils contiennent de nombreux éléments semblables […] la majorité des spécialistes pensent que le texte de Marc fut le premier des Évangiles, et qu'il fut utilisé par Matthieu et Luc de diverses manières […] Cependant, les Évangiles de Matthieu et de Luc diffèrent parfois de celui de Marc. L'un de ces évangélistes aurait-il connu et utilisé le texte de l'autre ? Les Évangiles de Matthieu et de Luc contiennent eux aussi des éléments propres à chacun d'eux (comme les récits de la Nativité) ou qu'ils ont en commun (ils ont peut-être eu recours à une même source aujourd'hui perdue, appelée Q […]).

L'Evangile de Jean :

L'Evangile de Jean raconte le même récit que les Synoptiques, mais de manière différente et, en certains cas, plus détaillée. Ses discours, plus longs que ceux des trois premiers Evangiles, montrent la vérité rendue manifeste en Jésus et son importance pour le monde."
Bibliographie : "Le grand livre de la Bible" John Bowker Larousse-Bordas / Cerf 1999


"Il y a plusieurs hypothèses pour expliquer les divergences et les ressemblances entre les Evangiles canoniques."

1/ La "théorie des deux Evangiles" :

Matthieu aurait inspiré Marc et Luc. Marc se serait aussi inspiré de Luc en le simplifiant.


2/ La "théorie des deux Sources" (mise au point au XIXe siècle par l'Allemand Friedrich Schleiermacher) :

"Matthieu et Luc auraient tous deux utilisé comme point de départ la même source pour écrire, à savoir l'évangile de Marc, antérieur au leur, et un document surnommé Q (de l'allemand Quelle, source). Cette source Q - qui est une pure supposition, dans la mesure où on n'en a aucune trace - aurait regroupé les "logia" ou paroles de Jésus, dans lesquelles il aurait suffi aux deux évangélistes de puiser." (LE POINT NUMÉRO 1177)

"Il y a des gens qui disent que la théorie est trop simple. Il y a complexité." (Frans Neirynck - Corpus Christi)

3/ La "théorie des protos Evangiles" :

"Les Evangiles, tels que nous les connaissons, ne seraient que les étapes finales de plusieurs états antérieurs à chaque fois complétés en tenant compte, par exemple, des deux autres théories."

"Alors moi je crois que la rédaction Johannique est la première, la plus ancienne, et absolument indépendante des synoptiques […] Jean remonte à une documentation propre à lui. Alors ça fait deux sources indépendantes pour comprendre qui était Jésus, ce qu'il a fait […]
L'Evangile selon Jean, tel que nous le connaissons aujourd'hui serait donc le résultat de rédactions successives sans que l'on sache s'ils ont utilisé les Evangiles synoptiques. Quoi qu'il en soit Matthieu, Marc, Luc et Jean semblent tous faire référence à un même récit de la Passion." (Marie-Emile Boismard - Corpus Christi)

Plusieurs récits de la vie de Jésus-Christ semblent avoir circulés parmi les premières communautés chrétiennes. D'après certains exégètes, des rédacteurs auraient repris et complétés le travail de leurs prédécesseurs. Ceci permet de mieux comprendre la multiplication des Evangiles de Jésus-Christ. Néanmoins, tous n'ont donc pas été reconnus par l'Eglise naissante, ce sont les "apocryphes".

 

Que nous dévoile Anne Catherine Emmerich ?

Au fil des centaines de pages relatant ses visions, Anne Catherine Emmerich (1774-1824), mystique stigmatisée, dévoile en toute simplicité les évènements qui jalonnent la vie de Jésus-Christ et de ses contemporains. Elle décrit aussi des extraits de la vie de plusieurs Saints.

Parle-t-elle d'écrits antérieurs aux Evangiles que nous connaissons ?

[Au retour de leur voyage en Egypte, Jésus] leur enjoignit de ne dire à personne où ils l'avaient accompagné, ni ce qui s'était passé durant leur voyage, et il leur donna en partie les motifs de cette injonction [...] Alors Erémenzear le tirant par la manche de sa robe, lui demanda instamment de pouvoir écrire une relation de ce voyage; Jésus lui permit de le faire après sa mort, à condition de remettre à Jean ce qu'il aurait écrit. Je crois que cette relation existe encore, au moins en partie." (VNSJC III p60)

"Les apôtres lui firent plusieurs questions touchant le jour du sabbat; [Jésus] leur donna les explications qu'ils désiraient, et leur commanda de mettre par écrit ce qu'il avait annoncé touchant l'avenir de l'Eglise. C'est ce que fit Nathanaël, le fiancé de Cana, qui écrivait fort bien. Je m'étonnai qu'un simple disciple, et non saint Jean, fût choisi pour une aussi belle tâche."
(VNSJC III p82)

"Jésus enseigna avec une profondeur admirable [...] Comme les apôtres et les disciples ne comprenaient pas tout ce qu'il disait, Jésus leur ordonna de mettre sur-le-champ par écrit ce qu'ils n'entendraient pas. Je vis alors Jean, Jacques le Mineur et un autre placer devant eux des tablettes, et y noter quelque chose de temps en temps." (VNSJC III p106)

"Le matin, Jésus donna encore aux apôtres beaucoup d'enseignements, qu'ils ne comprirent pas tout à fait; il leur ordonna de les mettre par écrit, disant que, quand il leur aurait envoyé son Esprit, ils se les rappelleraient et les comprendraient tous. Je vis alors Jean et plusieurs autres prendre des notes." (VNSJC III P 111 )

Il est frappant de voir que Jésus avait à plusieurs reprises demandé aux disciples de mettre par écrit ses enseignements. Des notes furent prises sur des tablettes.

Il a donc existé des écrits du vivant de Jésus.


Notons aussi que la venue du Saint Esprit à la Pentecôte allait bouleverser leur compréhension des enseignements de Jésus. Ils se les rappelleraient.

 

 

 

Les quatre évangélistes

Voici une présentation des quatre évangélistes donc les écrits ont été canonisés.

L'une est moderne, extraite d'un article du Point n°1177. L'autre provient des visions d'Anne Catherine Emmerich.

MARC
8 AVRIL 1995 LE POINT NUMÉRO 1177
Marc, jeune compagnon de Paul, aurait ainsi écrit à Rome d'après le témoignage de Pierre, mais après la mort de ce dernier - que l'on situe en 64. La majorité des critiques de littérature situent sa rédaction avant la chute du temple de Jérusalem qui se produit en 69. Il prend la plume pour s'adresser à ces pagano-chrétiens auxquels il explique les usages juifs, et s'appuie, selon toute vraisemblance, sur une source araméenne, qu'il traduit en grec.
"Marc, qui fut l'un des premiers disciples de Jésus, était grand et agile; son front était chauve, mais il avait conservé derrière la tête une certaine quantité de cheveux qui venaient se terminer en pointe sur le sommet de la tête. Ses sourcis se rejoignaient au-dessus du nez, qui était droit et long. Ses yeux étaient vifs, ses joues maigres, son teint animé, sa barbe d'un blond cendré. Il se tenait fort droit et paraissait plus agé que Pierre [...] Marc accompagna souvent saint Pierre; il alla avec lui à Rome, et il n'a rien écrit dans son Évangile, que sous la direction de cet apôtre. Il avait été témoin d'une grande partie de ce qu'il raconte, mais il n'assista pas à la Passion [...] Je vis aussi saint Marc prêcher l'Evangile en Egypte [...] Je vis enfin qu'on jeta saint Marc en prison et qu'on l'étrangla avec une corde. Pendant son emprisonnement, je vis le Seigneur lui apparaître et lui offrir un petit pain sur une patène. Je vis aussi que plus tard on transporta son corps à Venise" (VNSJC III p542)
MATTHIEU
8 AVRIL 1995 LE POINT NUMÉRO 1177
A l'inverse, Matthieu, qui aurait écrit vers l'an 70 s'adresse avant tout à des chrétiens venus du judaïsme, car il fait une large place à la discussion avec le judaïsme rabbinique, et se préoccupe fortement de situer la vie de Jésus dans les prophéties de l'Ancien Testament ilest d'ailleurs très certainement juif lui-même, comme le prouve son style, marqué par de nombreux sémitismes.Du reste, selon les témoignages, Invérifiables, de Papias et d'Irénée de Lyon, deux grands auteurs des premiers siècles, Matthieu aurait d'abord écrit son évangile en hébreu.
" Matthieu avait l'âge de Pierre, et on aurait pu le prendre pour le père de son jeune frère Joseph Barsabé. C'était un homme robuste, aux os saillants; sa barbe était noire, ainsi que ses cheveux [...] Il avait reçu le baptême de Jean, et avait rempli ses fonctions avec la plus grande délicatesse [...] (B. III. 229-230)
Matthieu reçut le Sauveur et les siens avec beaucoup d'amour et d'humilité, et il leur lava les pieds: ses demi-frères l'embrassèrent cordialement. Il présenta à Jésus sa femme et ses quatre enfants." (Joël Magny, La parenté de Jésus pages 116-117)
LUC
8 AVRIL 1995 LE POINT NUMÉRO 1177
Luc, lui, auteur du troisième évangile, mais aussi des Actes des apôtres, qui sont une mine de renseignements, est d'origine Païenne, probablement syrienne. On le dit aussi collaborateur de Paul, qu'il semble avoir accompagné dans plusieurs voyages. Il aurait écrit les Actes entre 70 et 90, et son évangile après 80. C'est l'évangéliste à propos duquel circulent le plus de légendes fausses. Tantôt présenté comme compagnon du Christ a Emmaüs, comme médecin, ou encore comme peintre de la Vierge Marie (ce serait l'origine mythique de la première icône), il aurait été martyrisé en Grèce, à Patras, à l'âge de 84 ans. Comment savoir ?

"Saint Luc, dont les parents appartenaient à la classe moyenne et demeuraient devant Antioche, était vif, gai et gracieux. Il apprit à peindre en Grèce et étudia la médecine. Je ne l'ai jamais vu avec le Seigneur, lorsqu'il était sur la terre. Peu après le baptême de Jésus, il fut aussi baptisé par Jean et assista aux prédications du Précurseur. Il allait ordinairement d'un endroit à un autre pour exercer sa profession de médecin, et il n'avait que par intervalles des relations assez courtes avec les disciples. Il était très désireux de s'instruire, portait sur lui des rouleaux et prenait souvent des notes. Luc douta longtemps, et ce ne fut qu'à la rencontre d'Emmaüs que sa foi devint ferme et vive [...] Luc écrivit son Évangile sur la demande de saint Paul, et parce qu'il courait plusieurs récits pleins de faussetés sur la vie du Seigneur. Il l'écrivit vingt-cinq ans après l'Ascension, et en grande partie d'après des renseignements fournis par les témoins oculaires. Dès l'époque de la résurrection de Lazare, je l'ai vu visiter les lieux où le Seigneur avait fait des miracles, et s'informer des moindres circonstances. J'appris qu'aucun des évangélistes n'avait connu le travail des autres. Il me fut dit aussi que, s'ils avaient tout écrit, on aurait ajouté moins de foi à leurs récits, et que c'était pour éviter la prolixité qu'ils n'ont pas raconté plusieurs fois les miracles qui se sont répétés. Saint Luc, devenu évêque, fut martyrisé, si je ne me trompe, à Thèbes : il fut attaché à un palmier par le milieu du corps, et tué à coups de lance. Une lance lui ayant percé la poitrine, la partie supérieure du corps tomba en avant ; mais après l'avoir relevé et mieux attaché, on continua à le percer. Il fut enseveli en secret pendant la nuit. " (VNSJC III p542-543)

JEAN

8 AVRIL 1995 LE POINT NUMÉRO 1177
Quant à Jean auteur d'un évangile d'un genre complètement différent, très peu narratif mais très "théologique", il est bien difficile de savoir qui il est vraiment. C'est au point que certains critiques préfèrent parler de " cercle johannique " plutôt que d'un personnage précis. Quoi qu'il en soit il a écrit fort tard, environ vers l'an 100 ou 110. Jean lui-même est un des apôtres, " celui que Jésus aimait ", et un des intimes du Christ avec PIerre. Suivant une tradition, il aurait quitté Jérusalem en 49, pour aller s'établir à Ephèse en compagnie de la vierge Marie (c'est là, vraisemblablement, une légende), puis aurait été exilé dans l'île de Pathmos, où il aurait écrit l'Apocalypse. En fait, la critique moderne a revisité tout cela. Si le témoignage de l'apôtre Jean a bien servi de point de départ de l'évangile du même nom, il semble bien que des disciples de l'école johannique soient intervenus postérieurement sur le texte.En le comparant à ses trois prédécesseurs, Jean se distingue par des différences notables: le ministère de Jésus se déroule alternativement en Judée et en Galilée, sa durée de trois ans est accompagnée de trois pèlerinages à Jérusalem (contre un seul pour Marc, Matthieu et Luc, et sept miracles seulement son retenus. Il faut considérer l'évangile de Jean comme l'aboutissement d'un long processus théologique étalé dans le temps. En outre, concernant l'Apocalypse, il est fort possible que la tradition ait opéré une confusion entre Jean l'apôtre et Jean le presbytre - un autre Jean, qui, lui, serait le vrai auteur de l'Apocalypse.
"De son côté, Jean continuait à diriger les églises de l'Asie. Il vint plusieurs fois dans le pays de Cédar. C'est dans cette contrée, au milieu d'une solitude, que, trois ans avant sa mort, il écrivit son évangile. Pendant ce temps, ses disciples n'étaient point avec lui: ils venaient seulement lui apporter à manger. Je le vis écrire sous un arbre: la pluie tombait autour de lui, mais la place qu'il occupait demeurait sèche et le ciel restait serein au-dessus de sa tête [...] [Les évêques dans le pays des Chaldéens] le prièrent de mettre par écrit tout ce que le Seigneur avait fait au milieu d'eux, disant qu'ils lui raconteraient ce qu'ils en savaient. Mais il leur répondit qu'il avait déjà écrit la vie de Jésus, et qu'il y avait mis tout ce qu'il pouvait écrire sur la terre touchant sa divinité […] Il leur dit que Macaire et Caïus étaient libres de compléter ce qu'avait écrit à ce sujet Hermès [Erémenzéas], qui avait accompagné Jésus dans ce pays. J'appris que le travail de Macaire s'est perdu, mais celui de Caïus existe encore." (VNSJC III p554)

 

"J'appris qu'aucun des évangélistes n'avait connu le travail des autres."
Par cette simple affirmation, Anne Catherine Emmerich balaie toutes les théories proposées.

Comment peut-elle renverser toutes ces hypothèses de spécialistes ?

Peut-on trouver des pistes dans les Evangiles qui vont confirmer ce que dévoile Anne Catherine?

Luc 1 :1-4 (Osty)
"Puisque beaucoup ont entrepris de composer un récit des évènements qui se sont accomplis parmi nous, selon ce que nous ont transmis ceux qui, témoins oculaires dès le commencement, sont devenus ensuite serviteurs de la Parole, j'ai décidé, moi aussi, après m'être informé exactement de tout depuis le début, d'en écrire pour toi l'exposé suivi, excellent Théophile, pour que tu te rendes bien compte de la sûreté des enseignements que tu as reçus."

Luc , lui-même, résume tout dans ce texte d'introduction à son Evangile.

Il existait donc, au moment où Luc écrit (33+25 = an 58 environ), plusieurs récits sur Jésus. Tous ne devaient pas être fiables puisse-qu' Anne Catherine dit : " Luc écrivit son Évangile sur la demande de saint Paul, et parce qu'il courait plusieurs récits pleins de faussetés sur la vie du Seigneur "


Luc s'est informé "exactement de tout depuis le début". La traduction d' André Chouraqui est sensiblement différente "ayant tout scruté en remontant à la source" (La Bible, Desclée de Brouwer 1989). Il ne dit pas s'être servi de récits déjà existants, mais de témoignages de témoins directs (au même titre que d'autres récits existants).


Luc voulait que Théophile se "[rende] bien compte de la sûreté des enseignements qu['il avait] reçus". Ces enseignements étaient donc verbaux comme le confirment les premiers discours de Pierre après la Pentecôte (Actes des Apôtres 2 : et 3) , le discours d'Etienne (Actes des Apôtres 7 : ) ou les Epîtres de Paul (1Corinthiens 1 :5 et 1 :17).


L'évangélisation était verbale, inspirée par le Saint Esprit. Jésus accomplissait les prophéties de l'Ancien Testament concernant la venue du Messie. L'évangélisation trouvait donc ses racines et une référence cultuelle écrite dans l'Ancien Testament (1Corinthiens 1 :31).

Comment en être sûr ?

Le récit de la Passion du Christ est unanimement reconnu comme le point culminant des Evangiles. Un détail très concret permet de comparer tous ces Evangiles :

l'inscription du Titulus placé sur la croix.

 

 

Evangile (traduction Osty)

Titulus

Matthieu 27: 37 " Et on posa au-dessus de sa tête le motif de sa [condamnation] écrit ainsi : Celui-ci est Jésus, le roi des Juifs. "
Celui-ci est Jésus, le roi des Juifs
Marc 15 : 26 " Et l'inscription du motif de sa [condamnation] était rédigée ainsi : Le roi des Juifs. "
Le roi des Juifs
Luc 23 : 38 " Il y avait aussi une inscription au-dessus de lui : Le roi des Juifs est celui-ci. "
Le roi des Juifs est celui-ci
Jean 19 : 19-20 " Pilate avait aussi fait rédiger un écriteau, qu'il fit placer au-dessus de la croix. Il [y] était écrit : Jésus le Nazôréen, le roi des Juifs. Cet écriteau donc […] était écrit en hébreu, en latin, en grec. "
Jésus le Nazôréen, le roi des Juifs.
 
Autres sources apocryphes (douteuses)
Evangile apocryphe de Pierre 11 (France Quéré) " Lorsqu'ils avaient dressé la croix, ils y avaient inscrit : Celui-ci est le roi d'Israël. "
Celui-ci est le roi d'Israël
Evangile apocryphe Actes de Pilate 10 : 1 (France Quéré) " Après la sentence, ordre avait été donné de porter sur un écriteau en lettres grecques, romaines et hébraïques le motif de sa condamnation, tel que les Juifs l'avaient énoncé : Celui-ci est le roi des Juifs. "
Celui-ci est le roi des Juifs
 
Anne Catherine Emmerich
" Le jugement, dont on fit plusieurs copies, fut envoyé en différents lieux. Ensuite Pilate écrivit l'inscription de la croix en trois lignes sur une tablette de couleur foncée. Les princes des prêtres étaient peu satisfaits de la rédaction du jugement; ils s'élevèrent aussi contre l'inscription de la croix, et dirent à Pilate : 'N'écrivez point roi des Juifs ; mais qu'il s'est dit le roi des Juifs.' "
(trois lignes sur une tablette de couleur foncée)

 

A PROPOS DU TITULUS

"Rédacteurs d'un ancien mémorial de la ville de Rome, des témoins, contemporains du fait, racontent comment le titre de la Croix fut retrouvé:

"Le ler février 1492, Mgr P. Gonsalvi de Mendosa, cardinal de Sainte-Croix, faisait réparer et blanchir son église (Sainte-Croix de Jérusalem à Rome). Lorsque les ouvriers atteignirent le sommet de l'arc, au milieu de la basilique, près du toit, ils découvrirent une niche dans laquelle se trouvait une boîte de plomb de deux palmes, bien close, et au-dessus une plaque... où étaient gravés ces mots: Hic est titulus verae crucis. On trouva dans cette boîte une planchette d'une palme et demie de long, rongée d'un côté par le temps, et portant, en caractères gravés en creux et colorés de rouge, l'inscription suivante: Jesus Nazarenus, rex Judaeorum... La première ligne était écrite en caractères latins, la seconde en caractères grecs et la troisième en caractères hébreux..."." (Le crucifix dans l'art, Pierre Saurat, Editions Téqui 2001)

Position de la relique dans le titulus original

Relique du titulus

 

 

Aucun n'est exactement identique ! C'est stupéfiant !

Comment imaginer que des évangélistes qui auraient recopié leurs récits mutuellement n'auraient pas été en mesure de faire l'unanimité sur l'inscription de la croix ? La Passion était immanquablement présente dans les textes les plus primitifs du christianisme.

La raison en est fort simple. Les textes des Evangiles n'ont jamais été écrit les uns à partir des autres. L'évangélisation étant verbale, elle a du développer une tradition orale qui a conservé, parmi les premières communautés chrétiennes, la mémoire d'un Evangile essentiel. Il s'est enrichi, localement, au fur et à mesure, d'anecdotes particulières rapportées par un disciple qui avait connu Jésus. Ce qui importait était le sens de l'enseignement du Christ. Les chrétiens devaient transmettre la foi en Jésus-Christ, le "témoignage de Dieu". Les détails passaient au second plan. La mémoire avait ses limites.

Selon la tradition, Jean est le seul évangéliste présent au pied de la croix avec la Vierge Marie. Il est le seul (avec l'auteur des "Actes de Pilate", Ananias, d'après un texte hébreu de Nicodème, présent aussi au calvaire) à donner un détail important : l'écriteau était écrit en trois langues. Son témoignage est le plus fiable. Anne Catherine confirme la présence de trois lignes pour l'inscription. Un fragment retrouvé du Titulus confirmerait la présence d'une partie du texte dans les trois langues ; trois lignes superposées lisibles à la manière hébraïque de droite à gauche.

Faut-il rejeter les Evangiles à cause de leur incohérence ?

Bien au contraire. La narratrice de "Corpus Christi" résume de manière limpide pourquoi : "Ces anomalies, ces incohérences à l'intérieur de chaque texte ne renverraient-elles pas aux sources même des Evangiles ? Sinon pourquoi aurait-elles survécues. Pourquoi les textes des Evangiles n'auraient pas été harmonisés ? "
Aucun évangéliste "n'a copié sur son voisin". Par la suite, aucun ecclésiastique n'a remanié les Evangiles pour en supprimer les différences.

Les textes sont restés ceux d'origine. Ils sont fiables !


Quant aux différences, le journaliste du Point résume bien le propos :
" Nous n'en savons pas beaucoup plus sur la naissance des évangiles, dont le plus ancien fragment en notre possession est le papyrus Ryland, copie du texte de Jean datée de l'an 125 [...] Au total, dira-t-on, tout ce qui vient d'être décrit n'est guère propice à la crédibilité des évangiles. C'est vrai, si l'on veut à tout prix y voir une "biographie" de Jésus. Mais ce n'est absolument pas le but recherché par les évangélistes: il s'agit de textes de foi qui ne cherchent pas à faire le portrait "historique" d'un homme. Dans ce sens-là, ils restent non seulement crédibles, mais parfaitement admirables dans leur construction et leur complémentarité. " (LE POINT NUMÉRO 1177)

Des textes de foi; d'accord ! Mais pourquoi tant de différences ?

 

Les Evangiles ; comment et pourquoi des différences ?

Laissons à Anne Catherine Emmerich le soin de répondre à cette question.

"Les enseignements fréquemment répétés par Jésus se trouvent résumés dans l'Evangile, mais souvent les faits qui en ont été l'occasion sont intervertis. Souvent aussi des enseignements que Jésus a donnés en des lieux et des temps différents, comme par exemple, des discours tenus contre les pharisiens pendant divers repas, sont rapportés à propos d'un seul de ces repas, surtout quand ils se sont succédé à des époques très rapprochées. Comme les objections des pharisiens étaient toujours les mêmes, les réponses du Seigneur étaient à peu près identiques. C'est ce que l'Église pratique dans ses catéchismes. Jésus enseignait généralement avec les mêmes paroles, et quand les circonstances étaient les mêmes, il n'y changeait rien, afin de mieux instruire ses disciples, qui étaient des hommes simples. II s'en tenait à sa première parole, comme le fait toujours la vérité.


L'Évangile, qui n'est qu'un très court abrégé, ne mentionne qu'une fois des discours et des miracles fréquemment reproduits; c'est pourquoi il m'est souvent impossible de retrouver exactement dans ce que je vois et entends, les récits de l'Évangile, qui parfois rapproche des événements séparés par de grands intervalles de temps et de lieu. Saint Luc, qui ne fit que mettre par écrit ce qu'il avait entendu raconter, est le plus inexact, quant à la suite des événements. Jean observe généralement la chronologie, mais il présente de grandes lacunes. Lorsque l'Évangile dit "pendant que telle chose se passait, telle chose arriva" ; cela ne veut pas dire que les deux faits étaient simultanés, mais seulement qu'ils se rapportent à peu près à la même époque." (VNSJC II p508)

"L'Évangile, qui n'est qu'un très court abrégé, ne mentionne qu'une fois des discours et des miracles fréquemment reproduits". Les Evangiles sont bien des témoignages de foi, des supports d'enseignement, de catéchèse. Ils ne sont pas le récit exacte de la vie de Jésus.

Saint Jean nous le rappelle: "Il y a encore beaucoup d'autres choses que Jésus a faites; si on les écrivait une à une, le monde lui-même, je crois, ne saurait contenir les livres qu'on en écrirait." (Jean 21:25, Osty)

Dieu a permis à Anne Catherine Emmerich, par la plume de Clémens Brentano, de faire le récit détaillé de la vie de Jésus. Ce récit n'a que rarement de vertus catéchétiques contrairement aux Evangiles. Par-contre, il permet au lecteur de se plonger pleinement dans le contexte historique de l'époque et d'éviter une multitude d'erreurs d'interprétations qui ont encore malheureusement cours aujourd'hui.

 

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" Et moi je suis morte, je ne suis qu'un esprit; autrement je ne pourrais voir ces choses, car elles n'existent pas maintenant, et cependant maintenant elles existent. Mais cela n'existe pas dans le temps; en Dieu il n'y a pas de temps, en Dieu tout est présent ; je suis morte, je suis un esprit. " (Anne Catherine Emmerich)

 

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